‹ Le trésor du prêtreChapitre 75 sur 311 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

employer la première formule qu'on trouve dans le Missel » on se sert de la seconde, pour bénir les nappes d'autel ; de la dernière, pour bénir les corporaux et les pales. Les purificatoires, les bourses des corporaux, les voiles des calices, les chapes, les surplis, les rochets et les manuterges pour le lavabo n'ont pas besoin de bénédiction. Mais il faut se rappeler que, pour les bénédictions dont nous parlons, une permission spéciale est nécessaire. Voyez à la page 332 du premier voiume.

90 Toutes ces bénédictions commencent par ces mots : Adjutorium, etc., et on les termine en aspergeant d'eau bérite, en forme de croix, la chose qu'on a bénite.

10o Quand on nous demande de bénir un objet, pour la bénédiction duquel le Rituel n'a pas de formule spéciale, il suffit de faire sur cet objet le signe de la croix, en disant : In nomme Patris, et F Mi, et Spiritus Sancti; et on l'asperge d'eau bénite (13 août 1854).

On trouvera dans notre Manne du Prêtre, r^n-seulement les Bénédictions dont on a le plus souvent besoin, mais encore un certain nombre d'autres, récemment approuvées par le Saint-Siège, et que beaucoup d'exemplaires du Rituel ne renferment pas encore.

Celui qui veut se rendre compte des grands avantages spirituels et temporels de toutes ces bénédictions, n'a qu'a méditer les formules dont se sert la sainte Eglise, et à refléchir sur les effets merveilleux de l'eau bénite, dont sainte Thérèse fit tant de fois l'expérience, et dont elle parle au Chapitre trente-et-unième de sa vie.

Culte des saintes Reliques.

Après le Saint-Sacrement, il n'y a rien qui mérite autant notre vénération, rien qui soit plus digne d'un culte spécial que les reliques et les images des saints. C'est pour cela que la sacrée Congrégation des Rites s'est occupée souvent d'un si important sujet. Voyons ses principaux décrets.

Liqnum micis. Voilà la plus insigne de toutes les reliques; les plus grands privilèges y sont attachés. Le prêtre

arrivant à l'autel où elle est exposée, en le quittais*, en passant devant, pour aller d'un côté de l'autel à l'autre, comme il arrive pour l'encensement, doit plier le genou jusqu'à terre (23 mai 1835). — Une demi génuûexion ne suffit pas (7 mai 1646). — Tous, même les chanoines, doivent faire la génuflexion en passant devant [45 septembre 1736).

On peut la porter en procession sous un baldaquin, et alors tout le monde l'accompagne la tète découverte (1er décembre 1 657). — Cependant, il n'est pas nécessaire qu'on se tienne au chœur sans barrette ; on ne l'encense pas non plus à genoux, mais debout (16 septembre 1736). — Même le Vendredi-Saint [23 décembre 1737 — 18 février 1843). Mais on l'encense triplici ductu. Le culte qui Jui est dû étant différent, on ne doit pas le confondre avec celui qu'il faut rendre aux reliques des saints (17 mai 1826 — 22 février 1847).

On doit rendre un culte semblable aux saintes Epines (12 juillet 1804\ —Et aux autres instruments delà Passion, sanctifiés parle contact immédiat du corps de iésus-Christ : ainsi, on peut également les porter en procession sous un dais (17 mai 1826) — avec deux thuriféraires qui les encensent 26 avril 1752,.

Après l'exposition ou la procession de la vraie croix, on doit donner la bénédiction avec cette relique, avant de la retirer (15 septembre 1736). — Et alors on la donnera avec le voile numéral, de façon à avoir les mains enveloppées dans ses plis et ainsi couvertes (16 septembre 1841). — Mais on nepeut pas dire Benedicat vos omnipotens Deus (23 mai 1835).

Autres reliques. Il n'y a pas d'obligation de donner la bénédiction avec les autres reliques; mais cela est permis (21 juin 4683. — Et alors, on la donnera toujours la tête découverte, quand bien même ce serait Tévèque qui la donnerait (23 septembre 1837). — Sous aucun prétexte, il n'est permis de mettre dans l'eau les reliques de la vraie Croix ou des saints, pour obtenir de la pluie, (19 janvier 1619), — 11 septembre 1769). — Ni d'exposer les reliques dont aucun document ne constate l'authenticité, et dont on ne peut affirmer avec des preuves à l'appui, que le culte remonte à une époque antérieure au Concile de Trente (21 juillet 1696 . — On nepeut pas non plus les exposer, sans que deux cierges brûlent devant elles, tout le temps de l'exposition (22 jan-

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