‹ Le trésor du Sancta SanctorumChapitre 14 sur 48 · Legenda aurea, éd. Graesse (1890), p · texte numérisé non relu

Legenda aurea, éd. Graesse (1890), p

4 . Marangoni, p. 73 et 25 o; N. Maniacutius. De sacra imagine SS. Salvatoris... (Rome, 1709), p. 21 (cap. x).

o. Venise, 1616, in-fol., fol. xvm verso, col. 1.

MONUMENTS ET MÉMOIRES

esse Romæ in capella Lateranensi, quæ dicitur Sancta Sanctorum. »

A la même époque, sainte Brigitte (morte en i 373 ) faisait à ce sujet, dans ses Revelation.es ( 1 . VI, c. 112 1 ), une déclaration d’authenticité devenue célèbre, que rappellent à l’envi un grand nombre d’auteurs, notamment Marangoni, Piazza et Moroni.

Au xv® siècle, Nicolas Signorili, dans sa liste des reliques du Latran 2 , donne la mention erronée « crux de auro, in cujus medio est clavns [D. N. J. C.] — (II faut évidemment corriger clavus en umbilicus ou preputium) — et unus calix cum patena, qui inibi miraculose repertus extitit, ac caput beate Agnetis cum carne et capillis » .

Depuis lors plusieurs théologiens s’en sont occupés, et la plupart se sont ralliés à l’opinion d’innocent III. D’autres ont insisté sur la difficulté créée par la présence de plusieurs reliques de la Circoncision, ce qui peut s’expliquer cependant par les divisions et les confusions entre celles-ci et leurs enveloppes ou sachets.

Le célèbre cardinal François Tolet (mort en 1596) raconta le premier une anecdote, souvent reproduite depuis, sur le vol du Prépuce par un soldat protestant du connétable de Bourbon, lors du sac de Rome en 1527 3 . Ce soldat finit, dit-on, par révéler le lieu où il l’avait cachée. Madeleine Strozzi, fille du seigneur du pays (Anguillara), la fît rechercher, et l’ayant trouvée ouvrit l’écrin qui la contenait, devant Lucrèce des Ursins et sa fille Clarisse, âgée de huit ans. Cette dernière fut seule jugée digne de délier le petit sac, d’où s’échappait une excellente odeur de baume. La relique fut remise à l’église de Calcata (près de Viterbe).

Cette anecdote paraît être ou une pure invention ou le résultat dune confusion. Les détails ne semblent guère se rapporter à la croix d’or gemmée qui a été certainement le reliquaire du Prépuce. Peut-être s’agit-il de la « Circoncision », mentionnée parmi les

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