É. Molinier, L’orfèvrerie y p. 80, fig. 5 o
7 . Venturi, Storiadell' arte italiana , II, p. 177, fig. 1 46 .
MONUMENTS ET MÉMOIRES
La croix d’or gemmée est donc, peut-être, un des rares spécimens des productions de l art de l’orfèvrerie en Gaule, à la fin du vm siècle.
Coffrets de métal.
Coffret d'argent rectangulaire de la croix d’ émail (pl. VII). — Ce coffret d’argent, avec traces de dorure sur les reliefs, affecte la forme d’un rectangle de o m ,3o de longueur sur o m , 197 de largeur. Son poids est d’environ un kilogramme et demi. Il est formé d une seule pièce de métal, coupée sur le patron d’un rectangle, dont on a incisé les coins à angle droit. Les bords de cette plaque d’argent ont été ensuite relevés pour former les quatre parois, hautes de o m ,o6 en moyenne. Si l’on examine de face ces parois, on observe que l’extrémité gauche de chacune est repliée d’un centimètre sur la paroi voisine, à laquelle elle est soudée et en même temps rivée, dans le haut, à l’aide d’un petit clou. Les angles ainsi formés sont ornés de traits parallèles en spirale imitant une cordelette. Les bords supérieurs de ces trois parois sont repliés de manière à former une étroite gouttière, destinée à recevoir le couvercle à glissière.
Les parois sont ornées de scènes au repoussé et ciselées, imitées visiblement de celles de la croix d’émail. Il n’est pas jusqu’aux erreurs de proportions qui n’aient été copiées : ainsi la dimension exagérée des têtes des personnages. Sur les grands côtés sont représentées, d’une part, l’Annonciation, la Visitation et la Nativité, de l’autre, l’Adoration des mages et la Présentation au Temple. Sur les petits côtés : devant, l’agneau avec le nimbe crucifère, au milieu des symboles des quatre évangélistes également nimbés ; à l’arrière, un berger et les rois mages guidés par l’étoile 1 .
\ . Cette scène rappelle un peu celle d’une des parois du coffret de Saint-Nazaire de Milan (v* siècle). Cf. F. de Mély, Le coffret de Saint-Nazaire de Milan, dans les Monuments Piot , t. VII, 1900 , p. 65 et suiv., pl. IX.
Le costume des personnages est très semblable à celui que l’on voit sur la croix d’émail. La Vierge, par exemple, est coiffée d’un voile plié exactement de la même façon. Le trône sur lequel elle est assise, un coussin placé sur une base peu élevée, avec un dossier orné de deux boules, est à peu près identique.
L’Annonciation est interprétée de même. L’ange est à gauche, debout, faisant un pas en avant, le bras droit étendu et deux doigts de la main joints, comme pour bénir la Vierge assise en face sur un trône. Il est séparé d’elle par une fleur ronde à pétales réguliers, sur une haute tige ondulante, et par un récipient ovale, à base étroite, où retombe un fil que la Vierge déroule d’une quenouille avec la main gauche, tandis que, de sa main droite relevée, elle fait un geste de surprise et d’effroi. Pour meubler la scène, le ciseleur a ajouté un personnage féminin excessivement grêle debout derrière la Vierge. Il a peut-être voulu représenter sainte Anne. Une autre originalité de ces scènes consiste dans les motifs d’architecture à colonnes cannelées en spirale, avec des chapiteaux à crochets imitant l’acanthe, dans le genre de ceux de la reliure de l’Evangéliaire de Drogon (Bibl. nat., ms. lat. 9^28), qui décorent les fonds : portes en plein cintre ou à linteau horizontal, vues de face ou en perspective, murs ornés de traits parallèles, de pointillés ou de cercles. — La Visitation diffère un peu de celle de la croix d’émail : le ciseleur a représenté les deux femmes dans les bras l’une de l’autre, se donnant l’accolade, et, derrière la Vierge, une énigmatique personne tenant une aiguière, qui présente une grande analogie d’attitude et d’aspect avec celle dont nous venons de signaler la présence dans la scène de l’Annonciation. — La Nativité a été, au contraire, simplifiée: le ciseleur a supprimé le personnage qui apporte des parfums à l’enfant dans son bain. En outre, le Christ dans la crèche n’est pas nimbé, tandis qu’il l’est dans le bain. C’est précisément l’inverse sur l’émail. Enfin saint Joseph est muni du pedum des bergers.
vSur l’autre côté de la boîte, sont les rois mages, vêtus de tuniques
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courtes, avec des manteaux flottants sur les épaules, comme ceux de la pyxide du musée de Rouen 1 . Ils sont coiffés de bonnets phrygiens et portent des présents sur des draperies. Le ciseleur les a placés les uns derrière les autres, au lieu de les grouper*. La Présentation au Temple n’est pas très bien interprétée. La Vierge est figurée assise, tenant l’enfant sur ses genoux. Derrière elle, un personnage debout, les mains voilées. Devant, le vieillard Siméon, transformé en saint nimbé, n’ayant presque plus rien de son type traditionnel, s’avance d’un pas rapide et semble présenter une draperie à l’enfant. Dans le haut, on aperçoit une étoile. Sur le fond, se détachent des colonnes cannelées en spirale 3 , à chapiteaux corinthiens, avec des rudiments de constructions et une porte en plein cintre. Les proportions des personnages sont disgracieuses. Les corps ramassés, les membres grêles, les yeux trop grands, faits de lignes parallèles, dénotent un art assez peu raffiné. Il faut reconnaître cependant que les rois mages et Siméon ont un réel mouvement, et que les draperies, malgré leurs plis conventionnels au simple trait, ne sont pas d’une trop mauvaise facture.
L’un des petits côtés est orné d’une composition originale : les rois mages cheminent, le bras droit tendu vers l’étoile, que leur montre un berger appuyé sur son pedum. Derrière le berger, sont trois brebis avec des queues très fournies et la patte gauche ployée, rappelant celles des mosaïques des églises Sainte-Praxède, Saint- Marc et Sainte-Cécile, à Rome 4 . Cette paroi est munie d’un anneau.
L’autre petit côté offre l’image de l’agneau pascal, sur une éminence, tourné vers la droite, et environné des symboles des quatre
1. K. Molinier, Les ivoires, p. 56. Il faut aussi rapprocher de rAdoralion des mages du coffret celle qui est figurée sur la pyxide d’ivoire de Florence : il existe entre ces deux scènes une très sensible analogie. Cf. Venturi, Storia dell' arle italiana, t. I, p. 44i, fig. 4oi.
2. On trouve cette scène, traitée d’une manière très voisine, sur une pyxide d’ivoire du Museo nazionale de Florence. Cf. Venturi, Storia de IV ar te italiana , t. I, p. 44 1 , fig. 4oi.
3. Des colonnes de ce genre sc rencontrent sculptées sur les diptyques du musée de Brescia et du trésor de Monza (É. Molinier, Les ivoires, p. 44 et 46).
4. Venturi, Storia dell' ar te italiana , t. II, fig. 192 - 194 . On peut aussi y comparer les agneaux de la chapelle sépulcrale de G alla Placidia à Ravenne, etc.
évangélistes. En face de l'agneau est lange qui, les cheveux séparés au milieu et vêtu d’une tunique, paraît à mi-corps, sortant d’un nuage. Il tient un gros livre à deux fermoirs, avec reliure décorée de quatre cabochons et d’un motif central rectangulaire. A droite de l’ange est l’aigle, dans la même attitude. A gauche de l’agneau, sont le lion et le bœuf tenant des livres semblables. Les ailes sont petites et complètement déployées, les extrémités dirigées vers le haut. Quoique ces animaux, le lion particulièrement, soient très grossièrement exécutés, l’ensemble est néanmoins satisfaisant. Évidemment le ciseleur s’est inspiré d’un modèle excellent, peut-être d’une mosaïque. Ce qui donnerait à le penser c’est le double trait du nimbe, ainsi que les nombreuses hachures sur le corps des animaux et les ailes.
Le couvercle à glissière, d’une seule pièce, est plat, avec un renflement à l'une des extrémités et une pliure transversale au bout, permettant de le saisir. Deux petits anneaux mobiles placés dans l’axe, en haut et en bas, donnent la facilité de le faire glisser, soit pour le fermer, soit pour l’ouvrir, en maintenant la boîte à l’aide d'un autre anneau fixé sur la partie postérieure. Il est orné de personnages, au repoussé et ciselés, de plus grandes dimensions que ceux qui sont représentés sur les faces latérales.
Au milieu est figuré le Christ, assis sur un trône, entre saint Pierre et saint Paul, l’un tenant les clefs, l’autre un livre. Au-dessus, dans deux médaillons formés chacun d’un cerêle en relief, orné de points creux entourés de pointillé, sont les bustes de deux anges nimbés, aux cheveux longs partagés en bandeaux, vêtus de tuniques, et tenant la baguette des hérauts terminée par deux boules superpo-^ sées, distantes l’une de l’autre 1 . Ces anges rappellent ceux de la coupe byzantine en argent de la collection Stroganoff, mais ils sont d’une exécution moins soignée.
Le Christ porte un nimbe crucifère, consistant en un pointillé
1. Les baguettes tenues par les anges sont plus généralement terminées par des trèfles. Voy. Cahier, Caractéristiques des saints , au mot Anges.
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entre deux cercles en creux, avec une croix pattée. Son front est bas, son nez très long; ses paupières sont figurées par quatre traits courbes en creux et un point au milieu. Les cheveux soigneusement lissés sont séparés au sommet de la tête ; la barbe est taillée en rond, avec un bourrelet tout autour, en forme de collier. 11 est vêtu d’une tunique angusticlave et d’un pallium llottant. De la main droite il bénit à la mode grecque (l’index et le médius joints) ; l’autre main est appuyée sur un gros livre, à deux fermoirs, qu’il tient dressé sur son genou gauche. La reliure de ce livre est ornée d’un encadrement de points, et, au centre, d’un carré entre quatre feuilles ou cœurs, disposés dans les coins.
Les plis des vêtements sont souvent interprétés par des traits doubles. Sur les pieds, des lignes parallèles indiquent les courroies des sandales.
Le trône est des plus simples. Très bas, il a le siège recouvert d’un coussin, et offre sur le devant une sorte de marche ou de tabouret assez élevé, à trois pieds, orné sur la frise d’un rectangle entre deux ellipses, le tout inscrit dans un pointillé. Au-dessous, sont les quatre fleuves du Paradis, figurés par quatre virgules très grosses et ondulées, avec les pointes tournées à l'extérieur, et placées symétriquement deux par deux, de chaque côté d’une fleur ronde à pétales, sur haute tige, qui les sépare 1 .
Saint Pierre, dont le nimbe est cerclé de points, tient de la main droite deux clefs, dans lesquelles on reconnaît nettement le monogramme de Pelrus. Sa main gauche ouverte, le pouce en haut, est tournée vers le Christ. Sa tonsure très spéciale est celle qu’on appelle de son nom lonsura S. Pétri ou encore tonsura scotica, à cause de son origine irlandaise. Les cheveux sont complètement rasés sur le haut de la tête ; il n’en reste qu’une couronne sur le front, allant d’une oreille à l’autre, et une touffe sur l’occiput.
1. Une représentation toute semblable des quatre fleuves du Paradis existe sur la coupe byzantine en argent de la collection StroganofF que De Rossi datait du vu'* siècle, \o\. Linas, Les origines de l'orfèvrerie cloisonnée , p. II, p. 36/|.
LE TRÉSOR DU SANC.TA SANCTORl'M
Saint Paul, caractérisé par sa barbe en pointe et un front très découvert, porte un nimbe semblable. 11 tient, dans son bras gauche, un livre à peu près identique à celui du Christ.
Saint Pierre et saint Paul sont chacun au-dessus d'une sorte de monticule indiqué par un demi-cercle.
La date de ce coffret est difficile à déterminer d’une façon précise. Il est assurément postérieur à la croix d’émail, c’est-à-dire au \T siècle. Faut-il l’identifier avec celui dans lequel le pape Serge I er retrouva la croix que nous considérons comme la croix demail elle-même? C’est une question qu’il est très délicat de trancher, car, entre l’argenterie du vn c siècle et celle du vin' ou du ix'\ il n’existe pas de différences bien appréciables. Néanmoins on ne peut s’empêcher d’être frappé du caractère nettement carolingien du couvercle que nous venons de décrire. Le type de saint Pierre surtout, avec cette tonsure scotique, dont la mode semble avoir été apportée de Grande-Bretagne par des moines irlandais et anglo-saxons, nous paraît être un excellent élément pour la fixation de la date. C’est la même tonsure que portent les moines de Marmoutier dans la miniature du début de la Bible de Charles le Chauve 1 . Ce saint Pierre ressemble beaucoup à celui d’un ivoire carolingien de la collection Stroganoff, où M. Hermanin a cru voir, par suite d’une confusion évidente, une représentation du Christ 2 . De plus, les clefs qu’il tient forment le monogramme du nom Petrus. Cet usage de la clef monogrammatique est encore carolingien. Nous le relevons notamment dans les miniatures delà Bible de Charles le Chauve* et d’un sacramentaire carolingien de la seconde moitié du ix c siècle, le ms. latin i \^\ de la Bibliothèque nationale (fol. 5 verso), et on connaît le monogramme des clefs remises parle Christ à saint Pierre, sur le tympan antérieur du ciborium de Saint-x\mbroise de Milan, que l’on a daté du ix p siècle 3 .
1 . Cette tonsure scotique de saint Pierre se rencontre cependant sur une reliure d'ivoire delà cathédrale de Rouen, qu'Emilc Molinier datait du x* ou du vi r siècle (K. Molinier, Les ivoires , p. 53 ).
2 . F. Hermanin, Alcuni avori del/a collezionc Stroganoff (L'Artc, 1898, p. f\„ (ig. /|\)
3 . Venturi, Storia delL arte italiana, t. II, p. 53 g, fig. 379; E. Rertaux, L'art dans 11 talie méridionale (Paris, 190/1), pp. 'jtf\ 7 et /|Oi.
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Il n’est pas jusqu’au nimbe perlé 1 et au type des anges, à grosses têtes allongées, qui ne reportent à l’époque carolingienne. J’inclinerais donc «à considérer au moins le couvercle du coffret comme étant de cette époque.
Alors se pose la question de savoir si le coffret est tout entier de la même date. Les scènes des parois sont beaucoup plus petites que la composition décorant le couvercle : c’est de là, peut-être, que provient la différence apparente de style. Cependant la torsade qui orne les quatre côtés du coffret , ne se retrouve pas sur le couvercle, dont l’encadrement très particulier consiste en un rang de perles. De plus, nous y trouvons l'agneau nimbé-, et l’on sait que le pape Serge i rr favorisa le culte de Dieu sous le symbole de l’agneau, contrairement aux Grecs qui l’avaient condamné au concile in Trullo de 692. De même, nous avons attiré l’attention sur le mouvement qu’il y a dans l’Adoration des mages ou la Présentation au Temple. Ce mouvement, un peu exagéré même, n’est pas sans analogie avec celui qu’on remarque dans certains bas-reliefs syriaques du vn c siècle 3 . Les petits personnages offrent une certaine ressemblance avec ceux des parois de la capsella de Brivio (Musée du Louvre). Enfin les colonnes cannelées en spirale se retrouvent sur des ivoires du vf et du vif siècle. On pourrait donc considérer le couvercle comme postérieur au coffret, en expliquant les similitudes de détail qu’on relève (mêmes ornements sur les reliures des livres des quatre évangélistes et sur celles des livres du Christ et des apôtres, costumes du même genre, types d’anges très voisins, même fleur, etc.) par limitation des côtés que l’auteur du couvercle aurait été amené à faire. Le coffret lui-même serait donc, à l’extrême rigueur, identifiable avec celui que retrouva Serge 1" ; mais le couvercle doit être postérieur au vif siècle, et très probablement de la fin du vnf ou du début du ix c .
Coffret cruciforme d'argent doré , renfermant la croix de la Circoncision
1 . (If. Bibl. nat., ms. lat. 11/41, fol. 6 ; Evangéliairc de la Bibliothèque de Cambrai, n° 327.
2 . Par exemple le coffret StroganofT (L’A rie, année 1898, p. 1).
(pl. IX). — Ce coffret mesure o ,n ,294 de long sur o“,25 de large, et o m ,io de haut. La largeur moyenne de chaque branche varie de o m ,o85 à o m ,09. L épaisseur des plaques d’argent, qui sont soudées entre elles, est de o m ,ooi5. Son poids est d’environ deux kilogrammes. Sur toutes les faces latérales et sur le couvercle sont des scènes au repoussé et ciselées : on voit encore intérieurement les traces du ciseau. Ce coffret présente quelques rapports avec les cassettes d’argent polygonales du Musée Britannique, notamment celles qui proviennent du tréser de l’Esquilin 1 .
A l’intérieur, était un coussinet cruciforme à section arrondie, fait d’ouate entourée d’un tissu de soie à ramages jaunes, rouges, bleu foncé, mastic, avec des fleurons encadrés dans des cercles et des losanges, des ornements d’ordre végétal, des guirlandes, des pointillés. Sur ce coussinet était déposée la croix d’or de la Circoncision.
Les scènes représentées sur le couvercle sont les suivantes. — En haut le Christ, imberbe et avec le nimbe crucifère, sur un trône, enseignant au milieu des docteurs; la Vierge est représentée devant lui. — Sur le bras gauche, le miracle des noces de Cana, figuré par un personnage remplissant des amphores 2 , avec un dolium en forme de fuseau, en présence du Christ et de la Vierge. — Au centre, le Christ officiant, symbole de la Cène ou du repas d’Emmaüs : au premier plan paraissent la Vierge et saint Pierre. — Sur le bras droit, le Christ au milieu d’entrelacs de feuillage (cep de vigne?), entre la Vierge et saint Pierre. C’est une allusion à la parole : « Ego sum vitis vera » (J oh. XV, i) 3 . — Sur la tige, le Christ apparaissant aux apôtres qu’il bénit, ou l’Ascension. Au-dessous est représentée une porte fermée, allusion à ces mots (Joh. XX, 19): «... et fores essent clausæ ...»
\ . Dalton, Catalogue of early Christian antiquities and ohjects from the Christian Easl in the départaient of British and mediaeval antiquities and ethnography of the British Muséum (Londres, 1901, in- 4 °), p. 64 , n° 3 o 5 et 87-88, n° 399, pl. XIII-XIX.
2 . Ces amphores rappellent un peu, par leur forme basse, celles qui sont représentées sur le couvercle du coffret de Saint-Nazaire de Milan (début du v e siècle). Cf. F. de Mély, Le coffret de Saint- Nazaire de Milan , pl. VII. Yoy . aussi du même, Les Vases de Cana , Monuments Piot, t. X, 1 904 , p. 1 45 -
3 . On pourrait aussi \ voir une allusion à la parabole du figuier (Matth. XIII, 7-8).
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Sur les faces latérales sont ciselés divers épisodes qui ont suivi la Résurrection. En commençant par le côté droit de la tige et en montant, pour contourner ensuite les parois du coffret, on voit successivement (pi. IX) : les saintes femmes au tombeau, auxquelles l’ange, assis sur la pierre du Sépulcre, apprend que le Christ est ressuscité (Matth. XXVIII, 2-7) ; le Christ apparaissant à deux de ses disciples, dont Cléoplias, à Emmaüs(Luc. XXIV, 3 o) ; l'apôtre Pierre et le disciple préféré du Seigneur, trouvant deux linceuls dans le Tombeau vide (Joli. XX, 3 - 6 ) ; le Christ apparaissant à scs disciples et leur montrant son flanc transpercé (Joli. XX, 20) ; le Christ apparaissant aux saintes femmes, au Jardin des Oliviers (Matth. XXVIII, 9); les saintes femmes annonçant la Résurrection aux apôtres (Luc; XXIV, 9) ; le Christ apparaissant à l’un de ses disciples qui veut le retenir; le Christ montrant ses plaies à saint Thomas (Joli. XX, 24-29); Jésus envoyant ses disciples enseigner tous les peuples (Matth. XXVH 1 , 18-19); I e re P as d’Emmaüs, où saint Jean, occupant une sorte de siège pliant, appuie la tête sur le bras droit du Christ, devant lequel est un pain rond sur une table ovale* (Luc. XXIV, 3 o) ; les apôtres d’Emmaüs annonçant la Résurrection à saint Pierre et aux autres apôtres (Luc. XXIV, 33 ) ; Jésus apparaissant à ses disciples et leur montrant ses mains (Joli. XX, 20, 22, 23 , 26, Luc. XXIV, 3 9 ), ou les bénissant (Luc. XXIV, 5 i).
Sur le couvercle, tout autour de la scène centrale, est l’inscription suivante, en capitales gravées en creux et remplies d’une pâte noirâtre: