‹ Le trésor du Sancta SanctorumChapitre 32 sur 48 · Yenturi, Storia delV cirle italiana , t. II, p. 2i · texte numérisé non relu

Yenturi, Storia delV cirle italiana , t. II, p. 2i

2. Voy. H. Omont, Fac-similés des miniatures des plus anciens manuscrits tjrecs de la Bibliothèque nationale , pl. XXI (Mort et Résurrection du Christ, fol. 3o du grec 5io).

MONUMENTS ET MÉMOIRES

Ces compartiments ont chacun un couvercle de chêne à charnière de bois. Deux d’entre eux s’ouvrent en face l’un de l’autre. Sur l’un est l’inscription à l’encre : + THC AriAC kypiak[HC]. Sur l’autre ; + TOY atioy cabbat[oy]. Sur la troisième : + THC AriAC n€MnTHC. répété trois fois. Ces mots sont tracés en onciale du genre de celle du manuscrit de la Bibliothèque nationale suppl. grec 693 (ix c siècle) 1 .

Au-dessus de ces compartiments, court un grand couvercle à glissière, aux angles abattus, avec une partie plus élevée à l’une des extrémités, permettant de le saisir.

Le dessous de la boite est légèrement creusé, avec un renflement au milieu.

Les seuls ornements sont des lignes parallèles en creux. A l’intérieur, on a recueilli de petites fioles et des pierres de Terre-Sainte, enveloppées dans des morceaux de parchemin. Ces reliques avaient dû en remplacer d’autres, car elles 11e paraissent pas en rapport avec les inscriptions grecques des couvercles : Jeudi Saint, Samedi Saint, Dimanche de Pâques.

La pauvreté de la décoration supprime tout point de repère pour dater. Les inscriptions grecques, qui doivent être contemporaines — sauf celles qui répètent la troisième — peuvent remonter au ix° siècle.

Boîtes cylindriques à coiwercles coniques (fig. 16). — Deux boîtes en bois dur, peut-être de cyprès, coloriées et d’une seule pièce, avec des couvercles en forme de cônes tronqués, ont été retrouvées ainsi que les débris d’une troisième semblable.

L’une mesure o n, ,io5 de haut (y compris le couvercle) et o m ,i25 de diamètre. La paroi est noircie. Le couvercle, d’un seul morceau, à fond brun ciré avec une couronne de rosaces jaunes en creux, séparées par des lignes parallèles, s’emboîte sur le rebord supérieur aminci de la paroi.

1 . Cf. H. Omont, Fac-similés des plus anciens manuscrits (jrecs, en onciale et en minuscule , de la Bibliothèque nationale (Paris, 1892), pl. XIII.

LE TRÉSOR DL SANGTA SANGTORUM

L’autre, un peu plus grande, mesure o m ,i 7 de hauteur sans le couvercle) et o m ,i5 de diamètre. Le couvercle, assez semblable au précédent, a deux charnières,, attachées à de petites pattes de fer ornées de cercles concentriques avec points. Une patte du même genre présente une branche articulée, avec un crochet destiné à entrer dans la serrure, où il est pris par le pêne. La serrure elle-même est recouverte d’une lame de cuivre très légère, de o m ,o5 de large sur o"‘,o4 de haut. Sur le couvercle, est une série de demi-cercles, formés d’une zone de petits triangles remplis de réticulé et cantonnés de points. La partie intérieure de la zone est garnie de gros pois, entre lesquels s’entre-croisent des lignes ondulées.

Ces deux boîtes contenaient des sachets, des éponges et des fragments d’os.

Coffret de bois peint (pl. XIII, au fond, à gauche). — Ce coffret est taillé dans un morceau de bois dur, paraissant être du cyprès. Il est entièrement recouvert d’une légère couche d’enduit peint en jaune, rouge et noir. Sa longueur totale est de o'", 2 i, sa largeur de o m ,095 à o ,n ,io5, sa hauteur de o m ,of>5. L'épaisseur de la paroi est de o m ,oi5.

Les faces latérales sont décorées, d’un coté, d’oves encadrés de rinceaux ou, si l’on préfère, de fleurs de lys de fantaisie, en jaune et rouge sur fond noir, et de l’autre, de simples entrelacs de feuillage de même couleur.

Le couvercle est à glissière. Sa surface, légèrement en batière, est encadrée de noir et divisée, par une croix foncée, en quatre compartiments aux couleurs alternées : deux d’un noir violacé, deux autres de couleur orange.

Sur l’une des petites faces latérales, est peint un ornement fleurdelisé. Sur l’autre, la peinture a été détruite par une section carrée qu’on y a pratiquée.

De petits sachets à reliques étaient renfermés dans ce coffret.

MONUMENTS ET MÉMOIRES

Boite en bois tendre 1 . — Cette boîte est d'une seule pièce, longue de o m ,i9, large de o"‘,i 45 et haute de o m , 025 , aux contours de la base légèrement arrondis. Le couvercle à glissière est orné, au centre, d’une petite croix très simple, à branches évasées, de o m ,o 35 de haut, gravée en creux et en biseau, à section angulaire, et, sur le pourtour, d’un encadrement consistant en deux traits longeant les bords 2 . Au-dessous de la tige de la croix, entre deux lignes doubles, est tracée, en creux, une étoile à huit branches.

Dans l’épaisseur même du bois, sont des cavités ou compartiments, de formes diverses, rondes, triangulaires et rectangulaires, suivant les objets qui s’y trouvent placés (pi. XIII, au fond, à droite). Ces objets sont des pierres calcaires, des grès, des charbons et aussi deux petits sceaux noirâtres ronds et plats :t , comme des pièces de monnaie, ornés de croix pattées, à branches égales en relief, inscrites dans des cercles. La matière de ces sceaux paraît être une sorte de résine durcie.

Boite en bois de cèdre dur, d’une seule pièce. — Cette boîte, haute de o"\io, mesure o ,u ,27 de long sur o m ,i 5 de large. Le couvercle à glissière est complètement plat. Il n’est échancré que sur les côtés, par deux gouttières en biseau. Sur le fond est un grafïite au trait, représentant un lion ou un griffon dont la queue, passée entre les pattes, est relevée en spirale le long du corps. Il dévore un entrelacs de feuillage. Un motif semblable se retrouve sur une étoffe de satin brodé du xn c siècle, de fabrication grecque ou sicilienne, conservée au Musée de Cluny.

Cette boîte renfermait : un os, avec une curieuse authentique relative à saint Denis (voy. Authentiques, p. 129-130); la petite pyxide d’ivoire à moulures, déjà décrite (p. 90), contenant des

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