‹ Le trésor du Sancta SanctorumChapitre 33 sur 48 · Diamètre : o ,M , 02 . Épaisseur: o m ,oo · texte numérisé non relu

Diamètre : o ,M , 02 . Épaisseur: o m ,oo

morceaux d’étoffe et lin os; des fragments d’os, avec une authentique datée du pontificat de Benoît VIII (voy, Authentiques, p. 129) ; une minuscule boîte de bois jaunâtre, en forme de dé (de o m ,o65 de haut sur o m ,o3 de côté), remplie de sachets avec trois papyrus en cursive syriaque; et une petite croix qu’on décrira plus loin

(p. io5).

Boite de cèdre de o m ,i8 de long sur o"‘,ii 5 de large et o m ,o85 de haut. Celte boîte est en plusieurs morceaux, ajustés à tenons et à mortaises. Le fond, qui est rapporté, forme un creux avec un renflement au centre. La surface du couvercle, à glissière est bombée et ornée de traits parallèles, reproduisant la forme de la boite. Elle présente, du côté où le couvercle se tire, une partie plus épaisse en saillie, agrémentée de quatre croix de saint André, en creux, entre des traits parallèles. Ce couvercle glisse sur deux rainures pratiquées dans les parois.

Les faces latérales sont ornées, en haut et en bas, de lignes doubles, parallèles et horizontales, avec un espace libre entre elles, au centre. De nombreuses raies verticales décorent les coins.

Plusieurs petits sachets à reliques s’y trouvaient renfermés.

Boîte en bois de cèdre tendre. — Taillée à même le cœur du bois,, dont on voit les couches ligneuses concentriques, c’est un bloc massif de o m ,i3 de haut sur o m ,075 à o m ,o85 de côté. Le centre est creusé d’une cavité cylindrique, dans laquelle était placée, sur un fond d’ouate, une petite fiole de verre à large goulot allongé, renfermant deux morceaux d’éponge (fig. i5). La cavité est bouchée au moyen d’un couvercle rectangulaire, à glissière taillée en biseau. Ce couvercle n’a d’autre ornement que des traits doubles en creux, parallèles aux côtés.

Boîte de cèdre très résistant, d’une seule pièce. Le couvercle à glissière en biseau est orné d’une lance en relief et, à l’extrémité, d’une

saillie arrondie permettant de le tirer (fig. 16 ). Le fer de la lance a une forme analogue à celle qu’on observe sur les diptyques consulaires. La longueur totale de la boîte est de o m ,24; la largeur de o m ,io5; la hauteur de o m ,o 6 . L épaisseur moyenne des parois est de o m ,oi3. On serait incité à supposer que cette boîte avait été faite pour la relique de la Sainte Lance, mentionnée par Jean Diacre et Bonincontri. mais elle ne renfermait que des débris de menus objets.

Objets divers.

Vase de terre verni (fig. 16 ). — D’une forme gracieuse, renflé au milieu (o"\o 7 de diamètre), légèrement rétréci au goulot et s’évasant ensuite (o'“,o5 de diamètre), il est haut de o"‘,o 8 . Sur son fond grisâtre se détachent en brun foncé, à la partie renflée, des dessins en forme d’oves, séparés par des lignes parallèles. Il était recouvert d’un morceau de parchemin, mais ne contenait pas de reliques.

Un Agnus Dei entier (pl. XI, 3) et les débris d’un autre ont été recueillis. Cet Agnns Dei consiste en un gâteau de cire blanche aplati, en arc de cercle, plus épais vers la corde qu’à la périphérie. Sur la partie épaisse se détache en relief, de chaque côté, un agneau à mi-corps, vu de côté, levant la fête. Au-dessus, on distingue des lettres qu’il est impossible d’interpréter. D’un côté: K€...Y*; de l’autre: Cl. La hauteur en est de o n, ,o65 ; la largeur de o ra , 075 .

On sait que l’usage de Y Agnns Dei (fait de cire et de poussière de reliques), considéré par Martigny comme très ancien, n’a peut-être pas une origine aussi reculée que les textes cités par lui le feraient supposer. Ces textes sont, en effet, mal interprétés. Les premières mentions remontent au ix c siècle : la bénédiction de ces objets avait lieu au Latran le Samedi Saint, et elle était réservée à l’archidiacre. Les plus anciens Agnus Dei connus, d’après M.W. Henry 4 , dateraient

1 . Peut-être faut-il lire; « K jpts sXsïjssv. » L' Agnus Dei cle Grégoire XI, du musée de Poitiers, porte: « Agnus Dei, miserere... »

2 . Dom Cabrol, Dictionnaire d' archéologie chrétienne et de liturgie , fasc. IV (Paris, 190/1), v M Agnus Dei.

de Jean XXII ( i 3 i 6- i 334) ou de Grégoire XI (1370-1378). Celui de Grégoire XI, qu’il publie d’après l’original du musée de Poitiers, est entouré d’une légende latine en exergue. Il paraît être de beaucoup postérieur à celui que nous signalons ici. L’agneau représenté sur ce dernier est assez semblable à ceux qu’on trouve sur les mosaïques du ix c siècle. 11 serait difficile de le dater d'une époque plus moderne que le xif siècle.

La petite croix , mentionnée plus haut (p. io3, et fig. i5), rappelle par la forme celle de Gaëte 1 : à branches presque égales, renflées et arrondies aux extrémités, elle mesure o m ,o 68 de large sur o m , 078 de haut. La matière qui la compose ressemble à du bitume 2 , à moins que ce ne soit un amalgame durci d’encens et de cire ou de baume. C’est cette croix faite de chair (sic), de graisse ( arvina ) et de baume, dont parle Bonincontri. Sur la face, au centre, est imprimé en creux un petit cercle, inscrivant une sorte d'oméga, sous lequel est une croix minuscule. Quatre cercles identiques ornent les extrémités des branches.

Un fragment d’une croix du même genre, arrondie, avec les extrémités des branches renflées, a aussi été recueilli. Il n’en subsiste qu’un bras de o m ,o35 et une portion du centre, aplati, avec une croix de saint André en creux 3 .

On ne peut omettre la présence assez curieuse de deux couteaux à lames étroites et pointues (fig. 10 ). Bonincontri les mentionne dans son inventaire. L’un, avec un manche noir, mesurant o n, ,245, a une lame qui s'élargit jusqu’au milieu environ, pour se rétrécir ensuite jusqu’au bout; l’autre, avec un manche blanc en os, mesure o m ,i 6 . Un fourreau de bois de o‘",i5 de long, recouvert de parchemin, avec des ornements en zigzag et des zones d’s superposées, muni de deux passants sur le côté, appartenait peut-être à ce second couteau. Il

\. G. Schlumberger, L'épopée byzantine, t. II, p. 532 - 533 .

2 . Provenant peut-être du lac Asphallile ou Mer Morte. A ce sujet voy. Sleflens, Zur Karlsreise , i. v. 261 : La Roche del Guitume, qu’il croit être une roche de bitume (« Zeitschrift filr romanisch* Philologie , t. XXX, 1906, pp. 280-292).

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