Exo. XXX. 26-29, XL. 11 ; 2. Paralip. III, 8, etc
cisio Domini Sudarium quod fuit super caput cjus, quod est unum de .quinquc linteaminibus, quibus sanctissimum corpus ejusdem Domini fuit inyolutum. Est ibi de loco Ascensionis Cbristi in cœlum. De sanguine sancti Johannis Baptistæ. De pulvere et cinere combusti corporis ejusdem precursoris Christi. Cilicium ejus de pileis camelorum. De manna sepulturæ sancti Johannis Evangclistæ ampulla plena. Tunica ejusdem apostoli et evangelistæ, quæ suppostia corporibus trium juvenum, surrexerunt : Mortui enim fuerant propter venenum quod biberant *.
Enfin une inscription, en hexamètres à rimes léonines, énumérant les reliques, était peinte dans la chapelle. Deux vers en sont cités dans la Légende Dorée 3 . La voici en entier :
Iste reliquie surit ad Sancla Sanctorum Rome.
Iste locus celebris nostris sic vernat in boris Ut populo veteri sancte domus interioris.
Circumcisa caro Christi, sandalia clara Ac umbilici viget hic precisio cara.
De vélo matris Domini carisque capillis,
Et lac quod sacris suxisti, Christe, mamillis.
Hic panis Cene sacer est humerusque Matthci,
Vestis Babptistc cum mento Bartholomei,
Hic Eufernie capud Agnetisque beate,
Hic Pétri Paulique capud, pars de cruce sancta,
Hiis sociata manent carissima pignora quanta.
Elle a été retrouvée par M. le D r J. Wiegand, dans le manuscrit 89 de la Bibliothèque du Séminaire de Trêves (xiv c siècle) et publiée par le P. Grisar*.
Depuis l’époque où écrivait Jean Diacre, la chapelle a subi les restaurations d’innocent III et de Nicolas III, qui ont fait disparaître
1 . Cette mention fait double emploi avec celle de la liste des reliques de l’oratoire Saint-Laurent. La suppression de cette dernière, dans certains manuscrits, a pu être occasionnée par une dualité qui surprend au premier abord. Cette répétition provient vraisemblablement soit de la division de la relique, soit d’une différence de date des deux listes : dans ce second cas, la relique qui figure dans la présente liste aurait été transportée, plus tard, dans là chapelle du Sancta Sanctorum et enregistrée alors sur l’autre liste, qui serait postérieure.
2 . Mabillon, Muséum italicum, II, 566 . Sur le miracle de saint Jean l’Évangéliste, rapporté dans cette dernière phrase, voy. le De rébus a S . Joanne Evangelista gestis , c. XX, dans Fabriçius, Codex apocryphus Novi Testamenti , Hambourg, 1719, pet, in-8°, p. bqb.