‹ Le Tribunal Industriel du KansasChapitre 12 sur 35 · PONT RE · texte numérisé non relu

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mentaires, se plaignent de ce que leur tâche est pénible et malsaine, et sollicitent une augmentation. Le patron, de son côté, fait valoir que le bétail lui arrive irrégulièrement, qu’à certains moments les ouvriers, faute de matières premières, doivent presque se croiser les bras pendant plusieurs heures, et que si un accroissement sensible du taux des heures supplémentaires leur est accordé, ils vont faire traîner le travail en se reposant

de la septième à la neuvième heure.

Le Tribunal, perplexe, résout le problème par des considérations d’une psychologie très exacte. Il déclare que le juste salaire doit permettre à l’ouvrier de vivre en ne travaillant que 8 heures. Le sursalaire n’est qu’un avertissement donné aux patrons qui manifestent une tendance à allonger la journée de travail. Les heures supplémentaires ne sont tolérables que quand il est impossible de les éviter ; elles entraînent chez l’ouvrier des habitudes de fainéantise et de sabotage. En conséquence, le Tribunal fixe la durée de la journée de travail à 8 heures, Deux fois par semaine, elle sera allongée d’une heure. Si, pendant une semaine, les ouvriers ont travaillé plus de 48 heures, les heures supplémentaires seront payées avee une majoration de 50 o/, tout comme celies faites si l’usine

a fonctionné pendant 9 heures plus de deux jours dans la semaine.

Dans une autre affaire concernant également une Compagnie d’Electricité, le Tribunal, ayant majoré les salaires, hausse le prix des abonnements payés à la

Compagnie afin de lui permettre de supporter cette

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charge nouvelle. Ici, l’action des juges s’étend même à la fixation des prix de vente.

Le Tribunal s’est adjoint un bureau d’information qui renseigne les intéressés, se charge d'enquêtes et forme le point de contact du Tribunal avec tous les corps constitués et administrations.

Tout est encore à faire. On est en pleine période d'organisation, et, fatalement, on tâtonne un peu: il n’est pas donné, en effet, au Tribunal de s'inspirer de précédents ; force lui est de créer sa jurisprudence, de donner une première solution à des questions nouvelles, voire même de compléter sa réglementation intérieure ainsi que la loi lui en a laissé le soin, Il n’a pas encore de règles fixes, Aussi, bien que 28 affaires, pour 11 mois, soient peu de chose, on comprend que cette première année est néanmoins pour les juges une année bien remplie. « Il est douteux, écrit Huggins, dans son premier rapport, que le public se rende compte de notre effort ». Effort oscur et sans cesse renouvelé. Et il ajoute : « Le Tribunal, petit à petit, substitue son action à l’emploi de la force pour l'instauration d’une organisation plus juste et plus humaine )»,

Le Tribunal procède enfin à plusieurs enquêtes dont la principale concerne les mines de houille, Deux

jeunes inspecteurs sont nommés pour le seconder.

L'activité du Tribunal au cours de l’année 1921 est exposée dans son deuxième rapport.

Le Président est toujours W.-L. Huccins. Jas,

A.-Mac Dermorr et J.-H. Grawrorp sont respective-

NCO

ment premier et second Juge, Le greffier est Wir,

F, WILKERSON.

C’est en 1921 que, l’ancienne public utilities commission étant recréée et séparée du Tribunal, on adjoint à celui-ci le département du Travail, l’'industrial welfare commission et le free employment service, Ces modifications prennent effet du 16 Mars 1921.

Le mandat d’un des juges vient à expiration. Un autre prend la présidence de la nouvelle Commission des Services d’Utilité publique. Ces deux vacances sont comblées par le Gouverneur ALLEN. Huggins disparaît, et c’est le premier coup porté au jeune

Tribunal.

. Le deuxième rapport explique dans le détail la composition de la nouvelle organisation désormais

divisée en cinq sections dont voici le tableau : I. — Secrion pes Cowrzits (qui seule nous intéresse)

Entre patrons et ouvriers dans les industries qua-

lifiées.

Entre patrons et ouvriers dans les autres industries {(facultatifs).

Enquêtes dans les industries visées.

Mesures à prendre pour assurer leur marche conti-

nue et efficace pour la protection du public.

LeY ie Il, — SECTION pu TRAVAIL

Inspection des Mines :

1° Prévention, enquêtes et réparation des acci-

dents.

20 Sauvetage - secours.

3° Rapports et statistiques concernant les mines, leur production en tonnage, l'inspection, les

mineurs, employés, etc.

Inspection des Usines :

19 Hygiène et sécurité.

Incendie, sécurité et salubrité des bâtiments, ascenseurs, machines, appareils de protecüon, etc.

Aération, hygiène et lumière. À

Modifications ordonnées.

20 Rapports et statistiques des inspections.

Nombre et classement des employés.

Salaires, travail des enfants.

Application des lois ouvrières :

1° Les huit heures dans les Travaux publics.

20 Rapports sur les accidents du travail évita-

bles, mortels ou non.

3° Questions diverses,

Îli. — Section pu TRAVAIL DES FEMMES ET DES ENFANTS

Enquêtes dans l’industrie Ordres concernant :

4° Les heures de travail,

MD: en

èo Le salaire minimum.

30 L’hygiène et la sécurité.

4 L’emploi des enfants.

5° La surveillance des registres pour le travail des enfants.

60 Les pénalités.

IV. — SECTION DE L'EMBAUCHAGE LIBRE Maintien et surveillance des bureaux de :

lo Topeka, Nichita, Kansas-City, Salina, Hutchison et Parsons. 20 Coopération avec les Services fédéraux.

Règlementation et surveillance des agences privées d’embauchage.

Enquêtes sur le chômage et rapports à l'État du Kansas et aux autorités fédérales.

Travail des moissons.

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