‹ Le tribunal internationalChapitre 19 sur 55 · Définition du droit. -^ 9. Plan de l'ouvrage · texte numérisé non relu

Définition du droit. -^ 9. Plan de l'ouvrage

1 . ^— Définition du droit. — Le droit e«t la loi de coexistence des hommes en société. Ses racines et son but final se trouvent dans Tordre moral établi par Dieu. La jurisprudence contemporaine met au premier plan le système des besoins de Thomme et explique ainsi la naissance et le développement du droit.

Cette manière de concevoir est insuffisante par cela mémo qu'elle se contente, en étudiant Tordre juridique, du seul côté externe. Nous ne pouvons certainement pas entrer ici dans la discussion de cette manière de voir qui, dans les temps contemporains a donné lieu à toute une littérature et demande une étude sérieuse et spéciale.

Pour atteindre le but que nous nous proposons, il suffit de formuler les observations générales suivantes :

Le droit naît des deux particularités de la nature humaine : premièrement, de ce que Thomme est une personne c'est-à-dire un tout ihdivisible, sous le double rapport physique et spirituel, doué de raison et de volonté, un tout tel qu'il a, non-seulement conscience de lui-même comme étant distinct du monde extérieur des phénomènes, mais encore qu'il imprime un cachet de sa personnalité à toutes ses relations.

Le droit dérive des particularités, aussi bien bonnes que

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mauvaises, de la nature humaine. Les autres êtres inférieurs comparativement à Thomme, ne peuvent s'élever jusqu'au droit. L'idée de la personnalité pensante et se définissant elle-même leur est étrangère. Ne disposant pas de volonté libre, ils sont dirigés, dans leur conduite, par Tinstinct et se soumettent en tout à la nécessité fatale ; par conséquent dans le règne animal il peut être question de la collision des forces, mais aucunement de droit. D'autre part, les êtres supérieurs, comme nous nous les représentons, c'est-à-dire les esprits et les êtres immatériels, n'ont pas besoin de droit. Ils portent en eux-mêmes la conscience et l'accomplissement de la loi intérieure de leur existence. Le droit se confond pour eux avec la morale, constante et spontanée manifestation de leur être ^t dans l'adoration de la suprême source de leur vie, qui est Dieu.

Deuxièmement, le droit naît de la nature sociale de l'homme; par conséquent de ce que l'homme est une personne, il ne peut vivre isolément ni physiquement ni spirituellement. L'idée de la personnalité et celle de la sociabilité dérivent l'une de l'autre et se soutiennent réciproquement. C'est pourquoi nous voyons que la vie entière de l'homme se passe en unions, hes publicistes classifient les unions humaines de diverses manières ; mais l'histoire nous enseigne que leur formation se fait par une double voie : les unions existantes se développent d'elles-mêmes, en subissant en cela la loi suprême de la vie humaine, loi de perfectionnement, en outre, à mesure qu'il s'éveille parmi les hommes de nouvelles idées et de nouveaux besoins, il naît des unions nouvelles.

Un droit particulier, résultat de la vie de l'union, est propre à chacune de celles-ci ou à chaque forme de communauté.

C'est ainsi que naquit, non à force de spéculations théoriques, mais en vertu même des besoins de la vie, et que s'affermit toujours davantage la grande communauté des États ou Union internationale. Cette union a son propre

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