‹ Le Tribunal révolutionnaire (1793-1795):Chapitre 10 sur 14 · S89.IS 1.148.3 S54.1B.II 80. l · texte numérisé non relu

S89.IS 1.148.3 S54.1B.II 80. l

Bovilletts. charpentier i.tSS.17.11

Harchand et Tricadean, mennisiers . 3.646. 2. 9

Warin, tourneur 21

Léger, peintre !S0

Oran. vitrier S16.9.7

Heortault jeune, tapissier 1.376. 6. S

le sol pour livra dlioDaraireE pour plans, condolle et règlement, S.S20,03.

(BéRlé le le thermidor an Ut). »

Archivea nationales F" 1Ï79.

« Etat de proposition d'acompte à accorder aux citoyens Tricadean et Marchand, entrepreneurs de menuiserie et aasociés pour ouvrages faits an tribunal révolu tionnaire, etc.

Titn du «odrolla Hontiat Règlement Acompte*

o& laa Irimi en dénude par spsr^u k

Tribunal révol. 37 SBS.lï 31.000 18.000 Paris le 1" lloréal an III Archimi natiûnalei,¥" lî79. On trouve aussi dans le mémoire de Cordonnier, serrurior, des ferrures « le SSJuJn 1793 : pour les gradins dos accusés... s Archine* nationakt F** SSO.

Mémoire de menuiserie fourni par les citoyens Trieadot et Marchand : ■ deux dessins des formes des gradins qui ont été établis dons

fbïGoogIc

118 LE TRIBUNAL HAVOLUTIONNAIRE

vestiges de ta tyrannie qui le souiUaieot encore. Oa démonta lee branches de euivre doré ornant la belle grille neuve de la Cour du Mai' ; on démolit tes deux grilles, dont l'une à tiauteur d'appui, et l'autre plus élevée, à quatre vantaux, qui protégeaient l'ancienoe chapelle des procureurs, dans la salle des Pas perdus ', on gratta les fleurs de lis un peu partout' et l'on donna les belles ferrures en àcompte aux ouvriers. C'était Je temps où la destruction obligatoire des emblèmes de laroyauté, donnait naiasance à une industrie jusqu'alors insoupçonnée, celle des entrepreneurs de retoumage de plaques '.

Un seul monument au Palais bénéflcia de la sottise des Dovateura, et ce fut le cadran de la vieille tour de l'Horloge, Q l'angle de la rue de la Barillerie et du quai des Morfondus', L'antique cloche, qu'on appelaitjadis le tocsin du Palais avait été descendue et jetée à la fonte l'année précédente* : elle n'avait pas sonné, dit-on, depuis la mort de

le grand triboual révolutionnaire du 19 août 17SI... > krchiee» tialionalei F" 1Ï80.

* 19 juin 179S. Jonruée employéeà démoD ter lei fleurs de Ifs de la grande grille de la. Conr de Mai, les cuivres de I& grille donnés an poidy, 357 livres. »

Archives nationaie), F" 1280.

* « 30 jQillet 1793. Démolition de la grUlo au devant da la chapelle des ci-devant procurenn. dans ta gronde salle dn Palais, ladite donnée on compte an Bermrier; la première a hauteur d'appui et qui était au-devant de la grande, laquelle ouvrait en qnatre vantaux, le tout pesant 4.094 livres. La, deuxième a quatre vantaux, avec tous aea ornements, pesant i.6H livres, Arckivtt nalionattt, P",1S80.

' c Avoir Oté deux fleura de lys dans une traverse de cheminée et ruUill-i les places... etc. > Aychivei nalionaUi, P" BSO.

' Répertoire du fondidei Domaiœa, par Louis Luard, sous-archlvitte de la Seine (au mot Plaqua).

* Nous avons déjà dit que le quai qui porte sctnellenient le nom de quai de l'Horloge, s'appelait antrefois indiCTéremmeot qvai des Morfondu* on quai aux Luntttes.

■ Moniteur uidverielA\x 29 septembre lBi7.

fbïGoogIc

FOUQDIKR S'ÂL&VE 119

François !!■. Quant à l'Horloge, qui datait de Charles V^ on eo avait arrête le* aiguilles dans la nuit de la Saiot-Bartliëlémy : elles étaient restées., depuis lors, fixées sur le chifTre onze, indiquant l'heure II laquelle avait commencé le massacre. Cbaornette, & la Commune de Paris', en octobre 1793, forma le vœu que ce cadran fût remis en état, « avec son aiguille à fleur de lys dirigée sur onze heures, afin que cette (leur de lys, la seule conserrée dans tout Paris, retras&t à jamais les attentats de la tyrannie et du fanatisme ' ».

Les travaux expédiés*, on débaptisa lasalleSaint-Louis, qui fut appelée Salle de l'Egalité. La Grand'Chambre reçut le nom de Salle de la Liberté. On plaça, dans celleci, pour les magistrats, de belles tablesà^iefisc^lTrj/fons' et, les choses aiusi diapoiées, sur le mur du fond, on suspendit deux tableaux de papier peint, encadrée d'emblëmei au pochoir : sur l'un était imprimée la nouvelle constitution et sur l'autre la déclaration des Droits de l'Homme. Des consoles de plAtre soutenaient, bien en vue, trois bustes : Marat, Lepeletier et Brutns qui, parce qu'il avait condamné à mort ses propres enfants, jouissait, à l'époque, d'un regain de popularité et figurait là en manière d'exemple pour les magistrats.

> Ifonihur du \" mars 1BS2,

' Moniteur da tt janvier ISSl. L'horloge rla Palais avait aooa l'&acien réglmB son gouvemmr. On tronTfl ani archives de ta Seine (i^omotnM, 400|, un Mémoire prétenté par Jean-lgnact Le Faaekeur, ancien vaiet de chambre, horloger dtt roi, goueemeur 4* la Tour de l'Horloge du Palais, s. d.

' BéancB du 39 Tenddmialre a.a H.

' Etobinet. Le mouvement religieux pendant la JUvaJufion, II, 454.

' n semble qn'Us Purent achevés sans interruption dans le» audiences ; on voit cependant que le triboQ&I ns dut pat siéger le 2V Mptembre.

* BlIcH exiataient encore, avant l'Incendie de ISTI, dans certains locani du Palais. Dauban, La démagogie en il9S, iitS.

fbïGoogIc

t. Fauteuil et table du Prësident.

Page 1