FOUQUIER-TINVILLE
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FOUQUIER-TINVILLLE
C'était un hommo noir de cheveux et de sourcils qu'il avait très fournis, avec des petits yeux ronds et chatoyants ; le front bas, le visage plein, le teint blême, le nez court et grêlé, les lèvres rasées et minces, le menton volontaire'. 11 était de bonne taille, avec les épaules carrées et les jambes fortes.
Né^ de parents riches, cultivateurs du Vermandois, au village d'Hérouêl à gauche du grand chemin qui va de Ham à Saint-Quentin ", il avait, à treize ans, perdu son père, le sieur ÉIoj Fouquier de Tinville, a seigneur d'Hérouël et autres lieux *)i. La fortune, qui était considérable, fut partagée' entre la veuve, Marie-Louise Martine et les cinq enfants *, Exclusion faite de la part de chacun des
'Mercier, Lt nouveau Paru. M. Heori Lavedïn poflsâde un portrait de Foa(iuier-Tin ville, croqnis pria aor naturo an tribnnsl révolutionnaire, qae noua avons reproduit dans un précédent volume,
■Le 12 juin 17*6.
' Le village a'appelle aujourd'hui Foreste, le Dom d'HërouSl est resté au ch&teao voisin,
'Eloy Fouquier mourut b HéronSl le £1 juillet 1759. Archiver de M' Breuillaad, notaire à Paris.
■La liquidation ne fut opérée que le 8 octobre 1779, Archiva de M' Breuiltaud.
'a] Pierre-Eloy Fouqnier, l'atué, écvyer, fourrier des logîH dn Roi, devenu, par la mortde aoa père, seigneur d'HérouBI et de Tinville; bf Anloitte-Quenlin Fouquier de Tinville ; c) CharleB-Francois Fou-
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héritiers, il restait encore à la mère 167.634 livres en immeubles d'exploitation agricole, dësignés dans l'acte de liquidation : la «maison d'habitation, longue de 65 pieds sur 24 de large, voisine du cimetière, avec son colombier, son moulin h vent et ses vaste dëpendances », et la ferme, en façade sur la grande rue, mitoyenne à l'église du village, et le bëtail ; « six vaches grasses, quatre-vingts brebis chacune avec leuragneau, trente-cinq chevaux, truies, béliers, cochons de lait, etc. n, opulente énumération où se révèle la plantureuse et saine existence des campagnards parmi lesquels Pouquier-Tinvillc vécut ses prenlières années.
Ses études terminées ', t^ouquier était, à vingt ans, clerc chez un procureur. M' Cornillier, rue du Foin-Saint- Jacques : il n'était pas riche; le partage de l'héritage paternel n'était pas encore liquidé h cette époque; sa mère, quoique vivant dans une grande aisance, le laissait sans ressources et presque sans vêtements. Telle était l'ordinaire insouciance (ies parents en ce temps-là. Ou se rappelle Camille Desmoulins, déjii célèbre, conjurant son père de lui envoyer un lit et une paire de draps. Fouquier, il vingt-trois ans, est plus misérable encore : il écrit alors :
A madame veuve Fouquier Detinvilie, dame d'Hérouéel près Ham en Picardie, à Hérouêel.
Madame et très chère mère.
Mes frères sont tous deux arrivés en bonoe santé et cootinuent à se bien porter jusqu'à présent; j'ay été
qnier de Vauvillij ; J) Quuatin Fouquiur de Forest et e) LouUe-PiSlagie Pouqaier, épouse de GUiidC-Uonoré Torction, seigneur de Liha, désigné eomme avocut au Parlsment. Ceile-ci, lora de son mariage avait refn 30.000 francs de doL Archives de M* BreuUlaud.
•K NofOD, d'abord, puis an collège du Plessis ou i. Saiute' Barbe (t).
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