RECHERCHE D'ŒUFS DE TRICHOCÉPHALES
dans les matières fécales des typhiques
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L'on peut y voir que, nous aussi, nous avonstrouvé un nombre relativement fréquent de typhiques présentant dans leurs selles des œufs de trichocéphales.
En ne tenant compte que des malades chez lesquels nous avons pu procéder à trois examens successifs, pour lesquels nous faisons trois prélèvements à plusieurs
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jours d'intervalle nous avons obtenu un pourcentage de 66 pour 100.
C) VALEUR DES STATISTIQUES. — Mais toutes ces statis tiques qui montrent quelestyphiques hébergent souvent des trichocéphales montrent-elles également que le trichocéphale donne la fièvre typhoïde : c’est là un point que nous nous croyons autorisé à contester.
À priori il est absolument illicite de conclure d’un fait à l’autre : si l’on n'avait pour preuve de la spécificité du bacille de Koch que la fréquence de cet agent pathogène dans les crachats, il serait permis d’en douter ; de même pour le parasite qui nous occupe. Les recherches coprologiques pures ne peuvent être, dans ce cas, qu'un complément de preuves et nous avons vu que rien n’était encore fermement établi.
D'alleurs, une réflexion vient immédiatement à l'esprit et M. Andrikidis l'avait dit avant nous, dans sa thèse : « Si M. Guiart l’a {le trichocéphale) constaté souvent chez les typhiques, à Brest, dans un pays où l’hygiène est encore peu avancée, il est probable que ses malades faisaient habituellement usage d’eau contaminée, aussi bien par les œufs de nématodes que par le bacille d'Eberth. Il y a eu sans doute infection parallèle de l'intestin par le nématode et par le microbe.
C’est pour cela que nous avons tenu à donner tout à l’heure le tableau des conditions hygiéniques des habitants de Doubnitza où Doctorov avait trouvé des trichocéphalés chez cinq typhiques sur cinq examinés. Il serait étonnant que chez des sujets buvant une pareille eau on ne trouve pas l’helminthiase à l’état