‹ Le TrichocéphaleChapitre 18 sur 20 · SAR · texte numérisé non relu

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endémique; qu'ils aient présenté en même temps une épidémie de fièvre typhoïde cela n’a rien qui doive surprendre, mais ne prouve pas que les helminthes, que tous les habitants portent probablement en eux, aient été pour quelque chose dans la propagation de l'infection.

En outre, s’il existe des statistiques montrant la fréquence du trichocéphale chez les typhiques, nous en possédons d’autres qui prouvent cette même fréquence chez les autres malades. Nous avons reproduit au début de notre travail les résultats auxquels Drivon était arrivé. Nous avons vu que la proportion d'individus porteurs de trichocéphales, parmi les malades de l'Hôtel-Dieu de Lyon, était de 74 pour cent. De plus, les affections du tube digestif lui donnèrent une proportion notablement inférieure à celle des autres maladies.

Donc l’on peut trouver des trichocéphales chez les typhiques, l'on en trouve également chez les autres malades : cela ne peut prouver qu'une chose : c’est que les individus parasités se sont infestés en buvant de l’eau souillée par des œufs de nématodes; quant aux typhiques, 1ls ont en outre absorbé du bacille d'Eberth.

L’expérimentation qui seule permettrait peut-être de tirer des conclusions fermes, en ce qui concerne le rôle pathogène du trichocéphale, serait celle à laquelle s'est livré M. Weinberg. Le 22 décembre 1906, cet auteur communiqua à la Société de Biologie les résultats d'expériences qui avaient eu pour but la contamination de deux singes par le bacille d’Eberth. Les deux animaux portaient des trichocéphales en nombre

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