‹ Le triomphe de l'amour, drame en trois actes et en versChapitre 28 sur 91 · ACTE PREMIER. 4g · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. 4g

Reste le Podestat, ami, restent les Neuf!

MALAVOLTI.

Galeaz les a tous dans sa main comme un œuf;

Que la main du tyran un instant se referme,

Et notre République, amis, a vu son terme.

Quant à Cavalcabo, qui se croit Podestat,

Il faudrait tout au moins qu'un autre l'attestât;

Brave homme au demeurant, et point autoritaire,

Et très-peureux devant la force militaire.

Le véritable chef est celui qui fait peur,

C'est Tedesco, soldat sans remords et sans cœur,

Condottiere en chef du Duc, le chef suprême;

Tout tremble devant lui, Salimbeni lui-même.

Salimbeni, le traître!... il était là tantôt, Suppliant et m'offrant la moitié d'un complot !

tolomei, froidement.

S'il était là tantôt, montre-nous le cadavre.

5o LE TRIOMPHE DE L'AMOUR.

Oh! t'entendre parler ainsi, cela me navre, Ami ! le droit d'asile et l'hospitalité?

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