‹ Le triomphe de l'église au quatrième siècleChapitre 6 sur 10 · PO · texte numérisé non relu

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1. Evan'gélUation avant le iv* $iècle, — En France, noa»ne pouvons accepter témoignage de Tertullien, Adv. Jud.^ 7 : « Etiam Getulorum varîetates et Mauromm multi fines , Hispaniarum omnes tcrmini et Galliarum diTersae nationes et Brittannorum inacessa Romanis loca, Ghristo vero subdita et Sarmatorum et Dàcorum et Germnnorum et Scytharum et abdîtarum multarum gentium et proyinciarum et insularum multarum nobia ignotàrum et quœ enumerare minua poasumusy in quibus locis Ghristi nomen, qui jam venit, régnât. » Le point de vue auquel il se place n*est pas historique; la simple lecture de ce texte l'indique assez, mais c^est une phrase déclapaatoire comme on en trouve souvent rhez les auteurs de cette époque et en particulier chez notre écrivain. Comparer la phrase sur le Sénat romain.

On trouve aussi le même point de vue chez Irénée, Adi^. Hser,, I-X, 2 : a Neque hœ que in Germania sunt fundatœ ecclesiœ aliter credunt, neque hae qu» in Hiberis sunt, neque hœ quœ in Geltis, neque hœ quœ in Oriente. » C'est tout le x monde connu de l'auteur. De nombreux historiens de l'Eglise sont de cet avis^ \ V. Aube, Revue hittorique, 1877. On y trouvera une excellente critique des conciles J de Rimini, Sardique, d'Arles. V. Rettberg. Kirchengeschichte Deutschlands,

Ce que nous savons seulement de positif sur les églises des Gaules, c*est qu'à la fin du II* siècle, il y avait des chrétiens à Vienne et à Lyon. Irénée deviendra plus tard leur évéque. Ëusëbe nous a transmis le premier une lettre des chrétiens de ( Lyon s'adressant à ceux de Smyrne et relatant les effets de la persécution de Marc | Aurële dans leur ville. Ce qu'il y a de curieux , c'est que cette persécutio^ne .se trouve mentionnée dans aucun auteur païen, dans aucun historien, jC que les martyrs ne nous sont connus que par la lettre d'Eusèbe. Ruinarfaç Acta sincera, Vérone, p. 53. Eusëbe, Hist. E,, V-L Lactance (313-314) l^^ème n'en a pas connaissance. Marc Aurële n'est pas un empereur maudit. Aippne, quand il parle longuement des vertus de Marc Aurële , ne sait pas son resmt contre les j chrétiens de Lyon. Il faut remonter dans les premières années du v* siècle pour/ voir le commencement de cette légende accréditée et apportée en Gaule par les | écrits d'Eusèbe. Encore fallut-il un temps assez long pour préciser les noms des { martyrs. On peut donc dire que ce fut l'Orient qui nous a transmis la légende et | que l'Occident n'a rien su de la persécution des martyrs a vant l'histoire dei Snlpice Sévère. , Ce dernier même ne désigne aucune ville, il dit rapidement : ] , « Sub Aurelio deinde Antonini filio, persecutio quinta agitata, at tum primum t } XV M i ^ *V intra Gallias martyria visa serins trans Alpes. » Où? Dans quelle ville? Nous) î voyons ici qu'il en parle comme d'un fait historique, non appris par une tradition orale, comme le serait un souvenir vivant dans les commencements du v* siècle, mais plutôt puisé à une source écrite. Il composa son histoire de 400 à 403. Il n'a pas copié ici Rufin, puisque cet écrivain fit paraître sa traduction d'Eusèbe vers la même époque, de 402 à 403. V. Ebert, Histoire de la littérature au moyen-âge. Paris, Leroux, 1883, I, p. 346. Sulpice Sévère a eu de nombreuses sources qu'il ne nomme pas. Teuffel, Getchichle der Rœmiachen Litieratur, 4* éd. Leipsig, 1882, p. 1062. Voir aussi l'article de Harnack dans l'encyclopédie d'Herzog : Sulpicius Severua,

Si nous continuons à lire les auteurs du v* siècle , nou^econnaissons que Salvien

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n'a aucune connaissance de ce fait (Monumenta Germanix historica. A. A. I), et que Sidoine Apollinaire , chargé par Tévêque Patiens de Lyon (^ faire en vers une inscription pour la nouvelle église qu'on avait élevée, ne peut parler que de la beauté du monumenft, de la richesse des marbres, des belles peintures et du paysage. Des célèbres martyrs, de l'antiquité de la foi chrétienne, il n*en est nullement question. Sidoine Apollinaire, livre I, Epist., IX; éd. Grégoire et Colombet, 3 v. Paris, Poussielgue, 1836. I, p, 170. Voir aussi les lettres V, 17; II, p. 55; IX, 3, p. 389. Il connaît très bien Lyon, Ta visitée plusieurs fois, mais ne parle pas de cette passion. Les doutes augmentent.

La basilique dont il parle dans ses lettres, et où fut enseveli S. Just, est Téglise dédiée, avant la mort de S. Nizier, aux apôtres. Voir Ruinart, Grégoire de Tours, Opéra omnia, col. 1187, note e. Comparer Longnon, Géographie de la Gaule au VI* siècle. Paris, Hachette, 1878. Elle reçut le vocable de S. Nizier à la mort de ce prélat. Dans ces vocables nous ne trouvons rien encore. Les inscriptions ne j

donnent rien. Aucune trace de ces martyrs. Voir Le Blant, Inscriptions de 'la Gaule. Lyon, n* 15 à 86 A et 663 à 669. Poursuivons donc. Il faut arriver à ce que la traduction que fit Rufin de YHistoire eccle's. d'Eusèbe se répande en France pour voir naitre la légende. Grégoire de Tours est le premier qui ait nommé les martyrs. Mais d^ns quel ordre ? On voit qu'il copie le manuscrit. Point de tradition orale. Les Ui^ martyrs d'Eusèbe sont méconnaissables, Grégoire en compte 48 et n'en indique, quant aux noms, que 45. Ce n'est pas un souvenir local, c'est une traduction mal comprise : Zacharie, qui dans Eusèbe est le père de Jean-Baptiste, est ici un martyr. Mon. Germ. H, Gr. de Tours in Gloria martyr., XLVIII, p. 522. Il va même, comme le fait remarquer l'éditeur de Grégoire de Tours, M. Krusch, jusqu'à oublier un des martyrs les plus importants de la légende , Attale. 11 les fait souffrir avec Irénée et non avec Pothin , Hist. Franc. y I, 2y. Il copie Rufin. On ne peut invoquer l'église élevée à ses martyrs, De gloria rriartyr.^ XLVIII, qui avait été bÂtie sur l'emplacement de l'église d'Ainay, car on sait avec quelle rapidité les corps des martyrs étaient trouvés et devenus populaires. Entre les écrits de Rufin et Grégoire de Tours il y a un court espace de temps. Grégoire le Grand ne sait même rien sur )eux ni sur Irénée. Il ne connaît pas le martyre de celui-ci qu'on ne peut prouver. « Quant à ce que vous prétendez à l'avantage de votre église, nous avons fait chercher dans nos arç]}û^s et il ne s'est rien trouvé. Envoyez-nous donc les lettres que vous dites avoir, afin que nous voyions ce qu'il faut vous accorder; quant aux actes et aux écrits d'Irénée, nous les avons cherchés il y a longtemps, maison n'en a rien pu trouver jusqu'ici. » Ep., IX, 50, 51. Fleury, Hist. Ec, VIII, 202. Un grand fait historique comme la mort des martyrs, un grand apologiste comme Irénée étaient donc devenus une énigme à Lyon et à Rome.

En poursuivant la légende on trouve encore des modifications qui montrent une certaine incertitude. Le martyrologe attribué à S. Jérôme, Migne, P. L, XXXjf VJ(j( p.yBiil c. d'Achery, Spicilegium, II, p. 12, rv (la rédaction appartient au vr siècle; ^ voiries remarquables recherches de l'abbé Duchesne, Reuue archéologique de l'Ecole de Rome, 1886), donne les noms avec différents changementsif On ne peut se prononcer avant que l'illustre savant ait publié l'édition qu'il prépare. Les anciens manuscrits ont été très mal copiés. Ici Blandine est devenue un honune , Blandini, Zacharie un presbyterus. Attale a eu le même sort que dans Grégoire de Tours qu'on a copié. Le martyrologe a ajouté quelques noms. Nous n'avons

pas à poursuivre la légende , car ce sera le sujet d'un petit travail. Nos conclu- \ sions sont que la persécution est fort suspecte et que nous croyons la lettre fausse. • Nous trouvons étrange qu'un fait si glorieux ait laissé dans l'imagination populaire et chez les hommes instruits de cette époque un souvenir aussi confus. ■ Quant à là lettre elle-même , elle ne peut appartenir au ii* siècle , elle a tous les |\ y caractères d'une rédaction postérieure par le réalisme des souffrances , par les | ' invraisemblances du récit, par le plaisir qu'on a de dépeindre le zèle des bourreaux, leur désespoir en voyant les miracles, les saints insensibles. M. Havet, qui sans faire aucune recherche historique au sujet du souvenir des martyrs, a nus de côté cette passion, aurait dû nous prouver sa fausseté. Nous n'allons pas jusqu'à répudier la persécution, mais nous exprimons nos doutes, et, comme Grégoire de Tours qui a soin, en parlant de ces martyrs incertains, d'employer le mot dicunj^r, \ nous attendons de nouvelles recherches.

Il faudra attendre encore quasi un siècle pour pouvoir certifier de nouvelles églises en Gaule. La première mention d'une église est celle de Toulouse. Nous avons la passion de S. Saturnin, Acta sincera, Ruinart, pag. 109. Elle date du V* siècle. Ici nous devons faire la remarque que nous ne voyons pas une persécution dans le récit de la passion. Le récit montre au contraire que c'est une émeute populaire. L'auteur de cette passion constate qu'au milieu du m* siècle il y avait encore peu de chrétiens. Il partage l'idée de Sulpice Sévère, H. S., II. « Serius trans Alpes. » Il nous dit : <c Postquam sensim et gradatim in omnem terram Evangeliorum sonus, exivit pari progressu in regionibus nostris, Apostolorum prœdicatio coruscavit cum rarœ in aliquibus civitatibus ecclesiœ paucorum Ghrifltianorum devotione consurgerent sed nihilominus crebra miserabili errore gentilium nidoribus fœtidis in omnibus locis templa fumarent : ante annos L sicut actis publicis , id est, Decio et Grato , sicut fideli recordatione retinetur, civitas sanctum Saturninum habere cœperat sacerdotem. » Passio S. Saturnini, Ruinart, p. 109, II. A la suite de cette passion Grégoire ^ie Tours place la mission de sept évéques qui, envoyés par l'évêque de Rome avec une intention bien précise, auraient apporté la doctrine en Gaule. Il y a deux faits historiques à distinguer dans ce passage de Grégoire , la mission et sa date. Pour sa date il n'y a pas de doute. C'est bien vers le milieu du m* siècle que Grégoire de Tours veut faire remonter la naissance des évêchés des sept églises : Toulouse, Paris, Clermont, Narbonne, Arles, Lyon, Tours auraient donc commencé à former de petits centres chrétiens. Pour la mission en elle-même , elle est impossible ; à cette époque, Rome était loin de s'occuper de l'évangélisation des Gaules et l'argent même pour une pareille entreprise aurait manqué. D'un autre côté, comme l'a montré l'abbé Duehesne {Les origines chrétienneSyX p. 448), Rome n'avait pas alors d'évêque. Grégoire place Irf venue des évêques \ sous Dèce : « Primus Gatianus episcopus anno imperii Decii primo a Romanœ sedis papa transmissus. » Hist. Franc.» X, 31, p. 443. Les passages de- Grégoire, In gloria confess. , I, 27, p. 764 : « Igitur sanctus Martialis episcopus a Romanis episcopis missus. » In gloria confess.» 1^4, 751 : « Catianum enim episcopum a Romanis episcopis, » nous indiquent que, dans son esprit, cette mission est incertaine. Il se contredit ici. Nous pensons que déjà la légende d'une évangélisalion de tout l'Occident par S. Pierre et ses successeurs commençait à se former. Innocent I l'affirme déjà : « In omnem Italiam Gallias, Hispanias, Africam atque Sicîliam et insnlas interjacentes nullum înstituisse ecclesias nisî eos quos venera-

Inlis apostolns Petnu aat ejns snccessores oonstitaeriiit sacerdptes. » £p. P. R.. éd. P. GonsUmi, ép. 23, p. 2, p. 856. Mansi, Concilia, m, p. 1028, ad Decentiom Eagubiimiii. Nous ne pooTons donc rien conclore de cette mission. Nous devons même rezclurc. Au point de yne de l'arriTée dn christianisme, Grégoire de Tours, très au courant des faits et des légendes de la Gaule par de nombreux voyages (y. Honod, Etudes critiques sur Us sources de mistoire mérovimgienMe, 8* fasc. de la Bibliothèque de TEcole des H. Etudes. Paris. Franck, 1872, p. 37, 86, 121), a soin de nous indiquer TéTangélisation tardive des Gaules. Voir aussi la lettre des évèques à Radegonde, Hist. Franc, IX, 39, p. 394.

Les inscriptions ne contredisent pas l'opinion de Grégoire de Tours. Nous ne possédons aucune inscription datée, mais nous en avons seulement deux qui sont considérées par M. Le Blant comme très anciennes. Ce sont les n** 548 A, relative à Marseille, et 531 B, à Anbagne. A cette inscription, il y a Tancre,

(emblème qui peut nous reporter, pour la Gaule, à la fin du uf siècle puisqu'on trouve encore ce symbole en 474. Elle serait, d'après M. Le Blant {Inscriptions chrétiennes de la Gaule, Préface LIX), du temps de Marc Anrèle. Il a soin seule* ment, page 306, de ne donner aucune date. Marseille aurait donc reçu la dc»ctrine chrétienne an u* siècle. Les documents disent le contraire. Marseille fut toujours considérée par les chrétiens comme la ville la plus dangereuse, l'ennemie la plus ^ redoutable. C'était alors une grande ville g^cque , d'une haute culture. Qu'on se • rappelle raccneU de S. Paul à Athènes. La passion de S. Victor, qui est du V* siècle , nous dit aussi : a Quare et Rom&norum numinum , immo Romanorum dsmonnm studiosa cultrix et sacrilegarum superstitionum acerrîma et ferocissima defensatrix habebatur. » Ruinart, Acta sincera, p. 256, I. Nous ne voyons dans l les Vies des saints aucun missionnaire débarquer à Marseille. On va à Arles , on 1 aborde à Narbonne. Quant à l'inscription d'Aubagne, n* 551 B, M. Le Blant avoue lui-même que par la forme des noms elle semblerait appartenir aux païens. Il a même hésité à l'insérerÉans son recueil. L'inscription est, du reste, perdue. Nous voyons donc que nous n'avons aucun témoignage positif et nous pouvons conclure qu'en Gaule, avant le iv* siècle, il n'existe pas encore une évangélisation prospère, et active, mais seulement quelques églises avec un petit nombre de fidèles, sujets à des fluctuations. L'église de Tours permet de juger des autres et de la vie de ces églises : « Quod si quis requiret cur post transitum Gatiani épiscopi unus tcmtum, idest Litorius, nsque ad sanctum Martinum fuisset episcopus, noverit, quia, obsistentibus paganis, diu civitas Toronica sine benedictione sacerdotale fuit. » Très intéressant aussi pour connaître l'attachement de ces populations à leurs dieux : « Nam qui christiani eo tempore videbantur, occults et per latebras divinum offîtium celebrabant. d Grégoire de Tours,' I, fin, p. 56.

2. Espagne. — Bien des légendes se sont formées pour établir l'évangélisation apostolique de cette partie de l'Occident, mais le commencement de celle-ci date seulement des ix* et x* siècles. V. Gams, Kirchengeschichte uon Spanien, I-V. Ratisbonne, 1762, cité par M. l'abbé Duchesne, Les origines chrétiennes, p. 433. Les historiens tels que Orose, Idace ne peuvent rien donner. La lettre de Cyprien LXVII nous indique deux évêchés, Legio Asturîca et Emerita, le martyre de l'évèque de Saragosse, un troisième. Voir l'abbé Duchesne, p. 434. Le savant historien fait remarquer avec raison, contre dom Chamard, Les églises du monde romain, p. 150-153^ que le fait que Legio et Asturica étaient régies par un seul

évèqne, montré le petit nombre des éyèchés en Espagne. (Note de la page 436.) L*ouyrage du nouvel éditeur du Liber PontificalU n'est malheureusement pas en librairie. C'est un cours fait à TEcole supérieure de théologie de Paris. Quelques amis, quelques élèves en possèdent un exemplaire lithographie. Nous demandons l'impression de cet ouvrage.

3. L'Allemagne a eu, elle aussi, bien des légendes qui ont été discutées et réfutées par Rettberg. Les légendes de S. Maternus, de S. Glémens de Metz, de S. Patiens, de Mansuetus de Toul, de Santinus de Verdun, imitation de celle de Maternus, ne peuvent être acceptées. Rettberg, Kirchengeschichte Deutschlands , Gœttingen, 1846, I, p. 82, 92, 93. La légende de la légion thébaine avec ses ramifications en Allemagne est insoutenable, 94-106. Gieseler, Lehrbuch der Kirchengeschichte. Bonn, 1840, I, 262. On ne peut non plus accepter la légende de sainte Ursule avec ses onze mille vierges, une invention du moyen-âge, et le concile de Cologne de 346 avec l'histoire de l'évêque Euphrates. Rettberg, o. c, I, 110-140. Pour les pays du Danube, les légendes de S. Afra, celle de Beatus, disciple de Barnabas, et de Lucius ne peuvent rien donner. Rettberg, op. c, 142. Les inscriptions sont toutes du iv* siècle à Cologne et à Trêves et n'apportent aucun témoignage. Voir Le Blant, Inscription$ chrétiennes de la Gaule. Ce qu'on peut dire, c'est que, vers la fin du m" siècle, quelques chrétiens étaient à Cologne, le premier évêque Maternus est, en 314, au concile d'Arles. Mansi, II, p. 476. | Pour Trêves, même preuve, l'évêque Agrotius signe au concile d'Arles. Pourl Mayence, aucun évéque à Arles, mais Ammien Marcellin mentionne au rv* siècle \ (LXXVII, 50) une église où des chrétiens s'étaient rassemblés. On peut supposer la naissance de cette église avant l'édit de Milan.

Afrique : Voir Xnhé, Histoire des persécutions, II. L*ahhé Ducbesne, Les origines chrétiennes.

4. V. Ghastel, Histoire de la destruction du paganisme, I, 24. Grégoire de Tours, Hist. F., I, fin, l'église de Tours. Acta Saturnini, église de Toulouse.

5. Voir, pour la France, les légendes apostoliques, Histoire de r église de Tours, !!• partie , par r€d)bé Chevalier ; pour l'Espagne , Gams , Kirchengeschichte pon Spanien, I, B, Ratisbonne. Pour l'Allemagne , la réfutation des légendes apostoliques a été faite par Rettberg, op. c. En Italie, on est en présence de nombreuses légendes apostoliques. S. Pierre aurait accompli de fréquents voyages avec ses disciples. S. Marc aurait été à Aquilée, à Venise; S. Barnabe, à Milan; S. Apollinaire , à Ravenne. Ces légendes ne remontent pas plus haut que les vi* et VII* siècles. On voit aussi que toutes les villes de l'Occident voulaient avoir été évangélisées par un apôtre ou par un de ses disciples. Les mêmes causes engen* drèrent partout les mêmes effets. Inutile de dire qu'on ne peut se servir pour les premières époques du christianisme en Occident des Jtalia sacra d'Ugbelli , de là Gallia christiana. Ces grands recueils exigeraient une refonte.

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