‹ Le trombinoscope (volume 2)Chapitre 133 sur 173 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Deux titulaires au consulat de Smyrne. — Laclos joumalUle.

— De la guerre et delà paix. — Les idées de Laclos sur la contre-révolution. — Il veut continuer la guerre. — Les limiles naturelles. — Laclos, secrétaire-généraldethypotlièquet.

— L'orléanisiiic sous le Directoire. — Lus amis du Laclos.— Son silence sur le passé. — Sa constance dans ses opinions.

— Son enthousiasme pour Bonaparte. — 11 participe au 18 Brumaire. — Il veut rentrer dans l'armée. — La malveillance des bureaux.

Des IcMii* sortie de prison, le iintiiiier soin clesdeii\ frèi'tïs Chotlerlos fut de pronier du \ioleiil iiioii>eiiHiiil de rénetioa contre ht Terreur, pour retrouver les places qu'ils avaient perdues, et que leurs maigres ressources leur rendaient indispensables. Le Consul à Suiyrne riU'lainait son poste avec insistance. Dès la lev(}e des sceilt'^s, il rendit les 7.000 francs dont on Tavait nanti, un an auparavant, h la veille de son dt';part ; il voulait, déclara-t-il au Comité de Salut public, « mettre le procédé de son côté.... sans entcn- » dre préjudicier par cet acte de délicatesse à la légi- » limité d(î ses droits». Il proteste, en même temps, de son civisme, représente tpril a été arrêté sans motif et «qu*il a gémi pendant près d'un an dans la plus » allrcuse captivité ». Dans Tinlervalle, le Comité de

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Salut public avait nommé àSmyrnele citoyen Cavalier, « qui végétait à Marsala en Sicile, et que protégeait la » députation des Bouches-du- Rhône ». Mais il a oublié de destituer Choderlos. Il y a donc à présent deux consuls h Smyrne, tous deux forts de leur droit et pressés d'argent. Le Comité hésite, interroge la Commission des relations extérieures. La Commission répond que le poste de Smyrne ne peut être confié qu'à un agent de premier ordre ; visiblement, elle entend par là souligner le mérite professionnel de Choderlos. « Il a servi la Révolution ; il est pourvu de » capacité et de talent pour bien administrer ; des » voyages et un long séjour dans Tlnde au service de » la Compagnie française lui ont procuré des con- » naissances précieuses sur nos relations extérieures.» Alquier intervient; il déclare connaître Choderlos depuis le commencement de la Révolution, avoir vécu avec lui dans la société la plus intime et s'être convaincu qu'il n'existe pas d'homme plus probe et de citoyen plus pur. Cependant la Couunission évite pru- 4lemmeut de se prononcer. « Le Comité décidera dans » sa sagesse sur deux candidats nommés au même » poste, tous deux munis d'instructions, passe-ports » et fonds nécessaires, dont Cavalier a reçu davan- » tage. Celui qui ne sera pas choisi devra être em- » ployé par la République et recevoir un secours ali- » mentaire dont aucun ne peut se passer *.»

De son côté, Laclos réclama sa réintégration dans les cadres de l'armée républicaine, qui depuis deux ans, fanatique et joyeuse, se couvrait de gloire à Landau, à Wattignies, à Toulon, à Fleurus et, sous Jourdan et Pichcgru, s'emparait de la Belgique, du Rhin et des Pays-Bas. Sa demande n'ayant pas abouti,

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