A. E. DoMMicr Choderlos
Tan X, membre du Comité d'artillerie, qui travaillait depuis 1798, h la réfection du matériel et dont la présidence venait d'être confiée àMarmont. C'est en cette qualité qu'il fut, le 27 avril, envoyé h La Rochelle en mission temporaire, pour y examiner l'état du matériel, des magasins et des troupes d'artillerie et pour renseigner le ministre sur les établissements de cette direction, où il avait été employé plusieurs années. Dès le 4 août, Laclos demanda son rappel, ainsi que celui du chef de bataillon Menoir et des autres officiers qui l'accompagnaient. « Tout officier d'îirtilleric, écrit-il, ou même un « sergent intelligent suffit pour ce qu'il reste àfaire. » Le 19 août, il est rappelé à Paris et, le 21 septembre, il signe, pour la première fois, au registre des délibérations du Comité d'artillerie. Cet inventeur infatigable rapportait de La Rochelle un ancien projet d'alTût de côte, dont il !ordonna de construire un modèle réduit à l'arsenal, pour le transporter à Paris. Devant le Comité, il en fit aussitôt la description et plaida chaleureusement son idée.
Cet affût, monté sur un ch&ssis, était destiné aux canons de côte de 24. Laclos reconnaît que c'est moins un truc nouveau, qu'un composé de l'afl^ût de côte de Gribeauval et de l'affût a aiguille inventé par Montalenibert. Sa construction est peu coûteuse. Il p(;rmet d'augmenter dans le rapport de 2 «'i 3 le nombre des pièces situées sur un espace déterminé. Son principal avantage, d'après l'inventeur, est une augmentation de portée. « Un des usages les plus » fréquents de l'affût décote est de protéger le cabo- » tage contre les corsaires ou autres légers b&timents » ennemis ; or, tout le inonde sait que ces sortes de » bâtiments cessent leurs poursuites dès qu'ils se
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» trouvent dans le feu d'une batterie de 36 ou de » 24, parce que leur échantillon trop faible ne leur » p(*rniet pas de courir le risque de recevoir des » boulets d'un calibre aussi fort. L'aiTùt propose fait » donc cesser la poursuite dans un espace de 4,600 » toises, au lieu de 800 à 1,200. » L'avis du Comité lut favorable ; à La Fère, à Strasbourg, ii Douai furnit ordonnées des expériences sur TanVit IjIU^Ios.
IVndanl Tannée 1802, Lu'.ios |irit une part aciive aux travaux du Comité, qui élabora « le système d'artillerie de Tan XI. » Avec d'Aboville, Eblé, la Martillere, Andréossy, (jassendi, Songis, et sous la présidence de Marmont, il fournit un travail considérable. Le 22 frimaire, il fait adopter des observations sur Tadministration de Tartillerie ; puis le modt; (ravancenuMit le préoccupe; il conununique à ses cfdlègues ses rétl(*xions successives sur ce sujet. 11 obser>t; (|ue le projet de règlement sur l'instruction des dili'érents corps de l'arme doit être basé sur le programme rédigé pour l'école d*application. Il vote pour que les élèves de cette école sortent avec le grade de lieutenant en second ; la motion déplaît h Eblé, fidèle aux |)rincipesde 1793, etqui veut que tout offici(ïr ait servi deux ans au moins comme soldat et sous-oflicier. Laclos n'oublie pas d'ailleurs son projet d'alFiU et le soutient activement devant la Commission nommée pour l'examiner'.
H avait alors soixante-deux ans et l'on voit qu'il avait gardé, avec toute la vigueur de son esprit, rintelligence particulière de son métier, qu'il aimait passionnénuMit. La crainte seule d'être mis en réforme et de voir ses ressources diminuer lui avait fait désirer en Italie de passer dans la carrière diplo-