De Concourt, Houssoye, Champion, op, cit. 2. Lettre
fait (ligne de la grande tragédie. Seul V « Adieu Monsieur » si brusque et si saisissant de la fin nous
liii-mcine. Et la coqueUcrie, si souvent rcprocliéc aux femmes, n'est autre chose que ral)us de celte façon de sentir, et par la même en prouve la réalité. Enfin ce goût exclusif, qui caractérise particulièrement Tamour, n'est dans Thomme qu'une préférence, qui sert, au plus, h augmenter un plaisir, qu'un autre objet affaiblirait peut-être, mais ne détruirait pas ; tandis que dans les femmes, c'est un sentiment profond, qui non seulement
> anéantirait tout désir étranger, mais qui, plus
> fort que la nature, et soustrait à son empire, ne
> leur laisse éprouver que répugnance et dégoût,
> là même où semble devoir naitre la volupté. » Et n'allez pas croire que des exceptions plus ou
> moins nombreuses et qu'on peut citer, puissent s'opposer avec succès à ces vérités générales ! Elles ont pour garant la voix publique, <|ui, pour les hommes seulement, a distingué l'infidélité de l'inconstance : distinction dont ils se prévalent, quand ils devraient en être humiliés; et qui pour notre sexe, n'a jamais été adopté que par les femmes dépravées, qui en sont la honte et h qui tout moyen parait bon qu'elles espèrent pouvoir les sauver du sentiment pénible de leur bassesse ^ » C'est la vieille Madame de Rosemonde qui tient
ce langage. Elle est bonne et clairvoyante; elle a aimé ; elle s'en souvient; elle aime encore dans son neveu les chères ombres de ses amours anciennes. Ses vieilles mains seraient douces aux ilmes blessiies s'il en était d'assez légères. Elle a le charme discret et pénétrant d'un vieux pastel. Sa vertu est toute indulgence et résignation. Elle pense « que » dans les maux sans remède les conseils ne peuvent