‹ Le trombinoscope (volume 2)Chapitre 31 sur 173 · Paris, 1776-1796, 11 yoI. in-d · texte numérisé non relu

Paris, 1776-1796, 11 yoI. in-d

\Vi LE GÉNÉRAL CHODERLOS DE LACLOS

» sur ce double uxiomc : La science des fortificu- ') lions esl inraillible cl M. de Tiarnionlaingne esl » son prophète ^ » 11 jeta Tintcrdit sur la réforme et se mit à la tête de ses adversaires. Dans un mémoire sur la fortification perpendiculaire qu*il fit paraître, cette phrase décisive tomba de sa bouche officielle : « Toute nouveauté proposée en fortifi- » cation est une preuve de l'ignorance de son au- » leur, parce que tout est trouvé dans ce grand » art *. » La querelle de la fortification bastionnée et de la fortification perpendiculaire occupa Tarmée toute entière comme celle de l'ordre mince et de V ordre profond^ pour laquelle Guibert et le chevalier de Folard avaient su passionner la cour et la ville, tout auUmt que pour tiluck et pour Piccini. Intransigeant comme les inventeurs, aigri par rinjustice, Moiitalembert se crut visé par l'Eloge de Carnot et en publia une édition accompagnée de notes virulentes et presque injurieuses pour Fauteur.

C'est dans ces circonstances que Laclos fit paraiti*e sa lettre; Grimm, qui se souciait fort peu de bastions et de casemates, la trcmva pleine de respect |K>ur l'Académie et son auguste ministère *^ Mais Yaubuu et la science officielle y étaient beaucoup moins ménagés.

« Les officiers du génie, disait Laclos, propagent » avec un zèle presque religieux, l'opinion que » Yauban, (|ui fut leur chef et dont ils n'ont jias » cessé de s'inspirer servilement, éUiit un grand

Page 1