Le duc de Bourbon
» juré m(i mort, mais nous no nous ronconlromns » jamais, et j'ai plus d'argent que lui... Le papa » Savoie ^ est endetté et il aime la paix. Léopold *-* » n'aime pas sa sœur ; le Prussien les hait tous » deux et l'Espagne est nulle. Ainsi c'est de l'inté- » rieur que doit partir la foudre. M. l'Artilleur, » faites le Jupiter, écrasez ces petits géants et pla- » ccz-moi sur le trône, vous serez à mes côtés ».
L'artilleur, dans sa ré|)onse, proteste de son zèle et rappelle la longue série d'escroqueries et d'attentats (|ui eussent assuré le succès, si le prince n'avait fui devant La Fayette. Cependant rien n'est désespéré, si on lui donne de l'argent. Il a pour lui « le licencieux Danton »et le « fourbe Linguet » ; il fait « beugler Marat ». Il se pourrait toutefois que l'exilé à son retour, trouvAt son domicile en prison...
A peine arrivé à Londres, le mystérieux Laclos s'était enseveli dans son cabinet de travail ; il avait disparu aux yeux de tous. Les papiers s'accumulèrent sur la table devant laquelle il surveillait anxieusement Paris, tout en intriguant à Londres. « Laclos, déclare dès le 23 novembre M. de I^ » Luzerne, qui seul compose le conseil du Prince » et possède à ce qu'il parait même toutes ses aflec- » tions politiques, ne sort presque pas de chez lui » et ne parait pas jusqu'ici avoir la moindre intrigue » extérieure. Je le fais suivre bien exactement et je » ne |)uis encore avoir aucun éclaircissement sur ce » qu'il fait ici. Je sais qu'il écrit presque toute la » journée et qu'il reçoit beaucoup de letti*es de » France, soit pour lui, soit pour son maitre. » Il