Jf évolution de France et de Brabant, n
tins, » pour ses agents d'exécution. On lui faisait chanter :
Je travaille le militaire,
Danton classe les sections.
A la tourbe la plus grossière
Rotondo fait les motions.
et l'on chantait encore :
A rinstant dans cet enclos, Pour le signal du gralmge, On voit s'agiter Laclos Et rinfernul Saint-Iluruge.
Autrefois on accusait Liiclos cl son prince d'ôlre payés |>ar rAugleterrc ; maintenant on les prétendait h la solde du roi de Prusse. Le Juif Ephraïm, passait pour être Tinstrument de cette [corruption *.
De son côté, Nicolas Bonneville, dans la Bouche de Fer, poursuiv.nl de ses imprécations maçonniques, h>» proscripteur du (Jerclc social, Tliomme pcriide et corrom|)u, qui faisait peser sur les Sociétés afRIiées la tyrannie jacobine. D'après lui, ce meneur des Jacobins avait perverti les principes de la francnifiçonnerie par des idées monarchiques, et la Révolution, en y introduisant un nouvel esclavage.
1, V, les libelles : f.ctlrr. H'Ephrnîm à Lnctox oi Lettre «te M. Cho~ itt'ilos tir l.ot'lox h M. Itnrnnvt (17îH), Kpliriiïm Hcrvnil en eïTet d'af(eiil à Frédérjc-Guillauiiic pour combattre le purti <lc la Uciiio et rallioncc nutrichieiiiic. Montiiiorin déclarait alors à Gouverneur Morris qu'il avait des preuves des intrigues secrètes de TAngleterre et de la Prusse. Dans le n* 28 du Journal des Amis de la ConatUu' lion, la société de Dunkerque donne avis « que les Cours de Berlin, y> de Londres et de La Haye ont fait passer des agents secrets & n Paris, dont quelques-uns, se rouvrant du manteau du patriotisme, i> se sont fait présenter à la Société des Amis de la Conêliiulion et » y ont été admis. >» Laclos écrit en note : « Nous le savonê depuiê » longtemps. »
Il rintcrpelliiil dans ce style (Urango : « M. Laclos» » noire nom de Francs qu'adoptent h TcnYie tous » les |MHi|)les (francken, francs, franci, etc.), ii*a » rien de commun avec ces esclaves enrubannés, » aveuglés par un G. M. (grand maitre), à qui Ton » envoie dans les hautes cérémonies une députation » de neuf pierres brutes, (on appelle ainsi les » francs-maçons des premiers grades) pour lui » remettre en la mémoire qu'il n'est que Tombre » d'un J. (Jésuite).
» Quel est ce grand maitre ? Est-ce encore Philippe » d'Orléans ? ou Philippe d'Artois ? Auteur des » Liaisons dangereuses, répondez !
» Le symbole des chiffres 12, 13 et 14 gravé sur » notre cachet fait sourire M. Laclos ! 0 jour des » destinées ! Reviendriez-vous encore longtemps » sans avoir donné à la terre un grand exemple de » justice ^ »
A cet assaut tumultueux et divers, Laclos opposait un dédaigneux silence. Tout entier à l'attaque, il négligeait la défense. Cependant, sans s'embarrasser de la doctrine et très maitre de lui, môme dans la violence, il suivait patiemment son dessein. On sait qu'à la Hn du mois de février 1791, I^uis XVI, qui s'était résolu à la fuite et préparait secrètement l'exécution de son projet, décida le départ des vieilles filles de Louis XV, ses tantes, qu'il ne voulait pas laisser derrière lui. Leur intention de voyager en Italie fut officiellement annoncée. S'étant mises en route le 20, Mes<lames furent arrêtées le 22 par les habitants d'Arnay-le-Duc, qui en référèrent à l'Assemblée. Sur la proposition de Mirabeau, celle-ci décida le 24 qu'aucune loi ne s'opposait au libre