‹ Le trombinoscope (volume 2)Chapitre 96 sur 173 · Urissot. Mémoires, IV, p · texte numérisé non relu

Urissot. Mémoires, IV, p

C\Uait la capsule orléaniste dans le fusil n^[iu- Llicain.

Sa ruse accomplie, L'iclos, dans son imprimerie, s'occupait déjà de lancer à travers la France, avec les deux pages d'un autre, ses cinq mots à lui. ËviUuU de se compromettre, lui déjà si compromettant, il avait joué de la vanité de Brissot, comme, au 5 octobre, de celle de La Fayette, lui laissant tout le riscfue et se réservant le profit. Cet ambitieux impassible et rafliné allait donc éprouver cette jouissance vraiment rare : les Ilots populaires soulevés et endigués; une Assemblée toute entière en désarroi; un trône abattu ; un pouvoir nouveau, bientôt peutêtre une dynastie nouvelle, instaurés; l'amant de M"*" (leHulFon inuuortalisé; tout cela par un petit jeu de sji plunu; experte.

Au même instant. M*"® de Genlis dépôcbait son mari à la municipalité pour dénoncer à itailly le complot de son rival. Kailly prévint aussitôt La Fayette. « M. de Sillery, Monsieur, sort de chex » moi. Il m'informe qu'un très grand nombre de » pei-sonnes se sont portées bicr soir aux Jacobins » et y ont ann(mcé le projet d'un grand rassemble- » nient au (JlhUNpde la Fédération, pour y sigiuirune » pétition qu'ils doivent porter en force à l'Assem- » blée nationale. Je vous prie. Monsieur, de vous » nu*ltre en état de les recevoir avec des forces » suffisimtes '. » La Fayette fit garnir de troupes et d'artillerie tous les abords de l'Assemblée. La pétiti(m, modifiée par L'iclos, avait été adoptée aux Jacobins par les bandes du Palais-Royal, auxquelles se mêlaient des membres de la Société. Ceux-ci, par un prudent souci de légalité, firent aviser le Procu-

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