Bailly à La Fayette, 16 juillet
reiir-S\n(lic de la Commune de leur intention de porter la |)étition au Champ de Mai*s et nommèrent à cet effet douze commissaires, dont Laclos se garda bien de faire partie. Les Cordeliers étaient r<ingés avec leurs bannières autour de Tautel de la patrie, (|uand les Jacobins y arrivèrent. Quatre commissaires, « un anglais, petit de taille, aux cheveux » blonds et crépus », « un homme en habit rouge et » cheveux roux * », Danton et peut-être Torléaniste Danjou ^ s'installèrent aux angles et firent à la foule « une lecture très animée » de la pétition. Un ennemi de Laclos, Bonneville, de la Douche de fer^ saisit au vol ces fameux mots « par tous les moyens » constitutionnels » et, connaissant Brissot, comprit tout. Il protesta. Les Cordeliers l'imitèrent. Des républicains avaient apporté d'autres pétitions. Us ne voulurent signer qu'après avoir barré la phrase incriminée. D'autres, après ces mots « ne recon- » naitrontjamnùi Louis XVI pour leur roi », prétendirent aj()ul(»r ceux-ci « ni aucun nuire ». Les connnissaires, se refusant à tout changemenl, nîvinrent aux Jacobins pour délibérer, accompagnés d'une députation des citoyens. « Un orateur » s'efforça en vain de persuader ceux-ci et tout fut renvoyé à la séance du soir.
Quand Bonneville s'y rendit, Laclos occupait la tribune 3. H y demandait et y fit décider, après quatre heures de discussion, le maintien intégral du texte apporté le matin au Champ de Mars. Devenu plus prudent, il s'opposa également à ce que la pétition fut signée au Champ de Mars, « ni dans aucun