FRANCISQUE
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Là ne devait pas s'arrêter la disgrâce de l’impétueux professeur. M. Sarcey jusqu'alors ne s’était presque pas occupé de philosophie; le gouvèrnement impérial qui, d’instinct, encourageait beaucoup plus les créateurs de nouveaux cafés-concerts que les promoteurs de nouvelles idées, chargea M. Sarcey d’une ciasse de philosophie, pensant que, ne pratiquant pas cette science, il n’en enseignerait pas un mot à ses élèves.
Mais à peine installé, voilà que M. Sarcey prend goût à la chose. | |
Avec son tempérament foncièrement démolisseur, il se met à bouleverser tous les programmes anciens, fait faire à ses élèves de la philosophie pratique, leur ouvre des horizons jusqu’alors inexplorés, leur expose des aperçus
nouveaux, etc., etc.
Pendant ce temps, M. Sarcey publiait quelques articles assez vifs dans certains petits journaux. Il n’en fallait pas davantage pour attirer sur lui l'attention du gouvernement impérial, qui n’aimait pas beaucoup un genre d’enseignement auquel les jeunes gens gagnaient trop pour qu'il
n’eût pas beaucoup à y perdre.
Une disgrâce accentuée, qui se termina par la démission du professeur, envoya rebondir M. Sarcey en plein jour-
nalisme parisien.
Il entra d’abord au Figaro, l’ancien (celui dont un écrivain peut, à la rigueur, ne pas trop rougir d’avoir été le collaborateur); puis à la Revue européenne.
Il publia à cette époque, sous les pseudonymes de Satané
Binet et de S. de Suttières, une série d’articles littéraires