EUGÈNE
homme politique franchais,anchien chénateur,inéà Riom, le 50 novembre 1814, s’était fait connaître, avanti848,comme avocat distingué, par quelques procès de presse dans lesquels il défendit la cause libérale, qui crut à sonamourcomme une vraie imbécile.-et: lui. réndit ses baisers.
En 1848, le Puy-de-Dôme l’envoya à la Constituante, puis à la Législative, où 1l vota tout le temps avec la droite; 1l n'avait pas caché longtemps son Jeu.
RENTE FRS CET ET CE Cu ARE No ?
| Cette remarquable élasticité de conscience ne tarda pas | à attirer l'attention du président de la République, Louis-
| Napoléon, qui l’appela au ministère de la justice.
has Pr
Une fois au pouvoir, M. Rouher éohvertit harditient 344 én.… mouchoirs de poche so mandat démocratique ét ci déclara en pleine tribune que la révolution de Février VS était une « catastrophe ». FA 2 Musset a dit qu’épouser sa maîtresse, c’est cracher dans s son verre avant de boire; M. Rouher, plus malin, crachaïit dans son verre, mais après avoir bu.
M. Rouher fut un des défenseurs de la loi du &. mai, qui réstreignait le suffrage universel, auquel il EEE tout. | Cette fois, il ne se contentait pas de crache dans. le verrè: 1lMe-brisait. FRS
Il est vrai que la haute situation qu’il avait conquise lui permettait désormais de boire à mêtne la bouteilles
De juillet à décembre 1851, M. Rouher quitta etre rit son portefeuille une demi-douzaine de fois; le 23 jäns vier 1852, il donna sa démission à l’occasion de la confiss cation des biens de la famille d'Orléans.
Ce décret à La tiré répugnait à ses sentiments élevés; plutôt que de s’en rendre complice, il préféra renoncer à son portefeuille... après s'être assuré que l'empereur lui donnerait de l’avancement.:
‘En effet, Napoléon III — couvrez-vous ! — 2 toiiéfid de tant de délicatesse, posa sur les sérüptilés encote saignants | de son ex-ministre le cataplasmé adoucissant de la vieeprésidence du conseil d'Etat.
De 1855 à 1863, M. Roüfhiér fut ministre du comités et des travaux LEBt a Pendant cette période, il conclut des traités de commerce avec l'Angleterre, la Belgique et l'Italie.
Les opinions sont encore très partagées, relativement aux bienfaits de ces conventions que beaucoup d’écono-
om ie
an mme mm
mistes, entre autres MM. Thiers et Pouyer-Quertier, ont
jugées assez favorables à la France pour que l'Angleterre et la Belgique s’en tordent les côtes de rire.
Quant au traité avec l'Italie, c’est autre chose. La France ne tarda pas à en ressentir les bienfaisants effets :
» à peine était-il signé, que M. Rouher recevait le grand
cordon des Saints Maurice et Lazare.
Cette nomination plongea le commerce dans une joie folle. MM. Maurice et Lazare eurent assez d’empire sur eux-mêmes pour conserver leur sang-froid.
PAS > Me 4 <= “av w
LA
En octobre 1863, M. Rouher fut nommé ministre d'Etat après la mort de M. Billault, cet autre homme poli- tique de tous les écots qui, pour la première fois de sa . vie, quittait une place sans être appelé à d’autres fonctions.
… On doit à M. Rouher la liberté de la boulangerie; il ne conserva que celle du pétrin.
… De 1863 à 1868, M. Rouher eut pour mission de prouver au Corps législatif que tous les actes de l’Empire étaient des chefs-d’œuvre ; il y parvint sans peine, appuyé par une majorité moutonnière, auprès de laquelle il remplissait l’office de chien de berger impérial.
Il fut général en chef d’une armée de couteaux à papier soumis ét disciplinés au point d'étouffer sous le bruit de leurs roulements ineptes jusqu'à celui des craquements de l'édifice qui devait s’écrouler sur eux.
Il présenta l'expédition du Mexique comme « la plus grande pensée du règne » et la défendit avec tant de véhé- mence que les députés de la droite en furent touchés; les . dividendes des obligations mexicaines en crevèrent de jalousie.