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SIMON

ÉULES

(comme Trochu) — de son vrai nom : FRANÇoIS- Simon SUISSE, | philosophe sentimental, philanthrope platonique et homme politique larmoyant, né dans

le Morbihan — encore comme

Trochu — le 51 décembre 1814.

Il devait-venir au monde le lendemain: 1°’ janvier 1815 mais 1} avança d’un jour sa naissance afin que la France n’eût pas tous les malheurs dans la même année.

Il fit d'excellentes études et débuta dans l’enseignement comme maître suppléant au collège de Rennes.

De 18309 à 1857, il succéda à M. Cousin comme profes-

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seur d'histoire et de philosophie à la Sorbonne. — Le 16 décembre de la même année, il vit Son cours suspendu pour avoir essayé d'enseigner à ses élèves un tas de choses qu'il est utile d’ighorer quand on est appelé à vivre sous un Empire; et quelques mois plus tard, refusa de prêter

serment de fidélité à l’homme dé décénibrés ce qui com-

mença sa fortune politique.

Il avait été décoré de la Légion dHmaete 1627 VAL 1845 ; on n’a jamais su au juste pourquoi ; cependant on a cru longtemps que c'était pour avoir collaboré à là romance de Jenny l'Ouvrière. se.

En 1846, candidat de lopposition modérée dans les Côtes-du-Nord, M. Jules Simon échoua ; mais, en 1848, il fut élu dans ce département, et vint siéger à la Constituante comme républicain. toujours modéré.

Nos lecteurs nous pardonneront ces répétitions dé l’adjectif: modéré ; mais il n’ÿ a pas de notre faute, ét, dans le cours de cette biographies nous serons forcés dé lès commettre encore souvent. Le côté saillañt du caractère de M. Jules Simon est la modérätion. Personne mieux que lui n’a su jouer de ce qualificatif qui prête, d’ailleurs, comme un morceau de caoutchouc et n’a pas son équivalent en politique pour signifier tot ce que l’ori veüt ét même le contraire.

Dès son entrée dan la vi politique, lé dada favori de M. Jules Simon fut l'étude modérée des questions ouvrières ; aussi la Constituante le désigna-t- “elle e pour faire

partie du comité modéré dé l ofganisation du travail. Après l'insurrection de juin, il fut nommé président modéré de la commission de de visiter les blessés. L'ordre rétabli, il devint secrétaire modéré de la commission de l’enseignement primaire et rapporteur modéré de la loi organique de l’enseignement, dont il présenta modérément à l’Assemblée un projet complet et modéré.

Ms. se

Elu en 1849 membre du Conseil d'Etat, il fut président

de la commission des recours en grâce; cette fonction était dans ses cordes sentimentales.

Eloigné momentanément de la politique, il alla faire en Belgique des conférences philosophiques toutes empreintes de cette douceur émolliente dont il a le secret, et qui témoignait à la fois d’un cœur sensible et d’un tempérament lymphatique.

En 1863, il fut élu député au Corps législatif par la 8° circonscription de la Seine. Il défendit alors la liberté de la presse.

Nota: Le gouvernement de M. Thiers rétablit le cautionnement sur les journaux, et M. Jules Simon en était.

Il continua sa campagne en faveur de l'instruction pu-

blique et soutint les intérêts des classes laborieuses, ques-

tions dont il avait fait son marche-pied ordinaire.

Il revendiqua aussi les franchises communales de Paris et les lâcha plus tard avec l’aisance de ces grands réformateurs, qui n attendent qu’une place au pouvoir pour cesser de trouver un cheveu dessus.

En 1860, il fut réélu député dans un grand nombre de circonscriptions, et dans les réunions électorales battit le tendre Lachaud, candidat officiel, de plusieurs douzaines de sanglots. |

Pendant cette période, il essuya cependant, avec plusieurs de ses collègues modérés, un assez joli succès de trognons de pommes dans une réunion socialiste de Clichy.

La réaction contre l’opposition en carton-pâte commencait, et le peuple se fatiguait visiblement de ces farouches républicains qui se faisaient, sans douleur et sans danger, les trop tranquilles avocats de ses revendications.

M. Jules Simon fut nommé, en 1868, président de la Société des gens de lettres. Il en profita pour aller mendier en faveur de cette Société des secours et des distinctions auprès du gouvernement de VÉéLocIPÈbE père. (Couvrezvous !)

Les gens de lettres désavouerent ces démarches de leur président, pensant que des hommes intelligents ne devaient tendre la main à l’Empire que le poing fermé; M. Jules Simon dut donner sa démission. |

M. Jules Simon a publié un grand nombre de volumes, entre autres, l’'Ouvrière, l'École, le Trayaïl, etc., ouvra-

ges dans lesquels il a éloquemmient démontré qu'il y a

beaucoup à faire en faveur des classes laborieuses.

CT

à : Se

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