Y CO
M. Jules Simon a fait partie du gouvernement de la Défense nationale. Pas plus que ses collègues, il n’a eu l’audace de mettre en pratique ses théories républicaines qui lui avaient rapporté tant de gloire et d’argent, et sa popularité de mauvais aloi a sombré avec celle de ses complices.
Cependant 1l a un peu surnagé, ce qui tendrait à prouver qu'il était encore plus creux que les autres.
M. Thiers, en dépit de l’opinion, le choisit comme ministre de l’instruction publique. Sentant toute son impopularité, mais bien décidé à la braver, M. Jules Simon se fit maçonner son portefeuille sous le bras, et pendant longtemps les horions les plus formidables ne purent avoir raison de ce scellement pour lequel l’auteur de l'Ouvrière semblait avoir retrouvé le secret du fameux ciment romain.
Cependant, quelques jours avant la chute de M. Thiers, on parvint à lui scier son portefeuille sous laisselle.
Il ne lui resta plus que son siège de sénateur et son fauteuil d’académicien sur lesquels il avait été assis le même jour en 1875.
L'un lui donnait l’immortalité.…. hum! c’est ce que nos enfants verront.
L'autre, lui donnait l’inamovibilité.… hum !... c'est ce que nous verrons peut-être bien nous-mêmes.
En décembre 1876, M. Jules Simon fut chargé par M. Mac Mahon de composer un ministère.
Ce fut ce jour-là qu’il lança ce programme fameux dans lequel il se déclarait « franchement républicain et résolu-
LA NE LR 2 RCI, PRE AR po ENT 0 lu à Ven À Ge a] AN à Ce ê & lon ENT € j''bbsgté à RTE + US Û ï dy. 5: APP EEL # Û # je ; Ve ET x ls 4
Moins de six mois après, M. Mac Mahon trouvait M. Jules Simon trop communard et le remerciait d’une facon retentissante. |
Jusqu'à la démission de M. Mac Mahon, il se tint à l’écart de la politique militante ; ce ne fut qu'après la nomination de M. Grévy à la présidence de la République qu'il fit sa rentrée.
Et quelle rentrée !... ma bonne sainte Vierge !.…
M. Jules Ferry — qui n’est pourtant qu'un ogre en baudruche — avait élaboré un certain article 7 qui excluait de l'enseignement public tous les membres des congrégations non reconnues par l'Etat.
Cet article 7, évidemment, n'était qu'un cautère sur unc jambe de bois, attendu qu’ii est insensé d'entreprendre de balayer l'énorme tas d’ordures cléricales avec le petit pinceau aux poils usés de l’expédient et de l'arbitraire quand on à à sa disposition l'immense balayeuse mécanique de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Nais enfin, aussi piteux qu'il fût, l’article 7 n’en était pas moins une tendance à désempunaiser un peula France; or, à ce titre, il semblait qu’il ne dût rencontrer d’adversaires que dans les rangs de la réaction.
M. Jules Simon prit place d'emblée dans ces rangs et contribua à faire rejeter l’article 7
Il invoqua pour cela le principe sacré de la NÉS
Elle est bien bonne !.….
Si cette raison n’était pas une frime atroce, que ne demandait-1l séance tenante la liberté pour toutes les associations républicaines qui ne l’ont pas ? c’eût été logique au moins.
Certes, le jour où tout le monde sera libre de se réunir,
ment conservateur. » (Je suis oiseau, voy HER mes ailes! voir . La Fontaine. )
EE
l'exclusion d’une catégorie — fûüt-ce celle des Jésuites — deviendra de l'arbitraire.
Mais en attendant la venue de ce jour heureux, à qui fera-t-on accroire qu'il est pratique de respecter la liberté de ses ennemis qui se sont toujours fait — et se feraient encore à l’occasion — un paillasson de la vôtre ?
F2 Me
D'ailleurs, M. Jules Simon, désormais l’allié des droites, ne leur marchanda pas les gages de son amitié.
Quand vint, en juillet 1880, la proposition d’amnistie plénière, il la combattit avec une ardeur et un fiel à rendre jaloux son co-immortel Maxime Ducamp.
Depuis ce temps, M. Jules Simon est irrévocablement casé dans l’esprit même des gens qui, sur la foi de quelques livres d’un humanitarisme en doublé, avaient eu la naïveté de faire crédit à ce faux républicain, à cet ambitieux fielleux, à ce satisfait implacable.
O7 le
EX
M. Jules Simon, assure-t-on, a été membre de l’Znternationale, sous le n° 606. Pour se faire une idée du plaisir qu’il éprouve lorsqu'on lui rappelle cette circonstance de Sa vie, on n’a qu’à se figurer un concierge devenu millionnaire et que ses anciens amis n’abordent qu’en lui criant devant tout le monde: Cordon, s'vous plaît !.….
La RD:
Au physique, M. Jules Simon est un petit homme rondelet ; il est du nombre de ces philanthropes que l'étude des misères sociales engraisse.
Il appartient aussi à cette nombreuse catégorie de réformateurs en chambre dont l’œil doux s’humecte au spectacle du peuple opprimé et qui s’écrient avec feu: {ly a quelque chose à faire pour ces pauvres victimes !..… je ferai. là-dessus un livre qui se vendra très bien !…
ss ET 4 Se a S S
L'Empire avait créé deux sortes d’heureux: ceux qui vivaient en le soutenant et ceux qui vivaient en l'attaquant modérément ; M. Jules Simon était de ces derniers, en compagnie des Favre, des Picard, des Ferry et autres dé- bitants d'opposition douce, facile et lucrative.
Le métier n’était pas dur; avec un peu de précaution, on en tirait gloire et profit, et comme l’a si bien dit Rochefort: Se lever de son banc, réclamer une liberté, ne pas lobtenir, se rasseoir, recommencer le lendemain et jours suivants pendant quinze ans, voilà quel était le jeu de ces charlatans qui piochaient dans l’idole avec des outils en carton peint. Ce n'était pas là un martyre; mais si ça n’avançait à rien, cela avait au moins l’avantage de ne pas donner beaucoup de mal. |
Pendant que l’auteur de Ouvrière et de l'Ecole était au pouvoir, les femmes persistaient à gagner douze sous par jour, et un rapport du temps établit qu’il n’y avait guère à Paris que 67,000 enfants privés de toute instruction élémentaire. M. Jules Simon continuait d’ailleurs à s’en attendrir de plus en plus, mais à s’en occuper de moins en moins. — [l en serait encore de même aujourd’hui, si les hasards de la politique nous rendaient comme premier ministre ce philosophe sensible... mais très consolable.
Août 1881.
Ont LES em pommes
NOTICE COMPLÉMENTAIRE
: Dates à remplir
PAR LES GOLLECTIONNEURS DU TROMBINOSCOPE
M. Jules Simon, en attendant qu'il détrône M. Gambetta, reprend l'étude des questions ouvrières et publie le .. 18... un livre remarquable sur la nécessité d'ouvrir des écoles en grand nombre. — Il redevient ministre le... 18... et n’en ouvre pas une seule. — Encore une fois rejeté dans la vie privée, il publie le... 18... un ouvrage sur l’urgence qu’il y a à améliorer le sort des institutrices; revient au pouvoir le... 18....et les laisse toutes aux mèmes appointements. — [1 meurt enfin le... 19... en prononcçant les paroles suivantes que nous recommandons aux électeurs de Pavenir: « Les Ré- « publicains n'ont vraiment de bon temps que sous la monarchie, « l'impuissance où ils se trouvent d'agir ne permettant pas au peu- « ple de disiinguer les vrais des faux. »
pm,
Po TU RS Pom or pr
PPS
PATISAMSELE Un an 10 fr.
Départements. — 12fr.
100 BIOGF APHIES
Paris ist Un an 10 fr.
Départements. — 12fr.
Abonnements sans frais MUR PME Abonnements sans frais dans tous les bureaux de poste L”" VA dans tous les bureaux de poste
Cette nouvelle édition du Trombinoscope, qui paraît deux fois par semaine, composera des volumes de 100 biographies chacun, du même format et du même aspect que
les autres ouvrages de TOUCHATOUT.
ONT DÉJA PARU
1. Jules Grévy | , 2. Clémenceau | 3. Gambetta | 4. République 5. Thiers | 6. Zola | 7. Rochefort | 8. La Canicule 9. Duc d'Aumale } 10. Victor Hugo | 11: Belle-Mère (|
OUVRAGES DE TOUCHATOUT
Histoire de France tintamarresque, un volume de 800 pages. 500 dessins noirs et coloriés, envoi franco.......... 12 fr.
SUITE DU PRÉCÉDENT
Histo're tintamarresque de Napoléon III, un volume de 800 pages, 500 dessins noirs et coloriés, envoifranco. 12 fr. SUITE DES DEUX PRÉCÉDENTS
La Dégringolade impériale, deuxième partie de L'HisToIRE TINTAMARRESQUE DE NapoLÉON III, un volume, 500 dessins noirs,et coloriés,.enyoi franco." 12 fr.
Grande Mythologie tintamarresque, 600 dessins noirs et coloriés par G. Lafosse et Moloch, un volume de 840 pages INANCO 7,4 0 1 2 CORRE ea OP CRE 12 fr.
EN PRÉPARATION
SUITE DES TROIS PRÉCÉDENTS
Le Septennat tintamarresque, un volume de 800 pages, illustré.
Mélanges tintamarresques, recueil de fantaisies, un volume de 800 pages, illustré.
Quarantième année LE TINT AMARRE Quarantième année
HEBDOMADAIRE, SATIRIQUE ET FINANCIER, PARAIT LE SAMEDI
A BOMNINEMENTS :
l'an 18 fr.; 6 mois 10 fr.; 8 mois 6 fr. | 1 an 20 fr.: 6 mois [1 fr,: 8 mois Tfr. REED PPS PPS SPP ESP PES ECO POLE PPS:
PARIS
Pour recevoir franco par retour du courrier les
ouvrages ci-dessus, en envoyer le montant à M. LÉON BIENVENU, directeur du Tintamarre, 2 9, rue d'Amsterdam, à Paris
on on ere magma) OP Dm
nr PP am Dr dE om mg on
SRI CL 2 A rene ri remen Snsitiiasel
se 7
A A om PE re mm a
on
7/1 \ KR NN à