COMPLAINTE
Pauvre étranger, prisonnier de l’Écosse,
Dessus la paille humide je gémis.
Hier encor dans un riche carrosse.
C'est au cachot qu’aujourd’hui l’on m’a mis.
La mort n’est rien ; mais ce qui me chagrine,
C’est mes parents qui vienn’nt me visiter...
Ah ! bon geôlier, laisse entrer ma cousine ;
C’est du pain blanc qu’elle vient m’apporter.
( Regardant le Geôlier, qui ne bouge pas.)
Il est en bois. Et voilà comme ça se joue depuis l’autre fois!... Ah 1 il n’y a plus de trompette; tout est bien changé!... Du reste, à partir du moment où le petit vieux s’est mis à genoux devant moi avec sa fille, jusqu’à l’instant où la reine a dit : Voilà mon époun.. il y a une lacune dans mon existence!... Il y a un voile sur ma jugeotte... Les Écossais, le sauvetage de la reine... les beaux habits qu’ils m’ont donné, le trône d’Écosse... tout cela se brouille dans ma tête... Et cependant, il n’y a pas à dire, je suis le mari de la reine... Elle seule pourrait me tirer de
LE THON U Ü’ ECOSSE
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là!... Mais quel espoir ? elle n'a plusses facultés... ( La Heine est entrée par la droite sur ces derniers mots, d'un geste a congédié les Gardes et le Geôlier, qui sortent par le fond )