‹ Le troubadour Guilhem MontanhagolChapitre 20 sur 84 · Cf. Balagucr, op. cit., IV, 248 sq · texte numérisé non relu

Cf. Balagucr, op. cit., IV, 248 sq

4. Cf. Appendice, II, vv. 53-34. C'est tout à fait par erreur que Lowînsky, Ziim geisttichen Kunstliede in der altprov. Litter. (Berlin, Di.ssert., 1897), p. 43, a supposé d'après ce même passagq Pexistence ■Je chansons pieuses, non de Montanhagol, mais de Pons Santolh. Toute la pièce montre que c'est pour notre poète que Pons Santolh (mplore la Vierge & il parle des chansons pieuses de Montanhagol comme d'un titre à sa miséricorde.

de ses sirventes^ composé des pièces en l'honneur de la Vierge, comme en feront, au siècle suivant, les mattres Se les lauréats du collège delGaiSaber. Et, par là, son œuvre aurait, non seulement plus détendue, mais encore plus de variété.

Telle qu'elle est cependant, elle reste fort précieuse &c assure à Monlanhagol une place considérable dans riiistoire de la poésie provençale. Tout d'abord il semble, en effet, que nous y relevions des traces d'un talent personnel. Non que Montanhagol se distingue par une recherche exagérée de la forme, qu'il se plaise aux combinaisons rares de mots ou de mètres 6c qu'il aime les énigmes du trobar dus. Au contraire, c'est à peine si, çà Se là, nous rencontrons quelques jeux de mots 5c de rimes, toutes recherches assez vénielles Se qui sont communes k tous les troubadours. Rien de rare non plus, ni de particulièrement compliqué dans sa versification. Toutes ses pièces, à l'exception de trois', se ramènent à des formules métriques assez simples Se souvent employées avant lui. II ne semble pas s'être piqué d'en inventer, ni d'en employer toujours de nouvelles. Se la même lui sert parfois pour deux poésies^. Il est vrai que, même lorsqu'il emprunte une formule déjà connue, il cherche le plus souvent ^ à la faire sienne par l'emploi de vers diffé-

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