‹ Le troubadour Guilhem MontanhagolChapitre 23 sur 84 · Vin · texte numérisé non relu

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ce côté du talent de Montanhagol : son mérite 8c sa valeur sont ailleurs.

Son grand mérite, en eftet, c'est de nous aider à faire revivre une période importante de Thistoire de la France méridionale 8c de représenter pour nous une époque curieuse de la poésie provençale. Si nous parcourons les sïrventes de Montanhagol, ce qui nous frappe, c'est la netteté des allusions, la précision des faits &, pour tout dire, le caractère d actualité de ces pièces. Sans doute, nous retrouvons chez lui beaucoup de ces traits, de ces développements communs à tous les troubadours; nous aurons même souvent Toccasion, au cours de notre commentaire, de faire des rapprochements d'expressions ou d'idées. La première strophe de son sirventes sur la révolte de 1242 exprime la joie qu'éprouve le poète à voir la guerre déchaînée', 8c non seulement c'est la même idée, mais ce sont presque les mêmes expressions que nous retrouvons dans une pièce de Bertran de Born. Cette idée aussi que tout allait bien mieux dans l'ancien temps, après avoir fourni plus d'un développement aux troubadours antérieurs, sert aussi à Montanhagol quand il veut blâmer l'indignité de ses contemporains, la lâcheté des nobles', la perfidie des amants^, 8c elle lui fournit le début de son sirventes contre l'Inquisition^. Il traite à son tour le thème cher à tous les

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