‹ Le troubadour Guilhem MontanhagolChapitre 30 sur 84 · Cf. VII, 33 sq · texte numérisé non relu

Cf. VII, 33 sq

ÉTUDE SUR OUILHEM MONTANHAGCL. 49

plus aimer; lainour est menacé de disparaître Se avec lui, Thonneur, la valeur,, toutes les vertus qu'il inspirait & la poésie même qui l'exprimait.

Montanhagol, lui, reste fidèle à son culte; il sait qu'amour le rend joyeux, le rend meilleur, Se il plaide sa cause devant ceux qui l'oublient ou le combattent. Aux riches, aux nobles dames qui n'osent plus aimer, il dit que l'amour n'est pas un péché* 5 iiux clercs, que le véritable amour est un principe de vertu. « Amour, leur dit-il, n'est pas un péché, mais une vertu qui fait les méchants bons & rend les bons meilleurs^. » Car l'amour réclame un cœur pur; on n'est digne d'amour que si l'on sait se garder des fautes^, si l'on n'est pas également indifférent au bien Se au mal ^, Se l'amour va à la vertu. Mal placer son amour, aimer qui ne mérite pas de l'être, c'est se déshonorer^. Ce qu'on doit aimer, ce n'est ni le rang, ni la richesse, mais la sincérité d'un cœur vraiment épris^. L'amour va à la vertu 8c a pour mission de protéger cette vertu 7. Montanhagol se propose, avant tout, de veiller sur l'honneurde celle qu'il aime. Qui agit autrement, Se par ses désirs passionnés met en péril la bonne réputation de sa dame, est indigne du nom d'amant^.

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