‹ Le troubadour Guilhem MontanhagolChapitre 37 sur 84 · I. Cf. De Lollis, op. cit., p · texte numérisé non relu

I. Cf. De Lollis, op. cit., p

tous leurs contemporains '• Cependant, il cite luimême quelques vers du troubadour Granet dans lesquels les idées nouvelles sont très nettement rail* lées^; Se ce qui ressort de là c'est donc, non pas qu'elles étaient celles de tout le monde, mais qu'il y avaif encore des poètes qui leur préféraient l'ancienne conception de l'amour. Sordel lui-même n'a pas toujours chanté l'amour chaste, S( M. de Lollis k est obligé de reconnaître qu'il y a encore en lui un

' élément de sensualité par lequel il se rattache à

la tradition classique^. De l'aveu même de Montanhagol, il y a de son temps encore des amants qui ne se conforment pas aux nouvelles maximes^, de faux amants, comme il les nomme, Se des poètes coupables pour glorifier leurs fautes^. Il combat les uns Se les autres, mais cela même nous prouve que les idées qu'il exprime ne sont pas acceptées par tous 8c qu'elles sont encore des idées nouvelles. Il semble, au contraire, avoir eu conscience d'être un novateur, & c'est avec une certaine fierté qu'il revendique pour sa poésie le mérite de l'originalité : « Les anciens troubadours, dit-il, n'ont pas tant parlé de lamour, jadis au beau temps joyeux, que nous ne puissions

^ I. Cf. De LoIliSj op. cit., p. 77.

2. E d^en Sordel sabem tuit son usage ^ « Qe ben ama ses. jausiuien b'amia

E non vol pas qel veinha d^agradag« •l « Qel colc ab si, qe vergoinha i penria. »

(Granet, in Mahn, Gedichte, 107.)

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