Publié à VAppendice, n* H
4. Cette extension postérieure du sens de -0/ = -^lum est assurée par des mots comme espagnol, romagnoly cévenol, qui, tous, indiquent l^origine, la provenance. Mais primitivement ce suffixe ne se trouvait que dans des mots ayant en latin un e ou un i en hiatus avec le suffixe. I.e fait quV>n le trouve dans des mots comme cévenol, montanhagol, où il n^ ^ pas d*i en hiatus, nous prouve que cette cîxtension du suffixe -0/ est relativement récente. Pour Montanhagol en particulier, on peut songer à l'influence anaiDgique d'un mot de même racine comme montanhol, qui, lui, présente bien Vi en hiatus.
nant pas la valeur du mot^ appelaient le poète Guilhem de Montanhagol, 8c Tinutilîté de la trop ingénieuse hypothèse de Papon qui, ne trouvant pas de localité du nom de Montanhagol ou Mon-tanhagoutj faisait naître le poète à Puiagut (au diocèse de Sisteron), dont le nom aurait été traduit en son équivalent Montanhagout.
En dehors de son nom, nous ne connaissons sur sa vie même rien de précis. L'absence de tout document ne nous permet pas de décider de quel Montagnacce nom conserve le souvenir, & à vrai dire cela importe peu^ puisque cela ne nous dirait pas où naquit le poète. Nous ignorons de même la date de sa naissance & celle de sa mort. Peut-être, cependant, nçst-il pas impossible de déterminer, à défaut des dates précises de sa vie, Tépoque à laquelle il a appartenu, de découvrir sinon la ville^ du moins son pays d'origine, & cela par 1 étude de ses poésies.
Un premier renseignement, fort vague il est vrai, nous est fourni par une de ses chansons'. Le poète y fait allusion à la croisade de l'empereur Frédéric, & au fait quêtant entré à Jérusalem, il s'en couronna roi lui-même*, aucun prêtre n'ayant voulu sacrer un prince anathématisé. Nous pouvons donc affirmer que la pièce est postérieure à 1229, mais c'est tout, Se il nous est impossible de préciser davantage. La première des poésies de Montanhagol