VII, 46-48, IX
10. altan,,, com = autant... comme. -*- Aitan doit être entendu ici au sens restrictif : « autant... & pas plus, seulement, précisément. »
66 POÉSIES DE QUILHEM MONTÂKHÀGOL.
Parfois, pour bien marquer ce sens, on ajoute ses plus, commt dans ce ▼ers de Sordel :
Aiiaa ses plus viu hom quan viu jauiena.
(Édition De Lollis, XX.)
Mais tfitdif, comme le latin tantum^ pouvait, sans doute, avoir par lui-même cette valeur. Aitan.,. com signifie donc ici seulement,,, que : « le nom de Jausserande ne veut pas dire autre chose que... 8(c. »
1 1. Pour remplacer la leçon évidemment fautive gai seran escos^ qui ne donne aucun sens & rompt la rime, nous proposons de lire gai seran, e sors. Raynouard, en eâ*et (Lexique roman, V, 268), au mot sorger, sor^er, mentionne une forme de participe passé sors = * sursus pour surrcctus^ avec le sens de exalté^ relevé^ qui convient très bien ici. II est vrai qu'aucun des deux exemples cités par lui nVst concluant. Dans le vers de Bertran de Born :
lo sors Knrics dis parauU corlexa,
il est certain que sors n'est pas le participe de sor^er^ mais la forme française correspondante au provençal : saur, roux, fauve. Nous avons là une allusion à la chanson française de Raoul de Cambrai^ & lo sors Enrics n'est pas, comme le voudrait Raynouard, Vélevé, le grand Henri, mais Henri le Roux, que nous savons être un des héros de la chanson. (Cf. Stimming, Bertran de Born, p. 281.) Quant à Tautre exemple de Raimbaut de Vaqueiras, le vers cité ne se trouve pas dans tous les manuscrits. Le Parnasse oecitanien (p. 71), qui reproduit la pièce No m'agrad' iverns, ne donne pas la strophe qui la contient. Mais Rochegude connaissait certainement le mot qu'il mentionne dans son Glossaire avec le sens de élevé, relevé, exalté. Enfin, Crescini {Manualetto provençale) le relève dans son lexique & en donne un exemple certain, attesté par la rime :
qe si la corls del Foi e lo bobans l'adreiU prêts dois lejals amadors nom releTon, jamais non serai sors.
(Richaiit de Berbesiu, Atressi eum Volifann.)
Gauseranda, — Le biographe provençal ne connaissait sans doute pas plus que nous cette dame, qu'il appelle Jauseranda del castel de Lunel, Et il en était de même de Nostradamus, quoiqu'il lui invente une généalogie & la fasse«fille de Galserant ou Jausserant, prince de Frette & de Gaulcier, qu'estoit une des plus excellentes dames en prestance & beauté du corps. » En réalité, ni dans V Histoire des seigneurs de Lunel de Tabbé Rouet, ni dans V Histoire de Lunel de Millerct, on ne relève dans la famille seigneuriale de Lunel personne de ce nom. Il est vrai que le biographe se borne à dire qu'elle était djel castel de Lunel, ce qui, dans la langue des biographies, signifie simplement
qu'elle était de Lunel. De même, la Béatrix de Lunel, chantée par Folquet de Marseille, ne figure pas non plus dans la généalogie de la lamtUe seigneuriale. Faut-il admettre avec O. Schultz {Zeitiehrift f, rom. Philologie, XV, p. 233) que notre Gauseranda n'est autre que silh de 'Lunel dont il est question dans le planh célèbre composé par Bertran d^AIamanon aux environs de 1237? Rien ne le prouve positivement. Il nous paraîtrait même plus vraisemblable de ridentifier à la dame de Lunel dont parle Blacasset dans sa chanson : Si la mal d*anior m'auci ni nCes no^ens. Nous savons, en effet, que le même Blacasset connaissait notre Gauseranda, puisqu'il répondit à Montanhagol pour renchérir encore sur Téloge qu*il en faisait. (Cf. Appendice, n" I.) Mais pas plus que notre poète il ne nous laisse deviner qui, elle était.
14. Esser de gran jau^ensa» — Sur cette construction de esser avec dc^ cf. Stimming, Bertran de Born, p. 276. — L'idée se retrouve, presque soûs la même forme, chez Jaufre Rudel :
E mias sian tais amors Don ieu aia jauzens jauxits.
(Pro ai del ehan essenhadors.)
16. Qui he ZV/tte/f. —Sur cette construction, fréquente en provençal comme en ancien français, du relatif qui == latin si quis, & servant à former des propositions conditionnelles, cf. Diez, Grammaire, tratruction française, III, 354, 8c Tobler, Fermischte Beitraege, p. 99.
17. Sur une mauvaise interprétation de ce vers, O. Klein (^Der Troubadour Blacasset, Wiesbaden, 1887) avait cru pouvoir établir que la réponse que nous publions à VAppendice n'était pas de Blacasset & que l'auteur en était Vamics Guiraut^^ du reste parfaitement inconnu, à qui s'adresse Montanhagol. Mais O. Schultz (Zoc. cit.) a fore bien montré que le manuscrit donnait & qu*il f.illait lire Guiraut^ Amies. C'est le nom d'une grande famille de Provence, & li savi de Proensa^ au lieu d*étre une apposition à Guirautz Amies, se rapporte en réalité à ce qui suit. Montanhagol envoie sa pièce au noble seigneur, & met les sages, les gens habiles de Provence au défi de trouver une meilleure interprétation du nom de Jausserande. Son appel fut entendu, & c'est Blacasset qui se chargea de lui répondre par la pièce que nous avons. —-Sur cette famille des Amies, cf. Histoire générale de Languedoc, III, 796, & VII, 128. En particulier, Duran Sartre de Paernas parle d'un Guiraut Amie (cf. Un siry entes leugier & vernaS" suï)\ mais celui-là étant mort au plus tard en 1222, la chanson de Montanhagol était sans doute adressée à son fils, qui portait le même nom. Raimbaut de Vaqueiras Tappelle bien Guiraudet^ Amies, mais ce n'était pas son vrai nom. Louvet cite, en eiTet {^Histoire de Pro^ yence^ I, 422}, des lettres de l'empereur Frédéric par lesquelles il était
enjoint en août 1245 à « Pierre & à Giraud Amie de reconnaître ledit comte de Toloze duquel ils étaient vassaux. » Ce Giraut Amie est bien évidemment le même personnage auquel Montanhagol envoie sa pièce & dont O. Schultz {loe, cit.) trouve Inexistence attestée de 1 222 à 1 244. — Sur ses rapports probables avec le comte de Toulouse & aussi avec le poète, cf. Introduction f p. 25.
18. Pour remplacer la leçon de F, qui n*est pas admissible, nou* avons proposé de lire si'ls plat^. Cet emploi de */5 = los comme datif pluriel masculin synonyme de lor=zk eux, estasses rare, mais il y en a d'autres exemples. Cf. Appel, Prov entait se he Chrestomathie, XIV, citant trois emplois de cette forme dont l'un se rapproche assez du cas présent :
Us 00 s'en espavenU, ans lor agrada e-ls platz que fassan...
Entendensa a ici un sens légèrement différent de ceux qui lui sont attribués par Raynouard (Lexique roman, V, 236) : avis, idée, pensée^ ou par Rochegude (Glossaire oeeitanien) : ovi;, jugement, intelligence , Dans le cas présent, il faut évidemment le traduire par : façon d'en^ tendre, explication,
20. Tan vuelk del nom fcie... —Sur cette construction proleptique, cf. Stimming, ^errraii de Born, p. 236, & de LoUis, Sordello di Goîto, p. 259. Pour donner plus de relief au sujet de la proposition subordonnée, un des procédés employés est de le mettre par prolepse dans la proposition principale en le faisant précéder de la particule de. Nous aurons souvent Toccasion de relever des constructions analogues.
CHANSON
AR AB LO COINDE PASCOR
Cette pièce ne nous a été conservée intégralement que par les deux manuscrits M (P> 35 r«) & e (p. 248). — Deux autres, D^ ({* 260) & F (p. i56), sont d'accord pour reproduire la seconde strophe seule, 'qu'ils font précéder, comme d'un titre, du premier vers de la chanson.
L'examen du texte confirme encore ce groupement. Me ont la même lacune (▼. 44) &, sauf quelques légères variantes de e (▼. 3o, 3i, 38), offrent toujours le même texte : ils représentent donc la même tradition. Une autre est celle que représentent V^F^ comme le montrent leur accord, pour reproduire le même fragment 8c aussi des leçons à eux particulières (v. 19, 20). Ils remontent donc à un même original. Mais des leçons particulières à D^^ 8c en général fautives (v. 1, i5, 16, 20], nous prouvent qu*ils ne sont pas copies l'un de l'autre 8c que Oc représente un état du texte plus défectueux.
Le texte de M a déjà été publié par Mahn : Gediekte ier Trouia-^ dourSt n' 321, 8c celui de ^ par Stengel : Die proven^, Blumenlese dcr Chigiana, p. 56.
AR ab lo coiiide pascor, Quan vei de bella color Flors per vergiers e per pratz, £ aug chantar daus totz latz Los auzeletz per doussor, 5
Vuelh far ab coindîa Chanso tal que sia
I Era a) cuide F ; era al conuid de pastor D — 3 prajs M — 4 laz M — 5 auzelhetx e — chanco M; cbaoïo e.
Plazens als enamoratz,
E a midons majormen
Que 'm don' en trobar engenh. lo
Ben devon li amador
De bon cor servir Amor,
Quar amors non es peccatz,
Ânz es vertutz que*ls malvatz
Fai bos, e*lh bo*n son melhor, i5
E met om* en via
De ben far tôt dîa ; E d*ainor mou castitatz, Quar qui'n amor ben s'enten No pot far que pueis mal renh* 20
E pos tant a de valor
Amors, ben fan gran follor
Las dompnas on es beutatz,
Quar non amo los prezatz
Pos o conoisson en lor; 35
Quar pueis lor plairia
Jois, e cortezia, E chans, e totz bels solatz; Mas greu faran tan de sen S' Amors no las i empenh. 3o
Amors, de vos faz lauzor,
Qu'amar mi fatz la gensor;
Don mi suy tant aut pujatz
Que*l morirs neis m'es onratz,
Tant es de nobla ricor; 35
8 plazentz M — 10 engieinh M; engienh e.
12 bo D — 13 pecchaU F; pecatz — 14 ez D — 15 meilhor Me; eill, meillor F; eill bo so meillor D — 10 e mec hom en uia deuia D — 19 qen amor DF — SO reinh Ne ; no pot pois far DF; che m. reing D; qel mal reing F.
SI ha Me — 24 presatx M — 27 cortesia e — i*S bells Me; cans M ; chanz e — 90 lai empeinh e; enpeinh M.
31 laucor M; fatz laudor e — 32 faz, gencor M — 33 mi ton Me — 35 tan Me.
POÉSIES DE GUILHEM MONTANHaGOL. 71
£ sMeu joi n'avia^
Saî que non morria, Anz viuria gen pagatz.
Si non l'ai, morrai breumen^ Qu*ieu l'am tan que*! cor m'estenh. 40
Qui ve la fresca color
De vos, bella, cui ador,
E*l5 uelhs vairs, e*ls cilhs delgatz
De natural resplandor, 45
Totz om pert feu nia,
Qui'us esgar, amia.
E ieu, las, a cui mais platz, Mueir, quan vei vostre cors gen, D'enveia tan mi destrenh. 5o
Fis pretz deschairia,
Si no'l sostenia Le reis Castellans onratz.
Que fat totz sos faitz tan gen Qu'en ren non cal qu'om l'enseiih. 35
43 faueilhs Me; cills M — U Le vers manque dans D et dans e. — 46 hom» Me 4» pUz Me — 50 dcstreinh Me.
51 prez M — 53 lo e — 55 lenseinh Me.
NOTES ET ECLAIRCISSEMENTS
Cette chanson est la prière d\in amant dont les hommages n*ont pas encore été agréés. Pour triompher des hésitations de sa dame, il justifie Tamour, dont il fait Téloge & il implore sa pitié pour les maux qu'il endure. Le printemps Tinvite à chanter; il chantera pour les amoureux & pour son amie. Amour est un devoir, car il est la source de toutes les vertus. Aussi est-ce folie de mépriser Thommage d'un amour sincère. Pour lui, il remercie Amour de lui avofr fait
aimer la dame de qui il attend son bonheur ou son malheur. — Ce qui fait Tintérêt de cette pièce» c*est de trouver dans le cadre tout tra~ ditionnel de la chanson d'amour des allusions au discrédit dans lequel étaient tombées les mœurs courtoises sous l'influence du clergé (▼▼. 2i-3o),& surtout (▼▼. 1 1-20) la théorie toute nouvelle de l'amour vertueux 8c chaste. (Cf. Introduction ^ p. 5o,) Elle est adressée au roi de Castille, sans doute Alphonse X, comme les pièces X, XII & XIII, & paraît antérieure à son élection à PEmpîre, ce qui nous a permis de la dater des années 1252- 1267. Cf. Introduction, p. 28.
La forme métrique en est aussi curieuse. Elle se compose de cinq cohlas unissonans & d*une tornada, La cohla se décompose en :
Mans {op, cit.t p. 101, n® i3i) ne relève aucune autre pièce cons~ truite sur cette formule.
1 . Ar ai lo coinde pascor, — C*est le début traditionnel d'un grand nombre de chansons d*amour. Dans une eohla ornativa le poète décric le printemps, qui l'inspire. Un autre début, qui consiste à protester contre cet usage, est au moins aussi conventionnel.
Le mot pascor, qui désigne le printemps chez les troubadours, ne leur a pas survécu. Le sens propre n'est pas, comme le dit Raynouard, qui rattache ptficor au latin ^ascerc^c retour du pâturage». (L^x. ront,^ IV, 449.) Pascor est pour tems pascor « temps de Pâques », & représente le génitif latin * paschorum^ au lieu de pascharum, La même formation se retrouve dans Tancien français pascor ^ pasqueur^ & dans le français moderne Chandeleur, L'ancien provençal dit de même candelor, mar— Iror (la Toussaint, de * martyrorum, pour martyrum)^ qui s'est conservé sous la forme de martrou dans les patois actuels, calendor (Noël, de calendorum^ pour calendarum) 8c même par une audacieuse analogie nadalor (Noël). — L'épithète coinde^ appliquée à pascor^ est de style chez les troubadours ;
Kl coindes pascors floriU.
(B. de Born, S'abrils.)
2. Flors de bêla coZor. — Construction très fréquente en provençal 8c qui consiste à déterminer un substantif à l'aide d'un second précédé de la particule de. Cf, de natural resplandor {infra. 45); fag d'agra^
dansa (X, 47)1 rei de pret^ e d'onransa (X, 56). Cet locutions jouent le rôle d'épi thètes. C'est le point de départ de la construction esser de^ dans lesquelles ces locutions sont de ▼éritables attribua. Cf. iitfra 35, & la note à I, 14.
5. Ici, bien éTidemment, doussor ne désigne pas, comme il le fait souvent, la douceur, le charme du temps nouveau, mais Ta douce impression, la joie que cause à tous les êtres le renouveau. C'est ce même sens que le mot a dans ce passage de B. de Born :
Quan la novela flon par el verjan On ion Termelh, vert et blanc li brondel Per la doussor qu'eu sent al torn de l'an Chant autres! 00m fan li autre ausel.
{Quan la novela flors...)
L'article est omis devant «/oai^or^ comme en général devant les noms abstraiu accompagnés d'une proposition. Cf. un très grand nombre de locutions analogues : per paor, per iontat^ d'enveia.»»^ &c.
8. Pla^ens als enamorat\, — Ailleurs encore le poète destine sa chanson aux amoureux. (Cf. VIII, 4.) C'était une des conventions de la lyrique courtoise :
Ab tôt mo sen d'amor faray Vers amoros als fis enamoratz.
(Noulet et Chabaneau, Deux manuscrits, p. 44.)
9. midons. — Dans la même pièce il parle de la gensor {y, 32) ^ de la hela (v. 42), de Vamia (v. 47). Nous retrouvons aussi -dans d'autres pièces la doussa amia (VI, 2), la dona (VII, 41 } IX, 17, 23, 8cc.), qu'il appelle aussi parfois midons (VI, 7, 8, 23; VIII, 58); mais il observe la discrétion qui était de règle chez les troubadours & ne nous laisse pas deviner qui elle éuit.
i3. amors non es peccat^.— Le poète s'efforce de rassurer ceux qui, effrayés par les défenses du clergé, se détournent du culte d'amour. Nous retrouvons les mêmes idées chez des troubadours contemporains ou postérieurs, 8(. surtout dans les Leys (I, 282 8(. passim) 81 le Breviari d*Amor (édit. Azaïs, 27809 sq., 27858 sq., 8cc.}, qui ne tarissent pas sur le pouvoir moralisateur de l'amour.
14. C'était une formule toute faite 81 qu'on retrouve ailleurs :
Qu'amors fa'ls melhors melhurar e Is plu9 malvaU pot far valer.
(Rambaut de V^aqueiras, in Breviari, 28 121 sq.)
Qu'amor meihural melhor e Paut auss' el gensor gensa.
(Gaucelm et B. Gaucelni, in Parnasse Occiianien, 363.)
i5. e'ih hcn son melhor, ^-^ *n =r en, comme très fréquemment en ancien provençal, ne se rapporte à aucun antécédent précis. On pourrait peut-être le rapporter à vertat^, mais c'est plutôt l'idée ^nérale de la phrase qu*il représente : par le fait qu'ils aiment ils deviennent meilleurs.
18. B d^amor mou eastitatx. -— C'est la formule qui résume le plus nettement la nouvelle doctrine d'amour que représente Montanhagol. Cf. Introduction f p. 5o.
20. f tte pueis mal renh, — - Nous considérons que comme la conjonc • tion, & donnons à renh comme sujet qui s'enten en amor : « Celui qui a mis son cœur en amour ne peut faire que dans la suite il agisse mal, c'est-à-dire qu'il déshonore son amour. »
21. Sur cette idée, que les dames ont tort de ne plus vouloir aimer, le poète reviendra plusieurs fois. (Cf. VI, i5; VII, 26 sq., 33 sq.; IX, I, sq.) Aussi bien s'agit-il pour lui de combattre l'effet des défenses du clergé. Cf. Introduction, p. 49.
25. Pos o conoiston en lor, — Bien évidemment, o ne se rapporte à aucun antécédent précis. Il représente seulement l'idée contenue dans pre^at^. « Les dames n'aiment pas les hommes de cœur, alors pourtant qu'elles le connaissent, c'est-à-dire qu'elles les connaissent pour tels. »
29. Tan de sen z= tant de raison, 8c par suite : chose si raisonnable.