‹ Le troubadour Guilhem MontanhagolChapitre 56 sur 84 · fai = si l'on. Sur cet emploi du mot, cf. I · texte numérisé non relu

fai = si l'on. Sur cet emploi du mot, cf. I

i3. Sur le sens de l'expression ptr un ceit, cf. X, 26, & la note.

i5. Protestation d'amour que l'on retrouve souvent ailleurs. Cf. Bertran Carbonel, E que val mays per que leu muer viven \\ Sufren gratis mais mai si a vos plagues ; Berna rt de Bondeills, Mostres aies ses tôt alongamen || A la gensor quem/ai viure muren^ & Folquet de Marseille, jouant sur cette antithèse :

Mas tan mi son li consir e l'afan Que vîu quant muer per amor finamea Donc muer e viu ? Non, mas roos cors cochos Mor e reviu de cosir amoros.

{A vos midons volh...)

21. Sur cet emploi de penre = prendre, comme intransitif avec le datif de la personne, le sujet étant un substantif désignant un senti* ment, une affection. Sic, cf. la note à VI, 14.

23. Sur l'omission de la conjonction et entre les deux attributs, cf. la note à Vf, 32.

24. Tan se rapporte directement à penria, les vers 22 & 23 formant comme une sorte de parenthèse.

26. Sur l'omission de la conjonction que devant la proposition subjonctive dépendant de val, cf. Diez, Grammaire, trad. franc., III, 3i3.

27. Ici, comme plus bas aux vers 38, 63, lieys, a son sens primitif de pronom démonstratif, que son emploi postérieur & plus fréquent comme pronom personnel a fait parfois oublier. Il est cependant mentionné par Raynouard, Lex. Rom., IV, 69.

3i. A propos de ce vers, M. de Lollis Çop. cit,, p. 287) remarque, avec raison, que enguanat^ au lieu d'être à l'accusatif par accord avec le régime vos est au nominatif, & que se trohar est ici construit avec l'attribut au nominatif, par analogie avec les verbes qui signifient : ètre^ sembler, &c. (Cf. Stimming, Bertran de Born, p. 229.) Mais il est inutile d'attribuer au verbe un sens particulier. M. de Lollis le traduit par ritrovarsi = se retrouver. Comment ce sens peut-il s'accorder avec le contexte ^ En réalité, le verbe se trohar a son sens tout naturel de se trouver^ être par hasard : « S*il se trouve que vous soyez trompé... »

POÉSIES DE 6UILHEM MONTANHAGOL. ij3

32. forsenat^ est, arec raison, au nommatir. Stimming (Bertran de Born, p. 2p6) distingue, en effet, semblât au sens JTégaler^ qui se construit avec ^accusatif, & semhlar au sens de paraître^ dont l'attribut se met au nominatif.

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