‹ Le trouvère = Il trovatoreChapitre 136 sur 213 · LE MAJORDOME · texte numérisé non relu

LE MAJORDOME

Elle prie Monsieur le prince de Listenay de l'attendre seul dans ce salon, où elle va se rendre !... on y signera plus tard le contrat!...

BOISJOLY. '

Impossible... il faut que je parte...

GASTON , à Hélène.

Allez vous parer des présents de ma bonne tante, chère

Hélène, et revenez bien belle, bien brillante pour que

je lui présente ma charmante future.

(Il la reconduit à la perle à droite, où ont paru deux femmes de

chambre. )

DON JOSÉ, à part, à Boisjoly.

Rassurez-vous... l'original seul de mon billet pouvait VOUS compromettre.., il est anéanti.

BOïSJOLY, de même.

En êtes-vous bien sûr au moins?..

DON JOSÉ, de même.

Très sûr... je prends votre voiture qui vous attend à la porte de cet hôtel... ventre à terre jusqu'au premier relai... et je suis à l'abri...

BOISJOLY , vivement , de même.

Mais du tout ! ma voiture renferme des valeurs considérables... deux cent mille livres en or que j'apportais pour les épingles du contrat !

DON JOSÉ , bas.

Ça ne me gênera pas...

BOISJOLY, bas.

Mais ça me gênera... moi!

DON JOSÉ , bas.

Vous... je VOUS ferai faire marquis!., marquis espagnol!.

BOISJOLY , de même.

Deux cent mille livres un marquisat ! c'est cherl..

DON JOSÉ, de même.

Et j'y joindrai deux cordons par-dessus le marché !..

(Il s'esquive par le fond.) BOISJOLY, vivement.

Non, non, pas de cordons, ça porte malheur... ( Il sort par la droite , Candide et le majordome s'éloignent par la

gauche. )

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