‹ Le Turkestan RusseChapitre 25 sur 87 · BAKOU · texte numérisé non relu

BAKOU

Les moyennes des deux stations s'accordent assez bien; on ne peut exiger un accord complet, car l'influence des vents sur le niveau de l'eau est considérable, et, comme les observations ont été faites sur les rives opposées du lac, les mêmes vents doivent avoir des actions contraires.

La crue insuffisante de la Volga a été la cause principale de la baisse du niveau de la Caspienne en 1910 et 1911.

Les quantités d'eau passant par la Volga, en millions de mètres cubes, ont été :

SAMARA TSARITSYN

Moyenne de ( Année 276.714 302.452

1881-1909. ^ Mai 72.321 83.014

Dans les années suivantes, cette moyenne a subi un écart de :

SAMARA TSARITSYN

1910 Année — 80.236 — 79.274

Mai — 24.845 — 21.340

1911 Année — 37.218 — 29. 283

Mai — 4.290 — 2.496

Juin — 4.507 — 5.536

On voit que, en 1910, la Volga a donné à la Caspienne une quantité d'eau bien inférieure à la moyenne. C'est en mai surtout que le déficit a été considérable.

En 1911 le déficit a été moins grand qu'en 1910, mais le niveau de la mer était déjà bas, et, de plus, l'été chaud et sec de 1911 devait être accompagné d'une évaporation plus grande que de coutume. A Kououli la hauteur moyenne de l'eau en juillet 1911 est de 40 millimètres au-dessous de la moyenne de juillet des années 1900-1909 et de 180 millimètres au-dessous de la moyenne annuelle de ces années. Or le mois de juillet est celui pendant lequell'eau de la Caspienne est le plus haute.

La hausse des eaux de la Caspienne de 1887 à 1896 s'accorde avec les faits qu'on observe sur FAral: la grande baisse qui eut lieu depuis lors et surtout depuis 1908 est en opposition avec FAral.

On pourrait s'étonner de ce contraste pour deux bassins si rapprochés, mais les régions qui donnent la plus grande quantité d'eau sont fort éloignées l'une de l'autre : pour la Caspienne c'est la Russie centrale et orientale, au nord du 53° latitude nord, et pour FAral les chaînes du Pamiro-Alaï, au sud du 39' latitude nord.

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