ION JU-DARIA
Milliers de francs.
Graines de luzerne . .
Laines et peaux
Khalates et feutres . .
Hiz
Beurre
Froment
Poisson
Bétail
En ajoutant les articles de moindre valeur, l'exportation se chiffre par 6.200.000 francs pour le khanat et par 2. SH4. 000 francs pour la division de l'Amou-Daria, si l'on exclut le bétail.
L'exportation ne peut augmenter que si la culture du sol fait des progrès. La réfection des canaux existants, qui sont dans un triste état, et la construction de nouveaux canaux, voilà ce dont l'oasis a le plus besoin, et ce qui doit précéder la construction des chemins de fer. Pour le moment, il faut améliorer la navigation sur l'Amou-Daria et l'Aral, Les bateaux à vapeur qui font le service du fleuve ont un tirant d'eau trop fort ; il faudrait une forme plus adaptée aux conditions du fleuve : des bateaux à vapeur plus plats, se rapprochant des barques. De plus, la rapidité du courant rendant la navigation beaucoup plus chère en amont qu'en aval, il faudrait exporter les produits de l'oasis par le cours inférieur du fleuve et l'Aral, jusqu'au village d'Aralskoïemore, sur la rive nord-est du lac, et à un 1 kilomètre 1/2 de la station du chemin de fer d'Orenbourg-Tachkent. La construction de jetées et d'un chemin de fer de 1 kilomètre et demi ne coûterait pas cher, et le transport par chemin de fer serait de 1735 kilomètres plus court que par Tchardjouï.
On a parlé et écrit au sujet d'un chemin de fer de Petro- Alexandrovsk à Kasalinsk, qui aurait l'avantage de raccourcir le trajet des passagers et marchandises à destination de la Russie. Mais cette ligne mesurerait plus de 450 kilomètres de longueur et passerait presque
entièrement par des déserts. Pour la rendre profitable, il faudrait commencer par de grands canaux d'irrigation empruntés à l'Amou et au Syr-Daria. Ici encore, nous devons répéter : l'irrigation d'abord, les chemins de fer ensuite; il faut commencer par augmenter les produits, et les transporter ensuite.