Secte rationaliste
en réalisant de beaux bénéfices, et continuèrent leurroute vers l'est, le gouvernement d'Orenbourg, les steppes Kirghizetla Sibérie sud-ouest. Mais l'hiver long et froid de ces régions n'est pas favorable aux mérinos, et ils finirent par se fixer dans le Turkestan et louer des pâturages aux Kirghiz.
L'élève des mérinos y pourrait devenir très prospère. Malheureusement l'aide du gouvernement est indispensable, car l'administration des domaines de l'État dispose seule des pâturages de steppes abandonnés par les nomades, ainsi que des pâturages de montagnes. Or on sait que la bureaucratie est lente et paperassière.
Il faut que les propriétaires de mérinos aient des pâturages d'hiver dans les steppes et dans des lieux abrités, dans la région inférieure des montagnes, — et des pâturages d'été dans les régions élevées. Autrement dit, il faut organiser la transhumance. Il faut aussi prendre des mesures pour protéger les arbres contre la dent des bestiaux. L'État pourrait gagner des revenus considérables par la location des pâturages, surtout de ceux de montagnes, et il serait désirable qu'une partie de ces revenus fût employée à tracer des chemins y conduisant..
Le Turkestan est un pays de petites exploitations agricoles, et, si l'on excepte l'élève des mérinos et la culture de quelques vergers et vignobles, n'a pas de place pour les grandes.
Mais les petites cultures ne doivent pas être pauvres
et arriérées. Il y a beaucoup d'exemples du contraire. Des syndicats agricoles établiront des conditions favorables de vente et d'acbat ; quant aux connaissances techniques, les agronomes de l'État, les stations d'expériences et les champs de démonstration y pourvoiront.