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Fig. 22. Forme hypertoxique. Courbe de tension ne se relevant pas après la défervescence ; lV’hypotension se maintient ou même s’accuse jus-
‘qu’au jour de la mort.
cas la tension maxima était encore à 9 le 6-ème jour, d’apyrexie, Par contre, dans les formes légères on trouve en général à la fin de la première semaine d'apyrexie une tension autour de 13 cm. cu | to
Nous avons trouvé dans plusieurs cas une tension au-dessous
de 13 encore six semaines et plus de deux mois après le typhus. Le cas s'est présenté chez quelques malades de notre service et chez plusieurs médecins qui sont venus nous consulter pour une asthénie très pronnoncée et des douleurs de lombes et des jambes qui ot apparu après le typhus. Ces phénomènes sont très fréquents chez les convalescents de formes sérieuses ; nous reviendrons plus bas sur cette question.
Il est intéressant de suivre la marche des autres symptômes cliniques paralielement à celle de la tension artérielle, Dans les formes légères on constate au moment de la défervescence un grand changement en bien dans l'état général du malade, dans les formes moyennes cette amélioration est beaucoup moins accusée au moment de la chute de la température et elle se fait petit à petit dans le courant de la première semaine d’apyrexie; les formes hypertoxiques enfin, se caractérisent entre autres par le manque de toute amélioration, même par une aggravation de l’état général du malade au moment de la défervescence. Il est intéressant de comparer cette évolution de l’état général dans les différentes formes avec la hauss2 brusque de la tension au moment de la défervescence dans les formes légères, l’élevation lente de cette courbe pendant l’apyrexie dans les formes moyennes, et l’état stationnaire ou même la baisse progressive de.la tension dans les formes hypertoxiques après la défervescence, Si on ajoute que c’est dans le courant et surtout vers la fin de la seconde semaine que la courbe de l’hypotension atteint son maximum et que c’est précisement en ce moment que les phénomènes cliniques d’intoxication sont plus graves dans les formes hypertoxiques, on voit quel parellélisme étroit il y a entre l'intoxication de l’organisme el la courbe de l'hypotension.
Nous trouvons ce parallélisme en comparant les modifications du sang et du liquide céphalo-rachidien avec la courbe de la tension dans les différentes formes.
Dans la forme légère, tant la courbe leucocytaire que ceile de la tension artérielle tendent à s'approcher de la normale à
la fin de la période fébrile, Les deux courbes restent au contraire éloignées de la normale dans la forme moyenne, tant que les phénomènes toxiques persistent pendant l’appyrexie. Dans les formes hypertoxiques enfin, les deux courbes, celle de la leucocytose, comme celle de l’hypotension, ne font que s'éloigner de la normale pendant l’apyrexie et jusqu’à la mort.
Les modifications du liquide céphalo-rachidien suivent en sénéral une marche parallèle à celle de l’état général du malade et de la tension artérielle. Eles tendent à disparaître après la défervescence dans les formes légères, se continuent longtemps pendant l’apyrexie dans les formes moyennes, et augmentent progresivement pendant l'apyrexie dans les formes mortelles. Pour ne parler que de ces dernières, le liquide devient jaune, la quantité du sang qu'il contient augmente, Ja réaction des albumines est de plus en plus pronnoncée, etc. Quant au rapport de la courbe du rythme et de la tension artérielle, nous en parlerons en détail plus bas à propos du mécanisme de production de l’hypotension.
Pathogénie. Le parallélisme de toutes les courbes dont nous avons parlé plus haut démontre que l’hypotension n’est que le résultat de l’intoxication de l’organisme, L’intensité de l’hypotension dans les formes hypertoxiques, son accentuation à la fin de la seconde semaine, le manque de relèvement de a courbe au moment de la défervescence, la persistance d’une hypotension pronnoncée, ou même son accentuation pendant l’apyrexie, sa coïncidence dans toutes ces phases de la maladie avec les autres phénomènes toxiques, démontrent le rôle de lPintoxication de l’organisme dans la baisse de la tension artérielle chez les exanthématiques.
La première question qui se pose est si l’hypotension est subordonnée à l’insuffisance myocardique.
Nous insisterons plus longuement sur cette question car on a trop la tendance dans la pratique courante d’attribuer la petitesse du pouls à Ia faiblesse du myvcarde.
Nos recherches sur l'insuffisance myocardique et sur l’hy-
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