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Fig. 45.
ordonnons ce jour-là deux injections de 2 dixièmes !/, de milligramme de strophantine cristallisée et nous continuons avec cette dose tant que le pouls se maintient entre 120 et 132. Si à un moment donné le rythme dépasse 132 et arrive à 140, 160 ou 180 nous instituons trois injections par jour. Si, au contraire, le pouls retombe au-dessous de 120 nous supprimons la strophantine, quitte à revenir le lendemain si les phénomènes d’insuffisance recommencent.
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En agissant de cette mauière on obtient des effets indiscutables. Nous possédons de très nombreuses observations où l’action du médicament s’est montré des plus évidente.
Il arrive quelquefois qu’o1 commence le traitement les derniers jours fébriles et que l'effet ne se montre que Île jour de la défervescence, Ces cas ne sont pas démonstratifs, Mais la plupart du temps nous commençons le traitement à Ja stro-
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phantine à la fin de la première semaine ou au commencement de la seconde et nous constatons les premiers effets déjà après 24 ou 48 heures, alors que la température était la même ou même plus élevée.
On voit par exemple dans le cas dont les tracés sont représentés dans la figure 45 un pouls à 170 le 7-ème jour avec une température de 39 à 39,5 baisser après 24 heures (après 2 inj. de 2?/, mgr.) a 140,. après 48 heures à 120 et le lendemanin à 110, malgré que la température n’avait pas diminué ou était même plus élevée.
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Dans un autre cas (fig. 46) un rythme à 125 monte en 24 heures à 140 malgré les deux premières injections de strophantine, mais baisse en 2 jours à 120 et le lendemain à 104 après les injections suivantes, et cela malgré que ia température monte.
Dans ces cas il est indubitable que le ralentissement du rythme est l'effet de la strophantine, Nous n’avons décrit que deux cas, mis nous en avons beaucoup d’autres où l’éfficacité de la strophentine est tout aussi évidente.
Chez un autre malade deux jours de traitement avaient fait tomber le pouls de 148 à 110 sans que la température soit plus basse. Nous Supprimons la strophantine pendant 214 heures et nous trouvons le lendemain un rythme à 145 avec la même température. Nous recommençons le traitement et le rythme arrive à 110 sans qu’il y ait une baisse trop forte de la fièvre.
Ce cas et les nombreuses observations que nous possédons de ce genre démontrent d’une façon tout aussi évidente l’action du traitement.
Nous avons eu d’un autre côté dans le service des exanthématiques arrivés dans un état extrêmement grave en pleine apyrexie, avec un pouls à 140, 160 et même plus. Le traitement à la strophantine à petites doses très souvent répétées a fait baisser le pouls en un à deux jours au-dessous de 120 et puis à la normale. Dans ces cas aussi l'efficacité dela strophantine est des plus manifestes [fig. 47).
Dans toutes les observations précédentes 1l s’agissait de malades qui, en dehors de phénomènes d’insuffisance myocardique, ne présentaient pas de signe d’intoxication trop intense. Dans tous la strophantine a agi d’une manière évidente, tous ont guéri.
Nous possédons d’autres obServations, où l’insufisance myocardique très pronnoncée s’acompagnait d’autres phénomènes graves, troubles nerveux, signes d’iusuffisance surrénale, etc. Nous avons remarqué même dans ces cas une action cardiotonique des plus manifeste de la strophantine: le rythme revenait souvent près de la normale, mais les autres phénomè-
nés d'intoxication s’accentuaient et le malade mourait sans signe d'insuffisance du myocarde. La strophantine peut par conséquent agir sur le myocarde malgré la gravité des autres phénomènes d'intoxication. En voici deux exemples.
Le malade M. M. présente un rythme autour de 120 pendant la période fébrile. Le 16-ème jour il monte à 140 et devient trés irrégulier. La strophantine régularise jusqu’au lendemain le rythme, qui reste encore à 140. Après 4 inject'ons de strophantine le rythme tombe le 18-ème jour à 95. Nous supprimons la strophantine, mais le 20-ème
jour le rythme remonte à 132. Quatre injections de ce médicament font retomber le pouls à 104.
Mais chez ce malade d’autres signes d’intoxication grave se sont ajoutés à la fin de la seconde semaine: troubles nerveux, cyanose froide des extrémités, courbe leucocytaire dépassant 20.000 et ascendante, liquide céphalo-rachidien jaune. L’intoxication ne fait que s’aggraver pendant l’apyrexie et, malgré que le myocarde s'était rétabli grâce à la strophantine, le malade meurt avec des phénomènes d’intoxication générale,
Le malade R. C. a un rythme à 121 le 16-ème jour; il remonte à 160 le 17-ème, malgré que la température était au dessous de 37. La strophantine (3 injections) fait retomber le pouls à 124 et 104. Mais
le malade était dans l’inconscience complète déjà le 13-ème jour, sa.
courbe leucocytaire était du type ascendant, les extrémités étaient cyanosées et froides, la tension artérielle était tombée au-dessous de 0. Tous ces signes se sont accentués pendant l’apyrexie; seul l'insuffissance myocardique disparaissait par la strophantine.
Nous possédons d’autres observations de ce genre, elles datent de la période du commencent de l’épidémie, époque à laquelle nous ne faisions pas le traitement antitoxique d’une manière méthodique.
Il arrive dans certains cas de formes hypertoxiques un moment ou la strophantine n’agit plus, les derniers jours avant la mort. L’exemple suivant le démontre.
Le malade P. T. fait des phénomènes d’insuffisance myocardique le 10-ème jour: rythme à 148, nombreuses extrasystoles. La strophantine fait tomber le rythme à 108 le 12-ème jour et à 96 le 13-ème. Mais, pendant ce temps, d’autres phénomènes d'intoxication apparaissent qui augmentent après la défervescence, phénomènes nerveux, etc. Le pouls se maintient encore autour de 100 jusqu’au 18-ème jour, mais brusquement monte le 19-ème à 152 pulsations par minute. La strophantine n’agit plus et le malade meurt dans le coma après 24 heures avec un état myocardique des plus accusés.
Chez ce malade, malgré l’amélioration obtenue sur l'état cardiaque à l’aide de la strophantine, les autres phénomènes d'intoxication se sont accentués de plus en plus. Il est arrivé un moment où la strophantine n’a plus agi, ou peut être n’a pas eu le temps d'agir, les autres phénomènes d'intoxication ayant emporte le malade.
Ces observations démontrent qu’on ne doit pas attendre du traitement à la strophantine une autre amélioration du malade que celle de l’état cardiaque et que dans le typhus le traitement cardiotonique n’est pas suffisant pour sauver le malade. Le traitement à la strophantine n’est dans les formes hypertoxiques qu’un adjuvant de la méthode antitoxique à
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