CES NUE
3 infirmiers ont succombé. De septembre À janvier et de janvier à mars, époque . à laquelle nous assurâmes le service du lazaret, notre statistique nous donne les chiffres suivants :
66 cas dont °
| 7 européens et I infirmier,
15 israéliles, 33 indigènes.
[6 décès se sont produits. Il est à reinarquer que cest dans celte dernière période de l'épidémie que nous avons traité les typhiques par la méthode des abeès de fixation, et parmi ces décès, 6 né peuvent ètre compris dans la statistique vraie de mortalité, puisqu'ils ont été amenés au lazaret in extremis.
La mortalité s’abaisserait done à 16,9 p. 100 et il est intéressant de comparer ce chiffre à celui de la mortalité durant épidémie de janvier-août 1909, qui Ss'éleva à 27,7 p. 100. C’est pendant cette période que l’on traita les typhiques par les bains ‘et les antithermiques. — En même temps: qu'à Constantine, de ñombreux cas sont signalés dans le département dans les territoires du Sud, à Tougourt, Bou Saada, dans la région des Zibans, à Batna, Sétif, Tebessa, Soukahras et surtout à no Dans eette dernière ville on note 229 cas dont 29 décès. |
On signale aussi Le Cyabé dans le dépar ol d'Oran, à Tlemcen notamment. : RÉ
Signalons enfin l'épidémie de typhus de Mazagan sur la côte marocaine. Le docteur Herzen, dans la Revue médicale de la Suisse romande, nous en donne une relation détaillée.
Voyons maintenant, pour terminer cette étude de statistique, avec quelle intensité le typhus à sévi sur
DDR.
la Tunisie. Vu le voisinage immédiat du département de Constantine, et les relations intenses qui unissent ces deux pays, nous retrouvons en Tunisie la répercussion des épidémies qui éclatèrent en Algérie. Des épidémies de typhus eurent lieu en Tunisie en 1868, 1881, 1884, 1894, 1898; 1903, 1906, 1908. Enfin les fortes épidémies de 1909 et de 1910 firent dans notre pays de grands ravages. |
C'est à la fin de 1909 que les premiers cas apparaissent, importés vraisemblablement d'Algérie. Les chantiers de construction des lignes de chemins de fer du Nord et du Centre, les exploitations minières que les nomades du Sud avaient gagnées pour trouver du travail, voient en peu de temps se développer une épidémie qui s'étend rapidement. Les chantiers de Beja, de Mateur, les marchés de Souk el Arba, Souk el Khemis, les mines de Kalaa-Djerda et Kalaat es Senam, du Kef, ‘de Metlaoui voient éclore le typhus.
De là le -fléau. rayonne vers le Nord, Bizerte, Tunis d'une part, vers le Sahel, Sousse et Sfax de l'autre.
On peut évaluer, dit la statistique du docteur Comte, chef du bureau municipal d'hygiène de Tunis, à 4000 le nombre de cas observés, dont 836 pour Tunis même. 276 décès se sont produits dans la capitale. La réparlition par nalionalités donne::
Européens 63 cas, 16 décès ; | Musulmans et israélites 772 cas, 224 décès.
Nous avons tenu à donner tous ces chiffres pour montrer quelle à été l'importance dans nos pays, des épidémies de 1909 el. 1910. L'enseignement que nous devons tirer de cette Statistique est précieux: les
Cu
bon T
chiffres sont par eux-mêmes suffisamment éloquents pour nous prouver la nécessité d’un contrôle sanitaire rigoureux, destiné à empêcher ou à prévenir l'allure | épidémique de cette maladie, qui peut trouver facile- | ment l’occasion de se réveiller envahissante et meuril. trière,