X... 27 ans, agent de police
Cystite: blennorragique (Observation du docteur AUGAGNEUR, de Lyon.) Blennorragie datant de 4 semaines. Le malade suit régulérement un régime qui lui a été prescrit, mais faisant partie de la brigade cycliste il a voulu continuer son service.
L'affection a débuté par le besoin impérieux d’uriner survenant à fout instant; la miction est douloureuse avec épreintes vers la fin. Ne pouvant continuer son service, il nous fait appeler. Nous posons le diagnostic d’uréthro-cystite blennorragique. Le besoin d'uriner se fait sentir toutes les 10 minutes environ. La nuit le malade est) obligé de se lever avec précipitation pour ne pas uriner au lit. L'examen des urines révèle un dépôt purulent considérable, le malade nous dit avoir-vu apparaître quelques gouttes de sang. L'état général est mauvais, bien qu'on ne voit pas d'élévation de température, cet état est dû à l'insomnie et à la surexcitation.
On fait une première injechion intraveineuse de vaccin de Nicolle. Le malade éprouve dans la nuit une céphalée vio- Inte et de la fièvre qui se calment dans la matinée. Le premier résultat est la diminution des douleurs en qualité et en fréquence. Le malade peut rester une heure sans éprouver le besoin d’uriner. Les urines sont toujours purulentes. Une deuxième injection amène une amélioration considérable, tes urines s'éclaircissent, le malade n’urine plus que toutes les trois heures. Une troisième et quatrième injection complètent la guérison. Au bout de huit jours, l'écoulement n'a pas reparu. Le canal est sec, les mictions normales.
(Citée par M. Salle dans: sa thèse inaugurale : Sérothérapie et Vaccinothérapie de la blennorragie. Lyon, 1913.)