L. G..., 22 ans, 9% infanterie
Cystite blennorragique,, hématuries.
- (Observation de M. le médecin principal Tousertr, Hôpital Desgenettes, Lyon.) Pas d'antécédents à signaler.
Blennorragie datant du 20 octobre, écoulement très fai-
ble, mictions douloureuses, éreclions nocturnes pémibles.
Le 7 novembre, douleurs abdominales très fortes. La miclion est suivie de l'émission d'une petite quantité de sang. Urines troubles, brunâtres, pollakurie accentuée.
(Mictions toutes les 15 à 20 minutes) oligurie.
Le malade entre à l'hôpital de 11 novembre. Douleurs lombaires au niveau du rein gauche. Insomnie. Le malade urine environ toutes les 10 minutes. Urines rouges foncées, dépôt purulent abondant. Mauvais élat général, le malade esl traité par le salicÿlate de soude puis par lurotropine.
20 novembre, amélioration très légère. Le malade urine encore 6 ou 7 fois par heure, urine toujours très trouble et sanglante. On pratique une injection du vaccin Nicolle dans la nuit qui suit, le malade n'urine plus que toutes les demiheures.
21 novembre, le malade se sent très amélioré, il n’urine plus que loutes les heures. Urines de teinte jaune ambrée. Dépôt blanchâtre abondant.
22 novembre, douleurs dans la région costoiliaque gauche, tempéralure 38. Le soir, deuxième inoculation. Le malade n'urine plus que toutes les 3 ou 4 heures. Urines beaucoup plus claires ne présentant plus trace de sang.
23 novembre, état général bien meilleur. Le malade n’urine plus que trois fois dans toute la Journée. [1 a dormi toute la nuit précédente et ne s’est relevé que deux fois pour uriner. Température, de matin 37%, le soir 38°.
Plus d'écoulement uréthral.
24 novembre, la température est revenue à la normale. Elle s’y maintiendra par la suite. On fait une troisième inoculation. Les douleurs de la pollakiurie ont disparu, les urines sont de quantité et de teinte normales, dépôt très léger.
26 novmbre, quatrième inocülalion ‘de vaccin.
21 novembre, reprise de l'hématurie, . urines 4eintes en rouge, presque plus de dépôt.
28 novembre, cinquième inoculation. Reprise de l'écoule-
ment peu abondant. Gonocoques rares à l'examen bactériologique. : fé.
29 novembre, disparition de l'hématurie et-de l'écoulement, le malade ne souffre plus du tout à la:miction, il urine normalement les urines sont claires et-abondantes. L'état général est redevenu très bon.
50 novembre, 4e matin on constate un léger suintement uréthral dans lequel on met très difficilement en évidence le gonocoque. Le malade est encore en cours de traitement.
La vaccinothérapie a eu une action très remarquable, dans ce cas sur iles phénomènes douloureux et imflammatoires très marqués ; dès le début du traitement l'état général a été très heureusement influencé. Le malade, qui ne pouvait faire un mouvement dans son lit sans souffrir, se iévait dès le lendemain de la première injection.
(Citée par M. Salle dans sa thèse imaugurale : Sérothérapie et vaccimothérapie de la blennorragie. Lyon, 1913.)
Es thorhiculieur "30"ans!
Prostatite blennorragique.
(Observation du docteur AUGAGNEUR, de Lyon.)
Est porteur d'une blennorragie depuis quatre semaines jusques à présent, le malade s'est soigné lui-même en buvant des tisanes diurétiques et en prenant des capsules de santal. Il y a 4 ou 5 jours, il a voulu essayer de grands lavages, 1l
en a fait 3, puis a cessé, les trouvant trop douloureux. La
‘miction est devenue peu à peu de plus en plus difficile.
Le malade éprouve une pesanteur périnéale. considérable avec de vives douleurs qui sont bientôt insupportables, la
délécation est presque impossible, ténesme rectal accentué
avec sensalion de déchirement du rectum. Le toucher très douloureux fait sentir une grosse tuméfaction de la prostale. La température est à 39°%5, on fait une injection intramusculaire de vaccin de Nicolle : le lendemain le malade qui a passé une nuit assez bonne déclare ne plus souffrir, et ne plus éprouver que quelques lancées périnéales. Au toucher, la prostate n'a pas diminué dé volume. La température est tombé à 378. Le malin, le soir elle est de 38°1.
Sur la demande du malade on pratique une deuxième injecüon intramusculaire, Les douleurs persistant encore jusque là disparaissent complètement quelques heures après. La température est redevenue normale le toucher rectal montre une légère diminulion de la prostate. Une troisième et une quatrième injection sont faites et le malade peut reprendre son travail. La miction et la défécalion sont normales : il per-
siste un gonfiement très léger de la prostate.