‹ Le Vaccin antigonococcique de Nicolle et Blaizot: Travail de l'Institut Pasteur de TunisChapitre 31 sur 40 · RHUMATISMES · texte numérisé non relu

RHUMATISMES

OBsERvATION 167 (personnelle) G. 32 ans, entré Je 10 octobre au Pon H., n° 22.

Rhumatisme puis cystite et pyélonéphrite.

Amené par l'ambulance urbaine (la Croix Verte) pour des douleurs très violentes localisées au genou droit depuis 48 heures. Quelques phénomènes généraux, fièvre, inappétence, langue sale, accompagnent ces douleurs.

Un prmier examen rapide, révèle de suite une goutte urethrale purulente, très abondante. Le malade déclare avoir contracté, 1] y à quinze jours, une blennorragie.

Il s est traité par des injections au permanganate, et devant l'availler, malgré tout, emportait sa seringue dans sa poche,

dt),

puisait l'eau à la première prise venue, et se faisait son

injection sans aucune précaution d'antisepsie. quelconque. L'effet de ce traitement ne s’est pas fait attendre, les mic-

ons ne tardaient pas à devenir de plus en plus douloureuses,

les urines se troublaient et laissaient, au fond du vase, un

dépôt crêmeux. Il y a 48 heures, enfin, apparaissent Îes premiers symptômes de l'arthrite. ,

Actuellement, le genou droit est très tuméfié, le cul de sac sous-quadricipital se dessine nettement, très tendu, et remontant à quatre travers de doigts environ, au-dessus de la rotule. Le genou est à demi fléchi, et lle malade le soutient avec sa main, le poids même des couvertures est intolérable ; quant à la palpation même légère, elle fait pousser des cris au malade.

Les urines sont troubles à l’émission, surtout celles que l'on recueille dans le second verre.

Rien à signaler aux différents appareils.

On commence immédiatement les injections de vaccin.

12 octobre, + cm° de Dmégon. Dimimution marquée de la douleur.

14 octobre, deuxième vaccin. La douleur persiste quoique atténuée, mais l'épanchement est en grande partie résorbé.

16 octobre, troisième dose. La température a subi une défervescence en lysis très nette. Le malade peut plier son genou sans douleur. Ce n'est qu'à la limite du mouvement de flexion qu'il ressent une sensation de plénitude douloureuse dans son articulation.

En même temps que le malade signale, de lui-même, la grande amélioration survenue dans son arthrite, il attire l'attention sur des petites douleurs, très supportables, dit-1l, dans des articulations interphalangiennes, dans la sterno claviculaire et dans la temporo-maxillaire.

18 oc Lobre, on trouve le malade debout, se promenant dans les jardins, il déclare ne plus souffrir du tout, malgré cela,

on le remel au lit, les phénomènes précédemment signalés dans les différentes jointures ont complètement disparu.

L'écoulement persiste, ainsi que la cystite. Celle-ci est parlüiculièrement douloureuse. On commence de grands lavages de la vessie avec du permanganate faible (0,25/1.000). Application de sangsues au périnée, lavements chauds, suppositoires de belladone. Les douleurs disparaissent rapidement.

L'examen des urines a montré de nombrux gonocoques, de grandes cellules épithéliales desquammées et de nombreux globules de pus.

23 octobre, quarième dose de vaccin.

L'écoulement à diminué ‘beaucoup, 1 est blanchâtre et filant.

1° novembre, l'écoulement persiste le matin. La cystite a beaucoup diminué, les douleurs ont disparu, mais les -urines sont toujours purulentes.

9 novembre, de malade se lève et marche sans aucune gêne, il demande à sortir, mais sur l'avis du médecin, prolonge son séjour à l'hôpital. L'hydrarthrose a complètement disparu. Persistance des symptômes urinaires.

4 novembre, le malade se plaint de quelques douleurs lombaires, la température est montée à 37°6 ce soir. Injecion de vaccin 0 am. 50.

16 novembre, les douleurs lombaires persistent, avec prédominance à droite, les urines sont franchement purulentes, le dépôt est aussi abondant dans les deux verres.

On fait trois ventouses scarifiées au triangle de Jean Louis Petit.

17 novembre, la lempérature est montée à 3997, les douleurs ont augmenté, les urines paraissent beaucoup plus troubles. Présence de nombreux gonocoques dans les leucocytes. Injction de + cm. de vaccin. |

18 novembre, Ja tempéralure est de 383 ce soir, ces douleurs lombaires ont beaucoup diminué.

FN

19 novembre, la température est remontée à 39°5. Injeclion de À cm. de vaccin. |

20 novembre, 37°7 ce matin, grosse amélioration. Le ma-

. lade se trouve soulagé.

22 novembre, après une nouvelle ascencion thermique, hier la température est de 37°1. Disparition des douleurs, le palper bimanuel ne révèle rien dans les deux fosses lombaires.

25 novembre, plus de phénomènes douloureux, Ja température vespéralle n’a plus dépassé 373. On fait cependant une injection de 0 cm°, 5 de vaccin.

1% décembre, ce matin, frissons. La température est de

38%, ce soir 39°, vaccin + cm°. Douleurs lombaires.

3 décembre, 37°9 ce soir, diminution marquée des douleurs. Les urines sont toujours troubles.

10 décembre, le malade va bien, plus de douleurs, le pus persiste cependant dans l'urine, en très faible quantité,

OBSERvATION 168 (personnelle).

P. 25 ans, électricien.

Rhumatisme blennorragique de genoùû gauche, datant de deux mois.

Six injections. Cruérison.

Le malade se présente à la consultation de F'Institut Pasteur, pour un écoulement se réduisant à une goutte matinale purulente, et pour du rhumatisme du genou gauche.

L'impotence est assez considérable, le malade boite d’une facon assez marquée. Îl ne peut que très difficilement s'élever eur sa jambe malade, et son métier d'électricien l'obligeant à monter sur des échelles, il se trouve très gêné. À l'examen,” genou globuleux, hydrarthrose très nette, pas ou peu d’atrophie du quadriceps, douleurs supporables. On commence le traitement le 3 novembre. Dès le 5 on note une grande amélioration dans le genou. Le choc rotulien persiste toujours.

7 novembre, lroisième injection. L'ésoulement ne parait pas influencé beaucoup. On fait faire de grands lavages, mais l'impotence a bien diminué. Les douleurs ont complètement disparu. Le choc rotulien est moins net.

19 novembre, quatrième injection. L'amélioration continue.

12 novembre, cinquième injection. Le malade peut monter sur une chaise avec son genou malade, ce qui lui était complètement impossible huit jours avant.

15 novembre, sixième injection, le malade n’a pas été revu. Il avait toujours une goulte matinale purulente.

OBsERvATION 169 (personnelle)

R. 26 ans.

Tatalgie depuis 2 ans, dans le talon gauche, à la suite d’une blennorragie

datant de cette époque. Six injections. Grande amélioration. ,

Le malade se trouvant à Tunis pour affaires, vient nous trouver à la consultation de l'Institut Pasteur. I souffre depuis deux ans d'une talalgie rebelle. Celle-ci s'est déclarée à la suite d’une blennorragie et l’a cloué au lit pendant deux mois ; avec du rhumatisme généralisé. Le malade, debout, peut à peine marcher. Traité par l'air chaud, puis l'élecricilé, sans résultats, il est allé faire une saison aux Eaux de Dax, et a pris des bains de boue. Il boite cependant, et souffre à chaque pas.

Six injections sont pratiquées du 17 au 30 septembre. La douleur disparaît pour la première fois depuis deux ans. Il subsiste encore une certaine gêne de da marche, mais le malade boite beaucoup moins. Légère rechute à la suite d’une course faite sous un orage très violent. Le malade, cependant, à pu marcher sans trop de peine. Il part pour la France le 31 décembre, en emportant quelques ampoules que son médecin doil uliliser pour lui, Pas de nouvelles depuis.

OBsErvATION 170 (personnelle).

: | P.-M., 20 ans.

Hydrarthrose du genou droit, datant de 3 semaines. 4 injections. Guérison.

24 novembre, début du traitement. Le malade présente un choc rotulieh très nel à gauche, pas de douleurs, un peu de lourdeur dans le membre inférieur gauche, la première injecton amène une réaction violente, vomissements, céphalé, le choc diminue de neltelé, el a disparu complètement à la cinquième injection. L’écoulement paraît un peu diminué.

OBsErvaTION 171 (personnelle).

S. 35 ans, clerc d'avoué.

Rhumatisme du genou droit, datant de 3 semaines. 3 injections. Guérison.

Le malade présente à la consultation le 30 octobre avec une arthrite du genou droit, ayant débulé le 26 septembre. Il a dû s’aliter pendant 15 jours. Actuellement, pas de douleurs, mais sentiment de défaillance dans la jambe. Localement les formes de la région sont légèrement empâtées ; choc rotulien très net. |

Première injection le 30 octobre, sans réaction appréciable. Le malade ne revient que de 7 novembre, seconde injection qui l’améliore beaucoup. Disparition des craquements. Il persiste un léger choc rotulien.

Le 15 novembre, troisième injection. Le sentiment de défaillance que le malade éprouvait à complètement disparu. 11 garde seulement un peu d'empâtement et une mobihté plus

grande de da rotule du côté gauche.

Rhumatisme blennorragique.

(Observation du docteur P. RemriNGer, directeur de l’Institut Pasteur de Tanger.)

M..., 17 ans, marocain, adressé à l'Institut Pasteur par M. le docteur Fumey, en est à sa première blennorragie. Il l’attribue à un refroidissement et paraîl peu désireux de donner sur elle des détails cinconstanciés. L'écoulement remonte à un mois environ. Il s’est accompagné, il y a une dizaine de jours, d'une arthrite sterno-laviculaire et d’une arthrite du poignet du côté gauche qui réalisent de façon parfaite le type de plus répandu du rhumatisme blennorragique. Les douleurs spontanées et provoquées sont moyennement intenses. Néanmoins, elles rendent le sommeil difficile et, s’atténuent . mal par les médicaments classiques en pareil cas. Objective- . ment, on note de la rougeur de la peau et une tuméfaction nolable qui parait causée par un épaississement du périoste au niveau des extrémités osseuses. L'impotence du membre supérieur droil est à peu près complète. Il y a un peu de fièvre le soir, et aussi de la pâleur de la face et de l'amaigrissement.

Le 22 août, première inoculation de trois gouttes de vaccin. Amélioration.

Le 23, deuxième inoculation (4 gouttes), à la suite de cette deuxième injection, les douleurs disparaissent si complètement que le malade, se croyant guéri, ne vient pas le 24. Le 25, une reprise des douleurs le décide à se représenter à l'Institut. |

Inoculation de quatre gouttes de vaccin. Les douleurs cessent à nouveau. En même temps, l'impotence fonctionnelle disparaît et le malade peut se servir de son bras. Le vaccin est continué. Le 29, M... se déclare complètement guéri, bien

ON

que, objectivement, on note encore un léger degré de gon-

flement articulaire et d'épaississement des extrémités osseuses.

Rhumatisme blennorragique. Talalgie.

(Observation du docteur P. RemLincer, directeur de l’Institut Pasteur, = de Tanger.) ;

M... 34 ans, français, a eu, en 1902 et 1906, deux bieunorragies qui ont guéri Sans complication, Il y a deux mois. troisième chaude pisse, classiquement traitée par les lavages au permanganate. Il y a un mois, la maladie était à son déclin, lorsque s'est déclarée une arthrite du genou droit d’allure subaigue.

Presque en même temps, apparition d'une douleur très vive au niveau du talon gauche. L'antipyrine, le salicylate de soude, le sahcylate de méthyle, la révulsion locale n'amènent aucune amélioration. Néanmoins, le malade va à son bureau, tout en boitant et en Ss’aidant d'une canne. L'état général . laisse à désirer. II y à un peu de fièvre le soir (37°8 à 38°2), de l'amaigrissement, de l'inappétence, une paleur très marqué de la face et de l'insomnie provoquée par les douleurs lancinantes dont le talon est le point de départ.

Le 18 juillet 1913, nous constatons que le genou, considérablement tuméfié, est le siège d’un épanchement abondant. Le choc rotulien est obtenu avec la plus grande facilité. Par contre, les douleurs, soit pontanées, soit provoquées par les mouvements ou par l’exploration de l'articulation, ne sont pas très intenses. Du côté du pied, on note une douleur beaucoup plus vive, localisée à l'insertion du tendon d'Achille. Le calcaneum, au niveau de cette insertion, est épaissi et douloureux. Ce même jour, inoculation sous la peau de l’abdomen, de quatre gouttes de vaccin anligonococcique, puis de cinq gouttes les 19 et 20. À part, une légère compression du genou, il n'est pratiqué aucun autre traitement. Une amélio-

ration très sensible se produit immédiatement. Elle porte d'abord sur la douleur qui, au genou d’abord, au talon ensuite, disparait complètement, puis sur l'état général. La fièvre lombe, l'appétit et le sommeil reviennent. Le vaccin est continué à la dose de cinq à sept gouttes. Le 25 juillet, le malade peut marchar sans canne, et on constate une résorplion complète du liquide articulaire. Le calcaneum, encore un peu épaissi, n'est plus douloureux, ni spontanément, ni à la pression. L'état général est redevenu excellent et le malade se considère comme guéri.

Rhumatisme blennorragique suraigü.

(Observation du docteur P. REMLINGER, directeur de l’Institut Pasteur, de Tanger.)

T... 23 ans, israélite marocain, est atteint depuis deux mois d’une blennorragie qu'il a soignée de façon très irrégulière et qui est en train de passer à l'état chronique. Depuis trois Jours, il présente, au niveau du poignet et du carpe gauches, un ensemble de symptômes objectifs et subjectifs qui imposent le diagnostic de rhumatisme suraigu blennorragique. Les téguments Sont rouges et tuméfiés. La main est fléchie sur l'avant bras et déviée du côté cubital. Les douleurs sont extrêmement vives. Non seulement, elles se manifestent 2 l'occasion de la moindre tentative de mouvement, mails encore elles existent spontanément, s'irradiant dans tout le bras, amenant une impotence complète et rendant impossible tout sommeil et même tout repos. Ni l'antipyrine, ni l'aspirine, ni lle salicylate de méthyle, ni même les injections de morphine ne procurent de sédation. L'état général est mauvais, le facies est pâle et terreux. La température est de 3825. Etat saburral de la langue. Inappétence absolue. Plusieurs syncopes provoquées par la douleur. C'est dans cet état que le malade nous est amené par M. le D' Sokolof. Kai

Le 16 octobre, nous injectons 5 gouttes de vaccin sous la peau de l'abdomen. Cette inoculation ne détermine aucune réaction locale, ni générale, mais n’est suivie d'aucune amélioration. Bien plus, il ressent, au niveau des articulations scapulo-humérale droite et sterno claviculaire gauche, des douleurs qui lui font craindre l'atteinte de ces jointures.

Le 1, nous pratiquons une injection de 8 gouttes, à 10 heures du matin, ei une autre de 10 gouttes à 4 heures du soir. Cette mois, le résultat ne se fait pas attendre. La seconde inoculation est suivie d'une grande diminulion des douleurs et d'une sensation générale de bien-être. La température tombe à 37°. Le malade passe une nuit excellente et le 18, nous supplie d'augmenter la dose de vaccin. Il est fait une injecthon de 15 gouttes. Dès lors, l'amélioration progresse avec une rapidité extraordinaire.

Le 22, il n'existe plus aucune douleur spontanée, ni provoquée. L'état général redevient excellent.

Le 23, äprès huit inoculations, il ne subsiste qu'un peu de sonflement et de raideur articulaire tout à fait indolores, pour lesquels nous conseillons des bains très chauds et le massage. Cessation des injections.

OBseRvATION 175

D... Jules, 21 ans, Fort National

. Rhumatisme blennorragique.

(Observation du docteur GaARNIER, médecin chef de l'hôpital militaire

de Fort National (Algérie).

Le 20 août 1913, contracte une blennorragie. Pendant toute la période aiguë, il prend par la voie gastrique : salol, 1 gr. pour un cachet n° 4 par jour. Au bout de quinze jours de celle médicalion l'écoulement persistant, D... ne se soigne plus.

Le 4 novembre, il sent une légère tuméfaction de son genou gauche ; les mouvements de cette articulation deviennent

tres limilés el ne s'effectuent qu'accompagnés de vives douleurs. Le mülade a une forte fièvre et présente un léger écoulement uréthral.

Il vient à Îla consultation le 11 novembre 1913. On pose le diagnostic de rhumatisme blennorragique. On prescrit grands lavages au permianganale de polasse, du salicylale de soude à l'intérieur et on fait des enveloppements humides de son arüculation au salicylale de méthyle. Ce traitement, suivi pendant quelques jours n'amène aucune amélioration dans l'état du malade. Examen positif du pus urélhral.

Le 16 novembre, il se plaint de douleurs dans l'articulalon de son genou droit, on ne peut y constaler cependant aucun signe physique apparent.

Le 18 novembre, on pratique une première injection de vaccn qui est très bien tolérée.

Le 20 novembre, seconde inoculation.

Le 21 novembre, la douleur du genou droil à disparu ; à gauche, il y a une amélioration sensible. Cependant, la jambe est toujours maintenue légèrement fléchie en mauvaise posilion. Arrêt de l'écoulement urélhral.

Les 22, 23 et 26 novembre, troisième, quatrième et cinquième inoculation.

Le 27 novembre, le malade qui, la veille encore, hésitait à mettre .sa jambe en extension, lellement il appréhendait les douleurs que lui causait cet exercice, fléchit et étend sa jambe Sans douleur aucune. Il peut se lever et faire quelques pas. Depuis, l'amélioration est allée en s’accentuant, Le malade se lève, marche et ne souffre plus.

OgservarTion 176 BSD, "51 ans domestique

Rhumatisme blannorragique.

(Observation du docteur LRMAIRE, médecin des Hôpitaux d'Alger.)

À été conlamimée, du 1* au 4 octobre, par son mari d'uréthrile aiguë, exlra-conjugale,

Rien de particulier à signaler dans les antécédents héréditaires ou personnels. Mariée depuis sepl ans, a fait deux fausses couches, l’une de quatre mois dans la première de son mariage, l’autre de trois mois l'année dernière. Toutes deux semblent avoir été accidentelles, mais depuis la première fausse-couche la malade à quelques pertes tachant le linge. Les grosses fatigues amènent de temps en temps des douleurs dans le bas-ventre, dans les régions salpingiennes.

Dpuis les coïts infectants, l’état général est resté bon ; les pertes sont devenues plus épaisses, tachant le linge, mais il n'y à jamais eu de douleurs à la miction.

Du 6 au 21 octobre, la malade a étéatraitée par des injections vaginales de permanganate à 1 pour 1000.

Vers le 22 octobre, elle a souffert d’une talalgie pendant cinq à six jours. La talalgie disparaît alors, mais la malade souffre du genou gauche, pendant huit jours, ce qui ne l’empêche pas de marcher et de travailler. Cette douleur disparaît du genou pour se porter sur le poignet droit, mais, celle-ci, plus fugace, ne dure que trois jours.

Enfin, le 10 novembre, les phénomènes douloureux se portent du poignet droit au poignet gauche, pour s'y fixer d'une facon plus aiguë et plus durable.

A son entrée à l'hôpital, de 11 novembre, on constate un peu de sensibilité du coude gauche, mais les douleurs sont violentes au poignet gauche. La malade n'a pu dormir. On constate un gonflement articulaire et périarticulaire manifeste. Les gaines des extenseurs, surtout, donnent au poignet une forme arrondie. Les plus petits mouvements des doigts sont excessivement douloureux. Le poignet tend à s'immobiliser en demi-flexion. On constate, sur la partie externe du poignet, au niveau de l’apophyse styloïde du cubitus, une rougeur plus accentuée, fluctueuse, et nettement plus sensible encore que le reste de l'articulation. L'état général, sans être mauvais, est altéré. On constate de la fièvre (38°) et une lan-

sue saburrale.

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