‹ Le Vaccin antigonococcique de Nicolle et Blaizot: Travail de l'Institut Pasteur de TunisChapitre 9 sur 40 · MO UE · texte numérisé non relu

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cation guérissaient également beaucoup mieux de leur uréthrite que les autres, chez qui celle-ci ne s'accompagnait d'aucune autre localisation de l'infection. Nous ne voyons comme explication que l'hypothèse suivante : il est probable que les sujets ayant fait des complications, soit de voisinage, lelles que orchites, cystites, ou éloignées, telles que rhumatisme, fabriquent en plus grande quantité des anticorps. Le coup de fouet donné par le vaccin serait plus efficace dans ces cas jà et stimulerait un organisme déjà en défense.

Ceci n’a que la valeur d'une simple hypothèse, et cest à ce titre uniquement que nous la formulons.

Nous relaterons maintenant l'observation d’une métrite du col, non vaginite, uréthrite et cystite blennorragique,; dans laquelle le gonocoque a été trouvé sur le col lui-même et dont l’origine n’est pas douteuse.

MYC:.:r251ans

Blennorragie depuis quinze jours, pertes blanches, cystite, douleurs dans le bas-ventre; 7 injections; guérison.

La malade se présente avec des mictions fréquentes et douloureuses et des douleurs dans le bas-ventre, principalement au-dessus du pubis.

Le toucher permet de reconnaître un col gros et très douloureux. Les culs-de-sac sont souples et les trompes non perçues ; l'examen au spéculum montre un col fortement congestionné et des pertes visqueuses blanc verdâtre s'écoulent en bavant de l'orifice externe. L'examen microscopique (Gram) y décèle, avec de nombreux éléments microbiens, le gonocoque. Le méat est rouge et œdématié ; la pression profonde ramène une goutte de pus crémeux. Les urines sont troubles et contiennent quelques filaments.

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On commence le trailement le 14 mars, par une injection sous-culanée de trois gouttes de vaccin ; on fait concurremment des injections vaginales de permanganate.

22 mars : six gouttes de vaccin sous-cutané ; légère réacton.

24 mars : la malade accuse une grosse amélioration ; plus de douleurs dans le bas-ventre ; les mictions sont devenues beaucoup moins fréquentes et ne sont plus douloureuses ; enfin, les pertes blanches sont réduites à presque rien ; huit gouttes sous-cutanées.

29 mars : disparition complète des douleurs ; il existe encore quelques pertes, mais blanches ; dix gouttes sous-cutanées.

2 avril : les douleurs ont un peu réapparu au moment de la miction ; les pertes n'ont pas augmenté et se maintiennent! blanches ; on fait trois gouttes intraveineuses : réaction fébrile assez marquée.

9 avril : disparition des douleurs ; le col est redevenu entüièrement normal ; Toujours quelques pertes blanches ; on fait six goultes intraveineuses.

15 avril : la malade déclare aller tout à fait bien ; l’urèthre est également redevenu normal ; il ne présente plus trace d'écoulement ; on fait huit gouftes intraveineuses.

27 avril : la malade cesse tout traitement, sauf des injections vaginales au penmanganate ; elle n’est pas revenue depuis. On n'a pas fait un autre examen bactériologique.

De celte observation on peut conclure à l'efficacité de la méthode contre les phénomènes douloureux et tous les phénomènes de vulvo-vaginite ; la question doit être réservée pour ce qui est de l'écoulement.

[I est maintenant une autre complication de la blennorragie, que nous avons eu l'occasion de traiter avec le vaccin sensibihsé. Nous voulons parler de la conjonctivite blennor-

SE Ÿ Prat ragique. C'est un des cas où le vaccin sensibilisé a donné les plus beaux résultats déjà, avant l'emploi du vaccin stable et atoxique que nous étudierons plus loin.

OBSERVATION 1 Hassen H..., 29 ans

Blennorragie subaiguëé, conjonctivite double, cornées complètement dépolies et ulcérées.

On commence le traitement le 12 mars. À ce moment, on a une congeslion considérable des deux conjonctives, des douleurs assez tolérables, mais un écoulement de pus abondant ; six injections sous-cutanées sont pratiquées du 12 au 14 mars, à doses progressivement croissantes ; à ce moment, l'œdème a disparu, ainsi que la rougeur des conjonctives ; plus trace d'écoulement purulent. Il persiste un peu de

photophobie et un peu de dépoli de da cornée.

OBSERVATION 2 Francesco M... 10 jours Conjonctivite double d’origine gonococcique depuis 4 jours.

On commence le traitement le 17 mars : deux gouttes souscutanées répétées, à doses de 4 à 6 gouttes tous les deux jours.

A la troisième injection, grosse amélioration ; le 26 mars, la guérison paraît complète ; les renseignements manquent sur la réaction que l'enfant a pu présenter à chaque piqûre.

Nous n'insisterons pas sur cette complication, les observations étant très démonstratives par elles-mêmes ; nous aurons d'ailleurs l'occasion de citer plusieurs cas heureusement influencés par le dernier vaccin et dont les observations sont

UNIES dues à l'obligeance du docteur Cuénod, de Tunis. Remarquons seulement qu'on s’adressait dans l'observation 2 à un nouveau-né de dix jours, et que la dose a été très minime dé 2 à 6 gouttes.

En résumé, si nous considérons les résultats obtenus déjà par ce väccin, nous pourrons conclure :

1° Qu'il donne des réactions presque aussi violentes que le premier vaccin non sensibilisé, mais que l’accoutumance se fait ;

2 Ces réactions se produisent surtout quand l'injection a été poussée par la voie intra-veineuse ;

3° Les résultats sont nuls dans l’uréthrite, mais déjà appréciables dans les différentes complications que nous avons eu

l'occasion de traiter.

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