Mais la cause profonde et cachée de la déchéance
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du caractère national lui-même, se trouve dans l'épuisement de la foi chrétienne. Aucune de ses revendications pratiques n'était vérifiée ni par la raison, ni par l'expérience ; et l'imagination se fatiguait à les soutenir en dépit de l'une et de l'autre. Quand leur puissance de réflexion se développa, les hommes ne purent fermement concevoir que les péchés de toute une vie se trouvaient effacés pour celui qui la finissait avec le nom de Marie sur les lèvres. La tradition du miracle ne pouvait pas non plus toujours résister à cette découverte personnelle que le plus simple disciple pouvait faire par luimême : il pouvait prier tous les saints, pendant les douze mois de l'année, et cependant ne pas obtenir ce qu'il leur demandait (a).
75. — La Réforme réussit lorsqu'elle proclama que la Chrétienté, telle qu'elle existait alors, était un mensonge; mais elle n'y substitua aucune interprétation qu'on pût soutenir avec plus de raison et de vraisemblance, et, depuis lors, la religion de toute personne instruite en Europe a été hypocrite ou stérile. Ce n'est plus que parmi les paysans laborieux que la grâce du pur Catholique et la patiente simplicité du Puritain conservent leur dignité imaginative ou affirment leur utilité pratique.
76. — Quoi qu'il en soit, l'existence des arts les plus nobles implique la vie harmonieuse et la foi vivante des trois classes dont nous venons de parler. Et cette condition existe — plus ou moins troublée, il est vrai, par les vices inhérents à chaque classe — mais, somme toute, éner-
(a) Malgré sa grande impartialité en matière religieuse et ses sévères critiques à 1 égard du Protestantisme, R. n'a pu toujours s'affranchir des influences rationalistes qui l'entouraient. Les Puritains les plus sévères n'ont d'ailleurs jamais cessé de croire en l'efficacité de la prière.
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gique et productive, pendant les xne, xni0, xive et xve siècles. Notre sujet actuel se limitant à l'Architecture, je concentrerai toute votre attention sur l'état de la société durant la grande période de 1' Architecture, le xnie siècle. Une grande période, sous tous les rapports, mais tout à fait remarquable dans l'analogie qu'elle présente, jusqu'à un certain point, avec ce que notre énergie utilitaire moderne possède de meilleur.
78. — L'accroissement de la richesse, la sécurité de l'industrie et la conception d'une vie plus confortable, causes auxquelles il faut attribuer l'élévation de la classe entière des artistes, marchaient de pair, dans ce siècle, avec le développement de vastes projets de travaux publics. Ingénieurs et architectes accomplirent donc de grands efforts pour le service de tous, non pas à l'aide d'entreprises privées — pour que les paresseux puissent tirer des dividendes de la poche du public — mais à l'aide d'entreprises publiques, chaque citoyen payant sa part de la somme nécessaire au bien de l'Etat, de la communauté.
De la communauté, notez bien ; mais non de la république, suivant le sens que nous donnons actuellement à ce mot. Une des phrases les plus ridicules qu'on ait jamais écrite, dans l'aveuglement de l'esprit de parti, est celle dans laquelle Sismondi déclare, en parlant de ces travaux publics, que « l'architecture du xine siècle est entièrement républicaine » (a) . L'architecture du xiif siècle est, dans son ensemble, uniquement seigneuriale ou ecclésiastique ; elle construit des châteaux, des palais ou des églises; mais il est vrai que de magnifiques travaux
(a) République Italiennes, vol. II, p. 365.
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civils furent également accomplis par l'énergie de cette nouvelle puissance populaire.
« Le canal nommé Naviglio Grande, qui conduit les eaux du Tessin à Milan, en traversant un espace de trente milles, fut entrepris en 1179, recommencé en 1257, et heureusement terminé peu après; il forme encore la richesse d'une vaste portion de la Lombardie. Dans le même temps, la ville de Milan faisait rétablir ses murailles, qui ont vingt mille brasses de tour ; et elle faisait construire seize portes de marbre, dont la magnificence aurait pu convenir à la capitale de toute l'Italie. Les Génois, de leur côté, construisirent en 1276 et 1283, leurs deux belles darses et la grande muraille de leur môle; et en 1293 ils achevèrent le magnifique aqueduc qui, au travers de leurs âpres montagnes, va chercher, à un très grand éloignement, des eaux pures et abondantes pour les conduire dans leur cité. Il n'y a pas une seule ville d'Italie qui n'ait entrepris à la même époque quelque ouvrage de ce genre. En même temps, des ponts de pierre furent jetés sur les rivières ; les rues et les places publiques furent pavées de larges plateaux de pierre; tout gouvernement libre reconnut qu'il devait se proposer de pourvoir à la commodité des citoyens et à l'élégance intérieure des villes » (1).
78. — L'édification enthousiaste de ces nombreux monuments d'utilité publique eut pour conséquence la formation d'un vaste corps d'artisans et d'architectes correspondant, en importance, à celui que la construction des chemins de fer et les industries connexes ont développé dans nos temps modernes, mais en différant tout
(1) Sismondi, vol. II, chap. x, p. 366.
à fait au point de vue du caractère personnel de ses membres et des rapports qui les rattachaient au corps politique.
Le caractère personnel de ces artisans était basé sur la connaissance parfaite qu'ils avaient de leur métier, à tout point de vue. Le contentement et la joie que procure l'invention spontanée, et la conscience parfaite de pouvoir exécuter toute chose mieux qu'on ne l'avait fait auparavant s'y trouvaient associés à une satisfaction générale de vivre et de manifester leur force et leur talent.
Il est impossible d'estimer trop haut la différence séparant un tel état desprit de celui de l'artiste moderne qui, ou bien ne connaît pas du tout son métier, ou bien le connaît juste assez pour se rendre compte de sa propre infériorité vis-à-vis de n'importe quel ouvrier de distinction du temps passé.
79. — Ce n'est pas tout. Dans leurs relations politiques avec l'Etat, ces artisans formaient une caste tout à fait distincte de la noblesse (1); on leur payait un salaire équitable pour leur travail quotidien, et chacun s'efforçait de fournir le meilleur travail possible en échange du prix proposé. Il est, encore une fois, impossible d'estimer trop haut la différence existant entre une telle condition sociale et celle qu'occupent aujourd'hui nos artistes : ils s'efforcent d'acquérir une situation égale à celle de la noblesse, ils sont payés irrégulièrement des prix exorbitants par un public absolument ignorant et égoïste, et chacun d'eux s'efforce de fournir l'œuvre la plus mauvaise possible en échange du prix proposé.
(1) L'élévation de Jacopo délia Quercia à la chevalerie pour les services qu'il rendit, sa vie durant, à Sienne ne doit pas être attribuée à son habileté d'ouvrier, mais bien plutôt à sa fidélité de citoyen.
Jamais je n'ai vu, en n'importe quel pays, sur les murs d'aucune exposition, rien d'aussi impudent que ce que je vis l'an passé à Londres : c'était un barbouillage, se donnant pour « une harmonie en rose et blanc » (ou quelqu'insanité semblable), une vraie croûte qu'on n'avait pas mis un quart d'heure à griffonner et à badigeonner. Gela n'avait même pas la prétention d'être de la peinture. On en demandait i5o guinées(a).
80. — Pour compléter cette revue d'ensemble des éléments de puissance sociale du xme siècle, il nous reste maintenant à comprendre la situation de la population des campagnes qui soutenait, par son travail, ces trois autres classes dont vous pouvez voir les œuvres et lire l'histoire (tandis qu'elle-même n'a pas d'autre histoire que celle des ravages annuels exercés dans ses champs par les cités et par les nobles en lutte) ; — et, enfin, le rôle joué par la classe plus élevée des marchands dont l'influence commençait déjà à contrebalancer le prestige de la noblesse, à Florence, et qui formait une portion considérable de la noblesse de Venise.
La plus grande partie des campagnes fertiles appartenait encore aux nobles ; une autre, au clergé ; mais une certaine part, dont j'ignore l'étendue, était aux mains de propriétaires paysans.
Sismondi nous donne, à leur sujet, les renseignements suivants, tout à fait plaisants et satisfaisants, selon moi, quoique déplorables, selon lui :
<( Ils ne prenaient aucun intérêt aux affaires publiques;
(a) Ceci est la première attaque de Ruskin contre Whistier. La toile à laquelle il est fait allusion fut exposée à la Dudley Gallery en 1872 (n° 37). (Note de la Library Edition). On sait le retentissant procès auquel ces critiques donnèrent lieu.
ils avaient des assemblées de commune, au village où l'église de leur paroisse était située, et dans lequel ils se retiraient, en cas de guerre, pour le défendre; ils y avaient aussi des magistrats de leur choix ; mais tous leurs intérêts leur paraissaient renfermés dans le cercle de leur communauté ; ils ne se mêlaient point de la politique générale, et mettaient leur point d'honneur à demeurer fidèles, au travers de toutes les révolutions, à l'Etat dont ils faisaient partie ; ils obéissaient, sans délibération, à ses chefs, quels qu'ils fussent, et à quelque titre qu'ils occupassent leur place » (à) .
81. — Je ne trouve nulle part de renseignement satisfaisant sur les manouvriers agricoles, employés dans les fermes des nobles et des riches ecclésiastiques, et aucun historien n'étudie sérieusement leur manière de vivre. Quoique exposés à toute espèce de pillage et d'oppression, je considère cependant leur condition comme étant, non seulement moralement, mais aussi physiquement, plus favorable que celle de la soldatesque turbulente, ou de la classe inférieure des artisans ; c'est en eux que réside, d'après moi, la sauvegarde de toute nation civilisée, à travers ses pires vicissitudes de folie et de crime. La nature a miséricordieusement décrété que la semence doit être semée et que les moutons doivent être parqués, quelles que soient les lances qui se brisent ou les religions qui s'effondrent; aujourd'hui même, tandis que les rues de Florence et de Vérone sont pleines de politiciens désœuvrés, bruyants de langue, inutiles de mains et traîtres de cœur (£), on peut encore voir, dans leurs
(a) T. II, p. 36i.
(b) N'oublions pas que ces conférences ont été faites en 1873, au lendemain de la constitution de l'unité italienne.
marchés, debout, chacun à côté de son tas de légumes ou de maïs, des manouvriers à la chevelure grise, silencieux, serviables, honorables, gardant une foi inaltérable à leur patrie et au Ciel (i).
82. — Il est extrêmement difficile de déterminer dans quelle mesure les sentiments et l'intelligence de cette classe influencèrent les conceptions architecturales du xme siècle — jusqu'à quelle distance, dans la campagne, la tour de la cathédrale était destinée à réjouir les cœurs, ou quel état de simplicité rustique Quercia ou Ghiberti évoquaient dans leurs merveilleuses illustrations de l'Ecriture Sainte. Vous pouvez, tout au moins, concevoir qu'à cette époque, une saine animation fermentait dans tous les esprits, et que les enfants des vignobles et des bergeries envahissant la ville, dans la gloire de ses jours de fête, y trouvaient un stimulant vers une vie — sinon plus noble, du moins plus active (2).
83. — La grande classe des marchands est plus difficile à définir. Vous pouvez pourtant les considérer, en général, comme incarnant tous les modes de vie s'harmonisant avec la paix et avec la justice, dans l'économie de l'échange, et s'opposant à la licence d'une soldatesque pillarde.
Les marchands représentent l'ascendant graduel que prirent la prévoyance, la prudence et l'ordre social, avec l'avènement des premières relations internationales. Leur groupe réunit les esprits les plus clairvoyants et les plus modérés de l'époque; — s'unissant, non dans le but
(1) Cf. Sesame and Lille s, 38, p. 58; (p. 86 de la petite édition de 1882), [traduit par M. Marcel Proust. (Mercure de France)].
(2) Au sujet des abbayes isolées, voyez la note sur l'éducation de Jeanne d'Arc, Sesame and Lilies, 82, p. 106. (P. 168 de la petite édition de 1882).
immédiat de s'enrichir, mais afin d'obtenir des institutions stables et légales, la sécurité de la propriété et des relations pacifiques avec les Etats voisins. Leurs giides forment seules, le vrai conseil national ; elles ne sont pas influencées, comme le furent les propriétaires terriens, pas les circonstances et les incidents purement locaux.
84. — La force de cette classe, — quand sa conduite fut droite et que son opposition au corps militaire ne fut pas inspirée par une lâche avarice, mais par la ferme volonté d'instaurer la justice et d'assurer la paix, — ne peut être bien appréciée par vous qu'après un examen des transformations que subit le gouvernement de Florence, au cours du xme siècle. Ce sont ces révolutions qui, avec d'autres exploits de moindre importance, provoquèrent la destruction de la Tour des Agonisants, si ingénieusement exécutée par Niccola Pisano (a). Je m'occuperai, dans ma prochaine conférence, de cette dernière transformation et des conséquences qu'elle entraîna. Je dois me borner, aujourd'hui, à résumer et à éclaircir davantage les faits qui nous ont déjà été présentés.
85. — Nous avons vu que les habitants de chaque grand Etat italien peuvent être divisés, et cela très nettement, en cinq classes : les chevaliers, les prêtres, les marchands, les artistes et les paysans. Il n'y a aucune distinction entre artiste et artisan, excepté celle que crée un génie plus élevé, ou une conduite plus noble; le meilleur artiste est assurément aussi le meilleur artisan, et le plus humble des ouvriers se sert de son invention et de ses sentiments aussi bien que de ses doigts. La
(a) Voir § /fi.
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corporation entière des artistes est aux ordres des chevaliers, des prêtres et des marchands (de même que les fournisseurs sont aux ordres de leur clientèle) . Les chevaliers, pour la plupart, ne demandent que de beaux travaux d'orfèvrerie, des armures résistantes, et des monuments d'une architecture grossière ; les prêtres commandent à la fois la plus belle architecture et la plus belle peinture, ainsi que les plus riches vêtements de cérémonie et les plus beaux joyaux ; tandis que les marchands dirigent les travaux d'utilité publique, et sont les meilleurs juges du talent artistique. Le concours pour les portes du Baptistère de Florence a lieu devant la gilde des marchands ; et leur arrêt n'est discuté, même en pensée, par aucun des candidats (a).
86. — Voici certainement un fait que les membres de nos communes actuelles de Liverpool et de Manchester devraient bien prendre à cœur. Ils supposent probablement, dans leur modestie, qu'il rentre dans les attributions des seigneurs et des ecclésiastiques de juger les œuvres d'art, et que les marchands ne peuvent, selon l'expression moderne, que « savoir ce qu'ils aiment », ou que suivre humblement la direction de leurs supérieurs aux cimiers dorés ou aux bonnets plats. Mais, dans les grandes périodes de l'art, ce ne sont ni les seigneurs, ni les papes qui font preuve de vrai sens critique. Les artistes courbent l'échiné devant eux, ou leur tiennent tête, suivant leur humeur. Mais ils s'inclinent silencieusement devant la décision des marchands, comme devant celle de juges justes et compétents. Et voyez quels sont ces artistes : Donatello, Ghiberti, Quercia, Luca ! Si de
(a) Voir Vasari, vol. I. (Vie de Lorenzo Ghiberti).
tels hommes s'inclinent devant les marchands, qui donc osera se révolter contre eux ?
87. — Mais ils étaient soumis à un juge encore plus sincère et plus sûr : l'instinct innocent de toutes les classes, indistinctement ; l'intérêt du public dictait la loi suprême, mais ce public était toujours désireux de voir et tout prêt à s'instruire. On croyait fermement que les histoires racontées par les artistes formaient un Livre de Vie, et tout homme de véritable génie s'adonnait aussi naturellement et aussi fidèlement à sa mission d'illustrer le plan de la vie morale et du salut de l'humanité, qu'une mère Anglaise d'aujourd'hui inculquant à ses enfants leurs premières leçons d'Histoire Sainte. En voulant instruire les autres, ils s'instruisaient euxmêmes, presque à leur insu. La question : « Gomment représenter ceci le plus clairement? » devint bientôt pour eux : « Gomment, très vraisemblablement, cela s'est-il passé ?» — et cette tournure d'esprit fraîche et pénétrante eut tôt fait d'animer le formalisme de la théologie picturale grecque; formalisme bienfaisant, car, par son caractère sévère et mystérieux, il mettait un frein à l'exubérance de cette vie nouvelle.
De sots critiques modernes n'ont vu dans l'école byzantine qu'une barbarie à vaincre et à oublier. Mais cette école enseigna aux élèves-artistes du xnie siècle des lois dont se servit Phidias et des symboles qui enchantèrent Homère. Elle leur enseigna des méthodes et des traditions de science picturale, qui donnèrent un caractère raffiné au travail du plus simple artisan, et qui constituèrent, pour les artistes plus nobles, une éducation à laquelle aucune discipline littéraire ne peut suppléer aujourd'hui : C'est dans l'effort impétueux qu'ils
firent pour déchiffrer et pour interpréter, à nouveau, la divinité Eleusinienne de la tradition byzantine que ceux-ci développèrent leur génie (à) .
88. — Les mots dont je viens de me servir, ce science picturale, » et « théologie picturale » me font penser qu'il doit vous paraître étrange que, dans cet aperçu de l'état intellectuel de l'Italie, au xme siècle, je n'aie tenu aucun compte de la littérature elle-même, ni du bel art de la Musique, auquel elle était associée dans la ménestrandie. La signification du mot « clerc », passant, par corruption, de « personne choisie » à « personne instruite » (£), indique, en partie, la place qu'occupait la littérature dans la guerre que se livraient le cimier doré et le bonnet rouge; mais, dans les rangs les plus élevés de la société, la littérature et la musique devinrent l'ornement de la vie de la noblesse, ou l'une des occupations de la vie monastique, sans entraîner la formation d'aucune classe distincte, et sans exercer aucun pouvoir politique, matériellement tangible. Des maçons et des bouchers auraient pu établir un gouvernement, mais non des troubadours. Et, quoique tout bon chevalier eût considéré son éducation comme imparfaite s'il n'eût pu écrire un sonnet et le chanter, il n'eût pourtant jamais pensé que son château pût être à la merci de « l'éditeur » (c) d'un manuscrit. Il pouvait bien devoir
(a) Voir § 7 et suivants. Il y a donc lieu de discerner la tradition byzantine dont le hiératisme est le fruit d'un extrême raffinement artistique, des premiers efforts d'un art national spontané dont la raideur est due à la gaucherie et à l'inexpérience.
(b) De xXirjpoç, lot, bon lot, xXtqp'.xoç, clericus. — Le « clergé », monopolisant la culture des lettres — voir § 3 et suivants.
(c) Editor a en anglais un sens plus large qu'en français. UEditor d'une revue ou d'un journal est en même temps son directeur, son rédacteur en chef.
la vie à la fidélité d'un ménestrel, ou être guidé dans sa politique par l'esprit d'un bouffon, mais il n'était pas l'esclave d'une musique sensuelle ou dune littérature grossière, et n'eût jamais permis à son critique du « Samedi » de paraître à sa table sans une crête de coq [a).
89. — D'autre part, on faisait, à cette époque, aussi peu de cas qu'aujourd'hui des pensées et des paroles les plus nobles. Je ne suis pas certain que, même à une époque postérieure, Dante ait exercé, par son poème, aucune action politique en Italie ; mais, en tous cas, pendant sa vie, même à Vérone, où il était le plus considéré, il n'exerça pas sur Gan Grande la moitié de l'influence accordée au rude comte de Castelbarco, dont aucune parole n'a jamais été écrite ou ne subsiste dans notre souvenir. Son effigie qui ne semble aucunement celle d'un homme de génie littéraire, défigure presque, par sa cruelle franchise, la parfaite et sérieuse beauté de son tombeau.
(a) La Saturday Review est une revue critique très influente en Angleterre.