CHAPITRE 11. d
inconnu qui mettait en musique les fables de la Fontaine et les faisait répéter aux échos d'alentour. Il l'aperçut enfin dans un bateau, sur le lac, dont une ramification venait mourir dans les joncs et les roseaux à ses pieds. Le bateau, peint de couleurs éclatantes, et fout enjolivé de dorures, avait la forme d'une galère antique, et sa proue, semblable au cou onduleux d'un cygne,^ s'élevait au-dessus du niveau de Teau bleue qu'elle fendait lentement. Mais si extraordinaire que fût Texistence de cette barque de parade dans un pareil endroit, le costume du batelier était plus extraordinaire encore; c'était absolument celui que portaient les Colin et les Lucas d'opéra-comîque au dernier siècle : bas de soie, culotte ornée de rubans, veste légère et chapeau garni de fleurs; ajoutez des cheveux poudrés qui faisaient ressortir la figure arrondie et rosée d'un garçon de dix-huit ans, et vous aurez idée du pastoureau qui, assis dans sa nef élégante, s'occupait à relever des
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fileU oà frétillaient de belles truites, et répétait langoureusement :
Mourir poar mon Estelle est un sort que jVnvîe.
La barque s'éloigna peu à peu, et disparut derrière les arbres qui bordaient la rive du lac.
Armand commençait à croire sérieusement que toutes ces visions étaient le résultat de la fièvre qui avait pu s*emparer de lui à la suite de tant de fatigues et de souffrances. Il voulut donc essuyer si la marche ne calmerait pas Teffervescence de son sang, et il s'éloigna du belvédère en prenant une direction opposée à celle qu'il avait suivie déjà. Mais avant même d'avoir fait cinquante pas, il retomba dans ses Incertitudes et ses angoisses.
D'un buisson d'églantiers et d'aubépine qui s'élevait devant lui, partit une voix jeune et gaie, une voix de femme qui chantait :
Le pinson dans ses bosquets verts ; Sar oet ormeau la tourterelle;
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L'alouette au milieu dea airs ; Le grillon sous Therbe nouvelle Ghaatent ; Craignes de perdre un Jour De la belle saison d'amour.
— Bon ! voilà du Florian maintenant !
murmura t'officier avec une impatience comique. Ma foi, comprenne qui pourra; je suis lancé dans le pays des chimères ; sachons en prendre notre parti... Pour compléter la pastorale, il faudrait que je découvrisse maintenant derrière cette touffe d*arbu$tes quelque jolie bergère musquée gardant ses petits moutons blancs... Allons, morbleu ! il me faut la bergerette, ou la fée qui commande ici e^t une laideron qui n'entend rien à son métier*
Il s'avança sur la pointe du pied, et écartant les branches du buisson, il jeta les yeux dans une petite clairière du bocage d'où la voix était partie. Il fut servi au delà de ses souhaits; au lieu d'une bergère, il y en avait deux.
On eût dit la réalisation d'un tableau de
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Boacher ou de Watteau. Les jeunes filles, car elles étaient toutes les deux jeunes et charmantes, portaient exactement le costume des bergères de trumeaux ; robe courte et tunique de satin, corset de soie lacé sur la poitrine, laissant les bras et les épaules nus ; coiffure compliquée à la poudre et tout petit chapeau de paille posé de côté avec une guirlande de fleurs naturelles. L'une était svelte, brune, mélancolique; sa paupière, frangée de longs cils, voilait en partie son œil noir et humide. Elle se tenait debout, dans une attitude pensive, appuyée contre un chêne qui la couvrait de son ombre. Près d'elle était sa houlette à lance d'argent, surchargée de nœuds et de roses. A ses pieds dormait un grand lévrier blanc, marqué de feu, avec un collier fait de cristal de roche etde baies rougesd'églantier. L'autre, celle-là précisément qui venait de chanter, était assise à quelques pas sur l'herbe, et, la tète appu' sur sa main, elle regardait sa compagne
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souriant. C'était une petite blonde, vive et rieuse, à la physionomie espiègle, au regard mutin. Un léger panier, renversé à côté d'elle, laissait échapper des flots de bluets et de coquelicots. Autour de ces ravissantes créatures, des moutons d'une blancheur de neige, aux colliers de faveur, aux grelots d'argent, véritables moutons de comédie, broutaient du bout des lèvres les cimes tendres du jeune gazon. Toute cette petite scène, paysage et personnages, avait les charmes un peu maniérés, les allures naïvement prétentieuses de la fantaisie pastorale, traduite en vers par certains poètes, en tableaux et en statues par certains artistes du règne de Louis XV.
Les deux bergères causaient confidentiellement, et la conversation de ces belles personnes méritait bien qu'on l'écoutàt. Armand prêta Toreille, retenant son haleine :
— Cesse, ma sœur Estelle, disait celle qui était debout à la blonde enfant assise sur le
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gazon, cesse de chercher à égay<er par tes chansons la pauvre Galatée... Tu es heureuse, toi ; tu aimes Némorin, et tu es aimée de lui; tu deviendras son épouse» et vous vivrez dans la paix... tes désirs ne sont jamais allés au delà de Tenceinte de cette vallée. Les plus grands chagrins de ta vie ont été la mort de ton chevreau favori, la perto de ta tourterelle blanche, emportée par un aigle des montagnes. Quand le matin tu as trouvé sur ta fenêtre un beau bouquet de plantes sauvages cueilli par ton berger pendant ton somm»ei], quand le vénérable Philémon a appuyé ses lèvres sur ton front, tu pars joyeuse avec ton troupeau, tu t'en vas tout le jour chantant et riant par les sentiers, ie long du ruisseau, recueillant des fleurs. Tu chantes encore le soir quand nous rentrons au logis, et ta nuit est paisible comme le lac en l'absence du vent... Il n'en est pas ainsi de moi ! La bergère soupira. Estelle, émue, se If^v^ par un mouvement gracieux, et, cou.
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k sa sœur , elle Tembrassa avec vivacité.
— Pourquoi cette tristesse, Galatée ? ditdie en la retenant dans ses bras et en éloignant un peu sa figure mutine de celle de ràntre bergère. Pourquoi n'es-tu pas heurense comme nous touu? Je veux enfin fe savoir. Que te manque^t-il? N'aimeraîs-tu pas lysandre, ton berger, celui que la volonté suprême de Philémon t'a destiné pour époux? Voyons, dis-moi la vérité; ne lui préférerais-tu pas (ici la voix de la jeune iille s'altéra) son frère Némorin, mon fiancé, mon... Mais n'importe! si cela était, Galatée, il faudrait me le dlre^ et je renoncerais à Némorin pour toi, et j'irais moi-môme supplier Philémon...
Galatée secoua la léte et sourit d'un air de méiancoHe. Sa sœur l'embrassa de nouveau avec transport :
— Tu n'aimes pas mon Némorin, ma bonne, ina chère , mar généreuse Galatée , s'écriat-elle; ah! tant mieux, vois-tu; car j'en se-
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rais morte- • Mais, en effet, Némorin est trop joyeux, trop étourdi pour le plaire. Lysaodre, au contraire, est grave, réfléchi, ami delà sor litude comme toi-même ; il lui arriy&souvent, comme à toi, de passer des journées entières ^ seul dans les lieuxles plus écartés du vallon. D'ailleurs Lysandre t'aime, tu n'en saurais douter... Souviens-toi, ma sœur, de cette soirée où un orage terrible éclata tout à coup sur le Val-Perdu. Le torrent grossi par la pluie se déborda et emporta nos ponts rustiques, pendant que tu étais réfugiée au kiosque de Pan, de l'autre côté de l'eau; ce fut Lysandre qui, à travers le courant fu-. rieux, accourut à tes cris, et te sauva du danger de passer une nuit dans ce réduit ouvert à tous les vents... L'hiver dernier encore» ne te défendit-il pas contre un ours affamé descendu, je ne sais comment, du haut des montagnes, et qu'il tua avec son épieu de chasseur ? Quelles preuves d'amour exigeraistu de plus?
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— Tu te trompes, Estelle, répliqua Galatée tristement; Lysandre, en effet, n'a pas hésité à risquer sa vie pour me rendre service; mais il ne m*aime pas comme Némorin t'aime, et moi, s'il faut l'avouer, je ne l'aime pas comme tu aimes Némorin. Nous avons l'un pour l'autre une affection fraternelle, rien de plus; nous nous en sommes expliqués avec franchise. Lysandre, plus âgé que nous tous, est en proie à des peines secrètes qu'il se refuse à révéler. De mon côté, chère Estelle, j'éprouve parfois, depuis quelque temps, d'étranges agitations. Je vois en rêve ce monde inconnu qui existe, dit-on, au delà de ces mcjitagnes, et dont parlent ces beaux livres que Philémon nous lit sonvent le soir. Je me représente par la pensée les fêtes qui se donnent dans les palais brillants d'or et de lumières des grandes villes ; je me vois moi-même, parée de bijoux et de flears, au milieu d'un essaim nombreux de
femmes belles, spirituelles, aimables, de ca- I. 6
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yaliers jeunes, braves et galants ; j'entends une musique vive et enivrante, je me sens emportée dans les touii>illons d'une danse joyeuse; partout autour de moi le mouvement, le bruit, le plaisir.. . Quand ces séduisantes images m*apparaissent, la douce monotonie de notre existence, le calme de notre solitude, le silence qui règne autour de nous, m'attristent et me pèsent. Je regarde les petits nuages blancs qui passent là-haut dans l'azur du ciel, et je les envie parce que le vent les emporte loin d'ici ; je regarde les oiseaux, et j'envie leurs ailes parce qu'ils peuvent voler sans cesse partout où les pousse leur caprice.
Galatée posa sa tète sur l'épaule blanche d'Estelle pour cacher la rougeur que cet aveu avait appelé sur son front.
— Je ne te comprends pas, Galatée, répliqua naïvement sa sœur : que peux-tu souhaiter hors de notre délicieuse vallée? Pc"-^ quoi désirer ce que tu ignores? SouvieP'
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combien Philémon hait et méprise ce monde où il a passé une partie de sa vie, et quel affreux tableau il nous en a fait cent fois! Ah ! Galatée, tu n'aurais pas ce dégoût profond pour notre tranquille demeure si ton cœur était plein d'amour.
— Peut-être, soupira Galatée bien bas.
— Alors, reprit Estelle, pourquoi ne pas aimer Lysandre si doux, si bon, si modeste? Ma sœur, dans ce monde auquel lu penses toujours, croirais-tu pouvoir trouver un époux préférable à Lysandre?
— Je l'ignore, Estelle; et cependant Lysandre, malgré ses nobles qualités, ne ressemble pas au portrait ébauché par mon imagination de celui que je dois aimer...
— £h bien, fais-moi ce portrait, ma petite sœur, ma chère Galatée ; oh ! je t'en prie, continua Estelle avec une curiosité enfantine, dis*mol comment tu rêves ton amant.
Galatée ne quitta pas la pose gracieuse
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qu'elle avait prise, et elle dit d*un air de réflexion en s'arrétant fréquemment :
— Je me représente un jeune et beau guerrier qui irait au combat comme à une fête, qui ferait trembler tous les autres et ne tremblerait que devant moi; un chevalier valeureux comme Gonzalve de Gordoue, le fidèle Tancrède, ou le paladin Renaud; un époux grand par l'autorité et par le courage, qui me reviendrait toujours chargé de lauriers, couvert d'armes magnifiques, aux applaudissements d'une foule enthousiaste.
— £;t moi, un tel amant me ferait peur, dit Estelle avec une petite mine dédaigneuse ; j'aime bien mieux mon pauvre Némorin, si simple et si timide, que j'afflige ou que je console d'un regard...
Pendant que les deux bergères se livraient à ces douces confidences, le capitaine Verneuil restait en extase dans son buisson. En dépit de son immobilité, sa présence fut <^n. fin éventée par le beau lévrier couché \
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pieds de Galatée. NéaoDioins, ranimai sociable et civilisé ne donna pas l'éveil par des aboiements brutaux et des bonds furieux, comme eût fait immanquablement un chien vulgaire. Il se contenta de soulever son museau effilé au-dessus des hautes herbes, et tournant ses yeux brillants comme des escarboucles vers Tindiscret, il poussa un petit grondement sourd ; on eût dit plutôt un avertissement qu'une menace.
 ce bruit, les deux sœurs s'éloignèrent vivement l'une de l'autre.
— Qui peut venir ici? demanda Galatée avec effroi; qui songerait à épier nos secrets?
— Bah ! je devine, dit Estelle ; Némorin se sera hâté d'aller relever ses filets pour nous faire quelque espièglerie.
— Diane n'eût pas donné l'alarme pour Némorin.
— Cest donc Philémon qui vient nous chercher, car le soleil est déjà caché der-
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blique française, et je réclame de nés compatriotes rhospitalité pour ane ii».l.
— Un soldat, an gaerrier, un fils de Mars! dit la petite Estelle tout à fait rassurée en regardant malicieusement sa compagne.
Galatée ne répondit pas, et pâlit ; elle venait d'apercevoir à la manche de Tofficier de larges taches de sang.
— li est blessé ! dit-elle vivement. Grand Dieu ! une bataille aurait-elle eu lieu dans le voisinage?
— Pas une bataille, répliqua Verneuii en souriant, mais une escarmouche passable* ment chaude, et je suis surpris que le bruit n'en soit pas venu jusqu'ici... Cependant, rassurej^-vous, charmantes filles, ma blessure n'est pas dangereuse, et depuis que je suis près de vous je ne la sens plus.
— Quel joli mensonge ! Némorin n'eût pas trouvé cela ! dit naïvement Estelle. Allô* ma sœur, il faut conduire ce jeune guen
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à notre chaumière. Philémon, qui sait tout, saura bien le guérir.
Galatée avait arraché de ses épaules une écharpe de soie bleue à franges d'or, dont elle entourait le bras malade avec toutes sortes de précautions délicates. Armand mit un genou en terre pour recevoir cette faveur ; quand le dernier nœud fut achevé, il baisa avec reconnaissance la main divine de la bergère,
— A quoi ne s*exposeralt^>n pas, dit-il à Galatée, rose de pudeur, pour mériter des soins si doux?
— Il parle vraiment comme le galant Amadis, ma sœur, remarqua Estelle à demivoix ; mais partons, partons... Appuyez-vous sur moi, étranger, continua-t-elle en s'emparant du bras d'Armand, ne craignez pas de me fatiguer, je suis forte, et la chaumière n*est pas loin.
— Donnez-moi cette arme dont le poids vous écrase, ajouta timidement Galatée en
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déUdiaiit le sabre de l'officier, il générait votre marche.
Armaiid céda aiséiaent aux désirs de ces créatares enchanteresse», et se laissa conduire vers les hautes futaies qui s'élevaient dans la direction de l'habitation. L'un côté, la jolie Estelle réglait sa marche sautillante sur cdle de Tofficier ; de l'autre, Galatée, qui avait abandonné son troupeau à la garde du chien, s'avançait les yeux baissés, maniant avec une sorte d'elfîroi l'arme meurtrière dont elle n'avait pas remarqué certaines souillures rougeàfres. Le jeune Français, en proie à un ravissement inexprimable, les regardait tour à tour l'une et l'autre ; sans s'inquiéterdavantage d'expliquer cette inexplicable aventure, il se livrait avec délices au bien-être de la réalité présente.
La pétulante Estelle n'était pas d'humeur à garder longtemps le silence.
— Étranger, dit-elle enfin, excusez — curiosité; mais si vous êtes un stridat
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guerrier, comment se fait-il que voos n'ayei pas un casque brillant surmonté d'un beau panache, une cuirasse d'or et un bouclier d'argent, avec une longue lance ornée des cooleurs de votre belle ?
Cette question naïve fit sourire Armand.
— Les soldats de la république, ma belle enfant, répliqua-Ml, ne sont pas tout i fait équipés comme les chevaliers du temps passé. •• Nous n'avons plus ni panaches ni boucliers ; nos habits, comme vous voyez, ne sont pas somptueux, et jamais, jusqu'ici, ajottta-t-il en jetant un regard expressif i Galatée, je n'ai eu le bonheur de porter les couleurs d'une belle.
Galatée, plus sérieuse et plus réservée, essaya de réparer l'étourderie d'Estelle.
— Pardonnez à ma sœur, balbutia-t-elle ; nous ^mmes -des jeunes filles ignorantes ; c'est pour la première fois que nous voyons un étranger dans notre vallée, et nous n'avons
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aucune idée du monde où vous avez vécu sans doute.
Pendant qu'elle parlait encore, deux hommes parurent h rextrémité du bois; Tun était M. Guillaume, le premier guide d'Armand, l'autre, qu'on jugeait au premier coup d'œil être un personnage d'importance, mérite une mention particulière.
C'était un vieillard de soixante et dix ans environ, mais de haute taille, vigoureux et plein de prestance. 11 avait la télé nue, et une profusion de cheveux blancs qui flottaient sur ses épaules lui paraissait être une protection suffisante contre l'intempérie des saisons. Une longue barbe, également blanche, retombait sur sa poitrine. Néanmoins, l'éclat de son œil gris, son teint basané, certaines rides de son visage austère, trahissaient une âme forte qui était loin de s'être engourdie sous les glaces de l'âge. Son costume, trèssimple, ressemblait à celui de Guillaume de Victorien, sauf la finesse de l'étoffe