CHAPITRE nr
Armand s'aperçut alors qu'il avait perdu le portefeuille. contenant son papier et ses crayons.
— C'est bizarre, dit-il avec embarras; j'aarai laissé tomber mon carton là-bas dans ces rochers glissants, où je trébuchais à chaque pas.
— Je l'ai trouvé dans un buisson du pré des Anémones, dit Philémon en lui présentant l'objet égaré.
Puis il salua sèchement et continua son chemin.
Le militaire resta un moment en place, tournant et retournant le carton entre ses mains.
— Le vieux renard se doute déjà de quelque chose, murmura-t-il ; nous veillerons !
laet premîerp nuagei.
Deux OU trois jours s'écouMreiit oReore pendant lesquels Pbilémoa exécuta à la lettre ses menaces de rigoureuse suryeillance. A feme Ârmasjd é(tait-U levé que le bonlMimie, négligeant ses oceupations habituelles, s'em* parait de lui, I0 oomblait 4e politesses, et sous prétexte de lui laire liooneur, ne le quittait pas d'un instant jusqu'au soir. Vai*
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nement Verneuil es$ayait*il d'échanger un signe furtif, un mot i la dérobée, avec Ly* sandre et surtout avec la charmante Galatée; Timpitoyable vieillard était toujours là, interceptant les sourires et les regards. Néanmoins il ne s'oflfensait pas de l'espèce de familiarité cordîale^qui régnait en sa présence entre les jeunes gens et l'officier; quand on se trouvait réuni aux heures des repas ou des récréations, la conversation pouvait prendre des allures vives, enjouées, presque galantes; Philémon ne s'y opposait pas, et semblait au contraire s'efforcer d'égayer ces réunions, peut-être pour distraire ses entants et ses pupilles de certaines réflexions secrètes. Les moments de plaisir et de repos devenaient m^e de plus en plus fréquents à mesure que l'époque prescrite pour le mariage approchait. Les joyeuses parties de chasse et de pèche se multifriiaient; on dansait le soir au son du flageolet ou de la flûte. Aussi, malgré la ^