‹ Le Val-Perdu (volume 2)Chapitre 31 sur 70 · CHAPITRE YUI · texte numérisé non relu

CHAPITRE YUI

v»iul le suivit. La route devenait de plus en plus difficile, et H semblait presque inipes> sible d'avancer davantage, quand Verneuii s'arrêta en poussant une exclamation de joie. Son compagnon accourut et le trouva agenouillé devant une pente si rapide qu'elle effrayait l'imagination.

— Regardez, dit Armand transporté.

— Que voulez-vous que je regarde?

— Quoi ! vous ne voyez pas là des marches visiblement faites de main d'homme?

— Ma foi ! je vois un léger sillon qu'on dirait creusé par le nez d'une taupe , sf une taupe pouvait enlamer ce satané rodier.

— £h bien, ce sillon est notre chemin.

— Peste ! £t ce beau cbemin-là doit-fl nous conduire loin?

— Jusqu'au haut de ces pies, répondit naïvement Verneuii en élevant la main.

— Mais, diable d'homme, réf^qua le lieutenant avec ifnpatienca, songez donc qu'il y a de quoi se rompre cent mille fois le cou

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avant d'arriver au sommet de cette infernale pyramide... Voyons, Verneuil, soyez raisonnable ; les belles choses que vous avez racontées sonl impossibl es; il n'y a, derrière ces rocs maudits, ni jardins enchantés, ni orangers en fleur, ni jets d'eau, ni bergères en bracelets de corail, ni bergers en culotte de soie, ni rien qui ressemble à tout cela ; il y a seulement des pierres pour nous assommer et des précipices pour nous engloutir... Allons!

de par la barbe de tous les sapeurs de la 6S*, convenez enfin que vous avez eu le cauchemar la nuit dernière; que de folies idées de romans vous ont donné la fièvre, que sais-je? Prenez mon bras et redescendons là-bas à Rosenthal où nous avons laissé un jambon entier et plusieurs bouteilles à moitié pleines. Nous rendrons la tranquillité à ces pauvres troupiers qui se croient au moment d'une bataille, et nous ferons bombance en attendant les ordres supérieurs... Voyons, e»»-'^'^ dit?

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