‹ Le val-perduChapitre 14 sur 96 · CHAPITRE H. ô'o · texte numérisé non relu

CHAPITRE H. ô'o

lequel on n'entendit que le roulement de la \oilure sut* le pavé et les claquements de fouet du postillon.

— Véritablement , mon dter Armand , reprit enfin Kavaud, je ne m'explique pet eneore eoinment, avec l'extrèine répugnance que vous avez montrée pour ce voyage, vous VOUS êtes décidé à l'entreprendre. Jusqu'ici, je n'ai pas osé vous presser de questions, mais...

— Rien n'est plus simple pourtant, répondit le colonel; je vous ai déjà dit, Kavaud. «pie c'était l'ordre de l'empereur, et celte raison est péremptoire pour des soldats comme nous.

— Sans doute , sans doute ; cependant vous êtes convenu que vous n'aviez aucune mission diplomatique auprès du gouvernement suisse.

— Allons! il est temps de vous l'aire une confession générale, mon cher Kavaud. reprit le colonel en sortant enfin de son accable-

nient ., et de vous demander votre avis sur la singulière situation où je me trouve. Si je ne m'en suis pas ouvert à vous plus tôt , ce n'est pas que la confiance m'ait manqué, mais je voulais lâcher de m'éclairer moi-même par la réflexion sur des événements qui m'apparaissent encore remplis d'obscurités. Écoutez-moi donc :

f 11 y a huit jours environ , je me rendis à la réception des Tuileries. Sitôt que l'empereur m'aperçut, il vint à moi et m'entraîna dans une embrasure de fenêtre.

y — Colonel.de- Verneuil , me dit-il de ce ton bref que vous lui connaissez, j'ai eu de v<»s nouvelles ces jours passés, et je me suis beaucoup occupé de vous. Voyez de Z***-, il vous veut du bien et il vous dira mes intentions à .votre, égard.

Lit-dessus il me quitta, et il alla recevoir un ambassadeur qu'on venait d'annoncer.

« Pour moi . je restai interdit et inquiet. Malgré la bienveillance apparente de l'em-

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